L’épineuse question de la musique burkinabè sur l’échiquier mondial peut pourtant trouver son dénouement à travers les Rencontres Musicales Africaines (REMA) qui se déroulent chaque année en terre sainte Burkinabè.
Dans plusieurs de mes interventions TV, Radio, Réseaux sociaux, débats publics, j’ai toujours martelé à haute voix et avec jactance (comme certains me qualifient) que » la musique va à l’international à partir de chez soi ». Ce n’est pas seulement en voyageant de nos jours, que l’on internationalise la musique. On peut rester chez soi et faire voyager sa musique.
Pour le cas échéant, grâce au REMA, ça devrait être encore plus facile pour nos auteurs et acteurs de cette filière. Car les sommités mondiales de la musique viennent séjourner pendant plusieurs jours sur notre sol. Parfois, quand on voyage dans certains festivals en Europe ou en Afrique, il est très difficile de les rencontrer. Pourtant, quand ils sont invités au Burkina, le contact et la fraternité sont faciles.
Mais c’est dommage que beaucoup parmi nous n’en profitent pas depuis 6 ans déjà ! Pourquoi ? Est-ce parce que c’est un frère burkinabè qui l’organise ? Pourquoi ces professionnels du monde du spectacle et de la musique ne sont pas pourchassés dans leurs hôtels ou dans les coins de rue à Ouaga, comme cela se fait à Douala, Dakar, Abidjan, Paris, Bruxelles ou Zurich ?
Les REMA sont un joyau pour le Burkina! on devrait les protéger jalousement. Certains pays africains rêvent recevoir un tel projet. Je ne souhaite surtout pas que les REMA deviennent comme le FESPACO où, après plusieurs années, perdra tout son prestige et sa notoriété. Certains copieront le même projet similaire dans d’autres pays et mettront les moyens humains, matériels et financiers pour damer le point au pionnier.
Surtout que ces Rencontres Musicales Africaines sont venues à point nommé au Burkina où l’industrie musicale est en pleine mutation dans le monde grâce aux NTIC.
Je prends simplement le cas du streaming. C’est devenu le premier mode de diffusion musical dans le monde. Si les cassettes, CD et vinyles sont toujours présents sur le marché, la musique en ligne a su s’imposer grâce à des offres attractives. Les REMA en parlent chaque année. Il faut obligatoirement que l’on rentre dans la danse !
Formons des jeunes spécialement dans ses domaines du digital. Je loue déjà au passage le projet laborieux de Izouma SIDIBE de Focus Group au Burkina. Notamment en créant une école supérieure exclusivement dédiée au Digital.
Le streaming par exemple offre une large bibliothèque d’artistes à écouter en illimité pour seulement quelques FCFA par mois. Mais cet outil est venu aussi avec une musique qui s’adapte à notre quotidien. Une musique actuelle avec ses codes. Grâce aussi à la fibre optique qui se développe chez nous et ses grandes capacités en termes de débit, l’usage d’appareils connectés peut désormais être très accessible. Surtout, une bonne connexion est nécessaire afin de ne pas subir de coupure en pleine écoute. Mais connaissant notre pays…hum !
C’est donc en somme, pas seulement une affaire d’artistes ou de professionnels de la musique. C’est une mutualisation des compétences.
Félicitations à l’idéologue Alif NAABA !
Rendez-vous du 16 au 19 Octobre à Ouagadougou et du 25 au 26 octobre à Bobo-Dioulasso pour la 7e édition des REMA.
Hervé David HONLA





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