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Transfusion Sanguine : Les natifs de janvier collectent le sang

Mobilisation des natifs de Janvier pour un don de sang salvateur Samedi 13 juillet 2024. Le groupe des “Natifs de Janvier” a organisé une collecte de sang au Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) de Paspanga à Ouagadougou.    Cette initiative annuelle du groupe s’inscrit dans leur dynamique de solidarité et d’entraide envers la communauté. Bamogo Issouf, Secrétaire Général Adjoint du groupe, a souligné l’importance de cette activité : “Nous sommes satisfaits de la mobilisation. Nos membres sont sortis nombreux, et les groupes sœurs comme les motards et Faso Pagba ont répondu présent à notre appel. C’est notre 2e geste et nous souhaitons poursuivre dans cette dynamique.” Marie Katherine Yaméogo, représentante du groupe des motards, a expliqué la motivation de leur participation : “Ce qui nous a motivés, c’est le souci de sauver des vies. Nous sommes dans une période où des maladies comme le paludisme et la dengue sévissent beaucoup. Notre objectif est d’aider les patients, surtout les mères, les enfants et les femmes enceintes.” En effet, les besoins en transfusion sanguine sont importants au Burkina Faso, comme l’a souligné Sana Aminata, infirmière au CNTS : “Les différentes formations sanitaires comme les cliniques, les CHR et les CHU ont besoin de 350 poches de sang par jour. Nous lançons un appel à tous les Burkinabè en bonne santé pour venir donner leur sang, car c’est un geste très utile qui sauve des vies.” Parmi les donneurs présents, certains sont des donneurs réguliers comme Jean, étudiant en master en études environnementales : “J’ai commencé à donner mon sang depuis 2016 et j’ai plus de 16 poches de sang. J’invite tous ceux qui remplissent les conditions à donner leur sang, car c’est une façon d’aider son prochain.” D’autres, comme Barry Oumou Leyla, commerçante et motarde, ont fait leur premier don : “Je suis venue honorer l’appel de mes frères motards. Après le don, ça fait plaisir de savoir que ce geste peut éviter le pire chez certains patients.” Ce don de sang organisé par les natifs de Janvier s’inscrit dans une dynamique de solidarité et d’entraide envers la communauté. Comme l’a souligné Bamogo Issouf, “Seul on va vite, mais ensemble on va loin“. Cet élan de générosité est un exemple à suivre pour d’autres groupes et associations qui souhaiteraient s’engager dans des actions similaires. Que ce soit par des dons réguliers ou ponctuels, chacun peut contribuer à sauver des vies en donnant son sang. Comme l’a conclu Sana Aminata, infirmière au CNTS, “donner le sang, c’est partager la vie“.  FOFANA SOULEYMANE (Collaborateur)

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Regards

SOFIANO dévoile “La Main de Dieu”

Dans la nuit du samedi 13 juillet 2024, l’artiste musicien SOFIANO a dévoilé au cours d’une conférence de presse son nouvel album au monde de la culture. Cette soirée s’est tenue au complexe le Moulin Rouge sis au quartier Benego de Ouagadougou avec la participation d’un parterre des acteurs de la filière musique.   Sofiano est un artiste accompli avec près de 10 ans de carrière musicale. Il lance son nouvel opus intitulé “La Main de Dieu“. Cette œuvre est selon l’artiste, l’aboutissement d’un long travail, d’autant plus que ce dernier avait marqué une longue pause pour mieux se préparer. Il était donc important de bien s’apprêter pour que son retour soit fracassant. L’album dans son ensemble aborde des thèmes profonds tels que la force, la violence faite aux femmes, l’amour et le chagrin d’amour. Il est également marqué par de nombreuses collaborations avec des talentueux artistes burkinabè tels que Salifou Ouidiga, Barack La Voix d’Or, Imilo Le Chanceux et Nabaloum. Album comporte 14 titres, avec entre autres des tubes comme : “LA MAIN DE DIEU” le titre éponyme, “WATA-WATA” un titre qui évoque une de ses expériences amoureuse, “PANGA” un titre qui évoque la force en français invitant les gens à ne plus se laisser marcher dessus. L’album est accompagné d’un clip vidéo du titre “SOLGUE SOLGUE », clip qui est disponible sur Youtube pour le bonheur des mélomanes. Il faut noter que l’album a reçu un accueil chaleureux de la part des acteurs du showbiz qui étaient présents à cette cérémonie de dédicace. Nombreux étaient donc ces personnes qui ont acheté les CD et clés USB afin de marquer leur soutien à l’artiste. À travers “La Main de Dieu“, SOFIANO exprime sa gratitude envers le Seigneur et offre un regard poignant sur la réalité socio-politique marquée par le terrorisme. Disponible en clé USB et en CD, cet album est une invitation à la réflexion et à la découverte musicale. NAGALO A. Renaud

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Ladies

Da Yeri présente son KUNDE à OXYGENE GROUPE

Au cours de la journée du mardi 9 juillet 2024, l’artiste DA YERI a effectué avec son staff au grand complet, une visite de courtoisie dans les locaux d’OXYGENE MAG. L’objectif principal était de présenter son trophée au personnel et surtout témoigner sa gratitude à son premier responsable Hervé David HONLA. Le KUNDE 2024 de Meilleure Espoir de la Musique Burkinabè a tenu avec son staff à remercier le Directeur de Publication pour les orientations et conseils dans son choix artistique et musical. La présence donc de Da Yeri n’était pas fortuite ce jour-là. Car selon son manager TICO Manadja, le DP aura été d’un appui de taille dans la visibilité et le talent de l’artiste. Ce qui n’a pas empêché le DP, séance tenante de continuer à prodiguer des conseils. Ce trophée est surtout une invite à plus de travail car, les défis sont énormes et surtout, l’artiste a intérêt à ne pas décevoir. Il n’a pas également manqué de rappeler à l’artiste au staff la nécessité de contrôler les sorties de l’artiste tant sur le plan médiatiques que spectacle. L’artiste a passé certes une étape importante de sa carrière et par conséquent, elle doit davantage être plus professionnelle et se lancer dans le live en puisant surtout dans sa tradition. Le Staff de l’artiste a écouté religieusement les conseils du promoteur des 12 PCA tout en promettant, qu’il respectera scrupuleusement ses conseils. Des shows cases et des singles sont prévus. Dah Yeri est également en train de peaufiner les entrainements en live pour dorénavant faire des prestations vivantes. La jeune lauréate quant à elle n’a pas manqué d’exprimer sa joie et sa compassion auprès du DP d’OXYGENE MAG et son personnel qui ne ménagent aucun effort depuis le début de sa carrière pour la positionner au firmament de son art. La visite s’est soldée par des séances de photos et une collation. NAGALO A. Renaud

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Potins

LIL KYLE chante la fraternité

Le jeune artiste LIL KYLE a convié la presse le samedi 6 juillet 2024, à l’occasion du lancement de son nouveau clip. Cette nouvelle œuvre est intitulé “BURKINA – CÔTE D’IVOIRE ».   La conférence s’est tenue au village Nong-taaba sis au quartier Trame d’accueil. LIL KYLE est un jeune artiste de 10 ans, ayant à son actif, deux singles sur le marché discographique. Amoureux de la musique, il tente avec son géniteur, son producteur d’apporter sa touche à l’édifice de la musique burkinabè. Pour ce nouveau single en collaboration avec l’artiste rappeur Marko, il a essayé de s’améliorer notamment dans l’écriture. En effet, les deux artistes sont à leur deuxième collaboration et cette fois, l’artiste Marko porte la casquette de ” Ghost writer ” du jeune artiste mais aussi son encadreur et directeur artistique pour un album en perspective. Le point de presse a été ponctué par trois grands axes : d’abord présentation du présidium ensuite le visionnage du clip et enfin les questions et interviews. Au présidium on voit les deux artistes LIL KYLE et Marko, également son producteur Pat Gagnon et le réalisateur du clip ABIB. « Il faudrait que la chanson “BURKINA COTE D’IVOIRE” soit une chanson qui, non seulement célèbre les deux pays dans son ensemble, mais également titille musicalement le pays frère ». Affirme Lil. L’artiste veut tout simplement rappeler la fraternité entre les deux pays. Le réalisateur a expliqué le procédé de réalisation du clip qui est de belle facture ponctuée des images de haute définition. Il rappelle qu’il a réalisé par un téléphone portable de marque iPhone. C’est également avec ce même téléphone qu’il a fait le montage. Selon le réalisateur, il a voulu changer sa façon de travailler et surtout de montrer l’évolution de la technologie. Il rassure en conclusion que le clip respecte toutes les normes et peut donc être diffusé sur les chaînes télévision. Le père de l’artiste est revenu sur le jumelage de l’école et de la vie artistique de son fils. Pour lui, il est important de prioriser l’éducation et après viendra le côté artistique. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui fait qu’il ne fait pas trop de prestations, mais l’objectif c’est qu’à travers la musique, l’artiste puisse se distraire et s’amuser. Plus tard, il choisira d’en faire carrière ou pas à long terme. Selon le plan de communication du staff, c’est de miser sur les médias en ligne et ceux conventionnels. Mais également c’est de s’appuyer sur des personnes célèbre à l’instar de Didi-B de à Côte d’Ivoire et de Badro Escobar, mais également ceux du Burkina Faso. C’est ce qu’a laissé entendre le staff de l’artiste. A cette conférence de presse s’est greffé l’anniversaire du jeune artiste Lil Kyle qui fêtait son dixième anniversaire. Le clip sera disponible à partir de 19h sur youtube et les autres plateformes légales. L’artiste souhaite atteindre les millions de vues et demande donc de partager le clip. NAGALO A. Renaud    

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VIP

DEZ ALTINO : « Dans mon style musical, personne ne peut me battre en live ! »

Auteur de sept (7) albums, Tiga Wendwaoga Désiré Ouédraogo dit Dez Altino a commencé dans carrière musicale en 2006. Kunde d’Or en 2013, il fait partie des auteur/compositeur les plus célèbre et talentueux du Burkina. A la faveur de la sortie de son dernier album « SAAGA », OXYGENE MAG est a allé s’entretenir avec le « Prince National » dans sa structure ALTINO Prod le 30 juin dernier.    Plus de 17 ans de carrière musicale et toujours d’actualité. Qu’est ce qui nous vaut cette longévité ? C’est grâce à nos fans et notre abnégation dans le travail. En toute chose, il faut de la discipline, du sérieux, de la conviction et du travail. Notamment, j’essaye toujours de corriger les imperfections tout en tenant compte des critiques des uns et des autres. On peut avoir le succès mais ce succès exige encore plus d’efforts. Je remercie Dieu pour tout ce temps et cette inspiration qu’il me donne tous les jours. Comment est né le projet du 7è album « SAAGA » ? J’ai commencé d’abord à faire des singles et à certains moments, j’ai trouvé nécessaire de bâtir un album que je concoctais depuis deux ans. « Saaga » au-delà de la pluie, c’est une rédemption. Bref c’est un album d’espoir. Nous l’avons préparé dans de très bonnes conditions en studio. Notamment avec les arrangeurs comme Peti Jeano, Pissi, Kevinson, surtout l’accompagnement d’Eliezer Oubda dans l’ingénierie du son. Selon l’opinion nationale, le succès de cet album est allé assez vite… Oui, dans « Saaga » il y actuellement une diversité de tubes et genre musicaux. Moi-même qui vous parle, je ne sais quel titre je vais choisir dans cet album pour poursuivre la promotion. « Saaga » c’est surtout son authenticité tant dans la composition et le choix du folklore.  J’ai choisi le rythme « Mansé » venu du Yatenga ma région, pour garder cette identité musicale. Idem avec « Makdaore », c’est pour perpétuer ce rythme à l’image du « Djecka » chez les Bissa, le « Warba » dans le plateau central ou encore le « binon » des Gurunssi. Sachez que le « Mansé » englobe beaucoup de rythmes avec quelques apports des instruments modernes. C’est en effet un choix personnel pour moi de vouloir rester authentique. Au début de ta carrière vous aviez des difficultés à faire de la musique live. Aujourd’hui, c’est presqu’une exigence dans vos prestations. Qu’est ce qui justifie cette belle métamorphose ? C’est vraiment le travail ! Sincèrement au début de ma carrière, j’ai commencé la musique de façon archaïque, je n’étais pas entouré, je n’avais pas de producteur. Je n’ai pas eu la même chance que certains artistes qui avaient été encadré au début de leur carrière. J’ai évolué presque seul mais, au fur et à mesure j’ai compris que pour faire la musique, il faut maîtriser au moins de B-A ba des exigences de cet art. Aujourd’hui je défie n’importe quel musicien avec ma musique… je dis bien avec ma musique ; qu’il ne peut pas me battre dans le live ! J’ai ouvert des studios, des salles de répétition où je travaille presque régulièrement. J’ai travaillé avec des bonnes personnes et aujourd’hui, je peux encadrer et orienter les jeunes dans le live. J’ai compris que chaque artiste doit toujours déceler ses points faibles pour les surmonter. Car souvent on peut commencer par le succès mais, artistiquement et musicalement, il y a beaucoup de déchets. Certains sont obligés de faire le sens inverse en revenant se former. Je continue toujours à travailler car je pense qu’il y a encore beaucoup de choses à découvrir dans la musique. Parlant de succès ; du premier à album « Bon Dieu » jusqu’au tout dernier « Saaga », lequel te sens-tu fier ? Je peux affirmer que mon deuxième album « Lampoko » à beaucoup marché. Mais aujourd’hui l’album « Saaga » est allé trop vite ! En moins d’un mois, cet album connait déjà de nombreux succès sur le plan médiatique et même dans les spectacles. Rendez-vous compte ; en saison pluvieuse, les manifestations culturelles diminuent. Mais en moins de 30 jours depuis la date de sortie, j’ai déjà 20 dates de concerts à travers le pays. En conclusion, je constate que l’album « Saaga » est en train de se démarquer comme étant l’album le plus fort de tous. Je salue surtout la réalisation du clip qui booste la promotion. C’est grâce au scénario, aux acteurs, je pense à l’acteur principal King Black Baguian qui a parfaitement incarné son rôle. Bref, « Saaga » a été unanimement accepté par les fans. Pourquoi des artistes comme Floby et vous, n’arrivez pas à véritablement conquérir les scènes internationales ? J’ai toujours dit que le fait d’aller jouer en Europe, aux USA ou ailleurs pour les burkinabè, c’est comme un accompagnement. Je ne considère pas ça comme une Tournée internationale ! Mais c’est un déplacement pour faire plaisir aux compatriotes. Faire une vraie carrière internationale, c’est aussi rencontrer de bonnes personnes qui ont un carnet d’adresse, qui sont du métier et surtout qui peuvent m’intégrer dans un canal de distribution assez fiable. Parfois, je postule pour certains festivals en Europe, mais malheureusement, ils ont déjà un catalogue d’artistes avec qui ils travaillent. Donc il me faut une équipe qui comprenne ce circuit.  Je pense aussi que nous n’avons pas de grands promoteurs locaux ici qui peuvent approcher les structures dans ces pays où l’industrie du spectacle bât son plein. Il y a peut-être un ou deux, mais, pour le moment, ils ne sont pas encore en pleine action. Mais, l’autre avantage aussi c’est que nous sommes bien connus au Burkina chez nous. Il y a d’autres par contre qui cherchent plutôt à se faire connaitre dans leur pays au Faso étant à l’extérieur, mais c’est difficile. C’est déjà mieux d’être connu chez soi avant d’aller conquérir l’international. Est-ce que les collaborations musicales ne peuvent pas être des tremplins pour vous afin de conquérir l’international ? C’est une belle opportunité. J’ai fait des collaborations intéressantes, notamment avec Lady Ponce. On devait jouer à l’OLYMPIA en 2020 mais malheureusement à cause de la COVID 19, on n’a pas pu jouer. Je trouve que nous les artistes burkinabè, beaucoup de collaborations à l’international ne marchent pas

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Murmures

« Je ne suis en compétition avec personne ! » Aly Verhutey

Aly Verhutey, artiste chanteur burkinabè, auteur de 9 albums, celui-là même qui n’est plus à présenter. Communément appelé le « l’Avocat défenseur des Femmes » a bien voulu nous accorder une interview à OXYGENE MAG au sein de son studio de production à sis à Ouagadougou quartier Karpala le 19 Juin 2024. Notre entretien porte sur sa carrière mais aussi sur sa maison de production “Berger Africa”.   Premier album « BERGER » sorti en 1997 en République de Côte d’Ivoire et en 2000 lorsque tu venais d’arriver de la RCI. 27 ans plus tard, quel bilan ? Il faut comprendre que le bilan est assez positif, tout se passe bien. Vu que mes objectifs sont atteints même si cela n’est pas à 100%. Déjà le premier objectif était d’abord de se faire connaître auprès de ses fans et de la population de mon pays qui est le Burkina Faso et je pense que ces objectifs sont largement atteints. Le deuxième objectif est de venir en aide aussi à mes collègues artistes. Je pense qu’à mi-parcours, je peux dire que voilà le bilan il est assez positif. Tu t’es beaucoup converti dans la création et l’orientation des carrières des jeunes. Avec un studio audiovisuel. Pourquoi avoir privilégié ce secteur au détriment de tes productions et spectacles ? Je n’ai pas privilégié, je suis toujours dans les spectacles. Je me suis dit que les spectacles généralement, ce sont les weekends à savoir les vendredis, samedis et souvent les dimanches, mais qu’est-ce que je fais des autres jours ? Je me suis dit qu’il faut que je me crée un emploi et ce que je connais le mieux, c’est la culture donc ce que je fais c’est toujours dans le même domaine à savoir la musique, l’enregistrement, les clips vidéo, le cinéma ainsi de suite c’est dans la même culture. C’est de l’art, donc je pense que je n’ai pas dérouté. Les autres jours ouvrables sont des jours où je bosse comme tout fonctionnaire et les weekends je passe à mes spectacles s’il y en a bien-sûr.    Ta musique est une symbiose de Ragga, Salsa, Zouk et variété. Au regard des tendances des jeunes actuels ; envisages-tu de surfer dans leurs styles ? Non pas du tout ! Je reste toujours dans mon genre musical paracerque ce n’est pas la même chose. Quand on prend le monde, il y a plusieurs races, la race jaune, noire, blanche, rouge ainsi de suite… Donc, ce n’est pas parce que les jeunes sont là aujourd’hui que je suis obligé de faire ce qu’ils font. Non… non ce n’est pas la même génération ! Ce n’est pas le même style. J’évolue comme j’ai commencé et puis bon ; voilà qu’est ce qui prouve que ce n’est pas eux qui vont me rejoindre ? (Rire !) Comment trouves-tu la musique Burkinabè de nos jours ? Bon ! Je pense qu’il y a une nette amélioration grâce à la technologie qui est bien avancée. Parce que je sais comment est-ce que nous enregistrions à l’époque et comment on faisait la promotion surtout qu’à l’époque, il n’y avait pas assez de médias comme aujourd’hui et puis il y a eu aussi l’arrivée des réseaux sociaux et tout ça. Je pense qu’il y a eu une amélioration, car les logiciels également ont évolué, la façon d’arranger a évolué. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’artistes aussi qui sont là à présent, contrairement aux années 2000 ; Où l’on pouvait les compter du bout des doigts.   Amzy vient d’être sacré KUNDE d’Or. Quelle appréciation fais-tu et que représente le KUNDE après 20 ans d’existence ? D’autant plus que tu as reçu un trophée dans une catégorie en 2001. Je ne fais pas de compétition musicale. À un moment donné, je me suis dit que je ne suis pas en compétition avec quelqu’un. Je mène ma carrière comme je peux et je me sens encore plus libre en évoluant comme ça. J’ai mon plan de carrière, de promotion, je ne vais pas permettre que certains viennent s’interférer là-dedans. Je préfère évoluer comme bon me semble si c’est bon c’est moi, si ce n’est pas bon c’est moi. Je ne suis pas venue pour concurrencer avec quelqu’un. Je ne suis pas venue pour compétir avec quelqu’un ! Donc pour moi, mon trophée, c’est mon public. Mon trophée ce sont mes objectifs atteints. Une fois que cela est atteint je suis content.   Ton combat pour la femme dans tes chansons a fait ton identité. Où en es-tu actuellement ? Que représente la femme burkinabè à tes yeux ? Je continue toujours à défendre la femme d’autant plus que je considère les femmes comme des mamans, peu importe l’âge qu’elles ont. A partir du moment qu’elle est une femme, elle est aussi une maman. Je considère qu’après Dieu, c’est la femme parce que pour être dans ce monde il faut forcément passer par une femme. Par conséquent, il y a une complicité entre Dieu et la femme. Dieu, on ne peut pas le voir mais la femme on la voit. Tout ce qu’on peut faire pour la femme qu’on le fasse, parce que la femme est complice de Dieu. Que tu sois Ministre, Président, Chanteur, Plombier, Mécanicien etc. ta mère est une femme. Voilà pourquoi je me bats comme je peux et mon seul moyen pour défendre la femme comme je suis chanteur, j’utilise ma voix pour dénoncer certaines choses.   Tu as célébré les 25 ans de ta carrière il y a quelques années. Que peut-on s’attendre par la suite ? Il y a deux ans de cela, j’ai fêté mes 25 ans de carrière, aujourd’hui je suis à 27 ans et qu’est ce qu’on peut s’attendre ? Je mène toujours ma carrière tranquillement. J’ai la chance d’avoir plusieurs cordes à mon arc. Je suis réalisateur, producteur, éditeur, acteur de cinéma, chanteur etc. donc j’évolue toujours dans tout ça et je suis également propriétaire de studio “ Berger Africa “. Je mène plusieurs activités à la fois. Quand je ne

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Regards

CAMP VACANCES LECTURE : Thierry MILLOGO présente son livre

À l’occasion du Camp Vacances Lecture prévu du 08 au 27 Juillet 2024, Thierry MILLOGO promoteur des Éditions Mercury a procédé à la dédicace de son livre intitulé “ Les opportunités sont partout” une version extraite de son livre “ Le principe favorable” le samedi 06 Juillet 2024 dans la salle de conférence de la Librairie Mercury.  Thierry MILLOGO est un écrivain, une figure bien connue dans l’univers de la littérature et de la Culture au Burkina Faso. Il est également le fondateur de la librairie et éditions Mercury. “ Les opportunités sont partout “ extrait de son livre “ le principe favorable “ est une version pour enfants à partir de 10 ans. En effet, cet ouvrage de 91 pages raconte l’histoire d’un jeune orphelin seul au monde et qui n’a rien reçu en tout et pour tout qu’un âne comme héritage. Mis à la porte par le propriétaire de la ferme où ont travaillé ses parents, il ira en grande métropole avec son âne pour la conquérir. À travers le récit, l’orphelin du nom de Juan Chavez enseigne que celui qui apprend à écouter son cœur peut aller très loin au bout de ses rêves : devenir riche et réaliser ses ambitions de sa vie. Pour Thierry MILLOGO, les “opportunités sont partout “ est une invite à croire en nous quel que soit l’état de pauvreté de nos parents, à être attentif à ce qui se passe autour de nous et à saisir les bonnes opportunités afin de nous construire. En outre, selon l’auteur, ce livre est destiné à réveiller l’enfant qui sommeille en chaque être. Ainsi cet ouvrage contient la sagesse nécessaire pour réaliser toutes nos ambitions et transformer notre vie. Il nous apprend à créer, accroître et préserver notre richesse. Ce fut une occasion pour Madame MILLOGO Alima Promotrice du Camp Vacances Lecture de revenir sur les activités de la 5e édition qui se déroulera du 08 au 27 Juillet 2024 à Ouagadougou. Ce camp se déroule pendant la période des vacances avec pour objectif, de promouvoir la lecture auprès des jeunes. Plusieurs activités seront au rendez-vous lors de ce Camp Vacances lecture : art oratoire, lecture, Slam, le théâtre, le chant et la danse, conte etc. Le livre est disponible dès maintenant à la librairie Mercury à 2500 FCFA. Gisèle BELEM

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REAL DE MADRID au Burkina Faso : Une Ambassadrice nous en parle

Florence ELOMO AKOA est la présidente fondatrice de A-AKWANDIES CORPORATION, structure qui est représentante officielle et exclusive pour l’organisation des Stages Real de Madrid en Afrique.  Cette journaliste professionnelle et Productrice de cinéma réside en France depuis plus d’une quarantaine d’année. Florence a également vécu au Canada, en Italie et en Belgique. Les stages du Real de Madrid en Afrique reposent sur le projet « CLINIC FOOTBALL FUNDATION REALMADRID ». Le Burkina Faso a été choisi par la structure AKWANDIES pour mener des échanges pour l’organisation très prochaine d’un stage de football au Burkina Faso. OXYGENE MAG est allé à la rencontre Florence pour en savoir davantage à travers cette interview exclusive réalisée le 19 juin dernier à Paris.   Journaliste presse écrite à la base, Florence ELOMO AKOA a commencé comme freelance à Paris sans aucune formation après son BTS. C’est à AFRI.COM qu’elle a fait ses débuts en 2002 en tant que journaliste, avant de rejoindre l’Université de Québec au Canada où en trois ans, elle obtiendra un Certificat en Journalisme option Presse Ecrite. Pour après faire une maîtrise appelée aujourd’hui Master 1 en Journalisme et Relation Internationale entre le Canada, la Belgique et la France. La jeune camerounaise d’origine bossera pendant quelques années, comme Pigiste pour la presse quotidienne régionale tout en faisant un peu de radio. De fil en aiguille, elle s’intéressera à ses origines en organisant des voyages vers l’Afrique. Florence y allait parfois pour des reportages ou des documentaires de cinéma. C’est en 2010 que l’Afrique deviendra son centre d’intérêt après plus de 25 ans d’absence.  C’est grâce au cinéma qu’elle s’imprègnera d’avantage du continent en tant que productrice. Elle a également travaillé avec Euro News où elle avait été l’assistance du Président de Euro News. Ce qui lui a permis de reprendre ses études et fera un Master 2 à INA en 2013 la Sorbonne à Paris où elle a axé ses études dans le Droit et la Production Cinématographique. Elle ouvrira sa première boîte de production AKOA Production en 2014 qui fermera en 2017 et sera relacé en 2018 avec un autre nom A-AKWANDIES CORPORATION. Elle porte aujourd’hui le projet du Real de Madrid en termes de formations en Afrique depuis déjà quatre ans. Selon cette femme stoïcienne et audacieuse, C’est sa contribution dans la promotion de son continent l’Afrique à travers sa jeunesse. Le Real de Madrid en Afrique, c’est un peu comme si on envoyait la LDC sur le continent. Il y a des rumeurs fondées qui parlent d’un projet concernant une Fondation Real de Madrid en Afrique. Vous faites partie des ambassadrices de cette Fondation. De quoi s’agit-il exactement ? Merci de me donner l’occasion de parler de la Fondation Real de Madrid et de mon partenariat avec cette fondation depuis maintenant quatre ans. Ce n’est même pas des rumeurs ! En 2023 à Douala au Cameroun, nous avons réalisé le premier stage de football, notamment la première Clinique Fondation Real de Madrid du 19 au 23 juin 2023, dans laquelle, près de 150 enfants âgés de 6 à 18 ans, ont participé à un stage de perfectionnement avec des entraineurs du Real de Madrid et des entraineurs camerounais. L’objectif de ce stage est avant tout, social et éducatif à travers le sport. La Fondation du Real de Madrid œuvre dans le domaine social depuis plus de vingt ans partout dans le monde. Il y a plus 80 000 enfants à travers le monde qui ont bénéficié des stages de la Fondation Real de Madrid. Ces formations ont fait du Real de Madrid, le meilleur club de football de la planète. Notamment ; le travail en équipe, la persévérance, le fair-play, la cohabitation, le respect de soi et des autres. Tout le monde le sait, la richesse de l’Afrique, c’est sa jeunesse. Avec la fondation du Real de Madrid et AKWANDIES (qui est mon entreprise), nous avons une vision continentale. Nous avons commencé par le Cameroun qui est la terre de mes ancêtres, et comme le Real me l’a très bien fait comprendre ; nous souhaitons aller partout en Afrique où ça sera possible. Pour cette année 2024, trois pays qui sont à l’honneur. Le Cameroun est revenu par ce que cette fois-ci, les autorités camerounaises se sont appropriées le projet à travers le Premier Ministre afin que ce stage devienne national. Il y a la République de Côte d’Ivoire et le Sénégal. J’ai choisi la Côte d’Ivoire et le Sénégal parce qu’ils sont aussi des terres de football. Pourquoi le Real de Madrid vous a choisi, pourtant vous n’êtes pas issue du monde sportif ? (Rires). Je vais parler de manière un peu prophétique ; je dirais que c’est Dieu qui m’a choisi à travers cette opportunité de collaborer avec le Real de Madrid. Je ne viens pas effectivement du monde du sport. Je suis productrice de film documentaire. Il y a quatre ans, un ami m’a parlé de la Fondation du Real de Madrid et ce qu’il faisait avec elle. Je lui ai fait savoir que le Real de Madrid est admiré au Cameroun et en Afrique. Le Football est même la première religion des africains et africaines. De cette discussion simple et anodine, il m’a mis en relation avec la Fondation, et tout est parti si vite. Après des échanges et des formations, j’ai essayé de comprendre la mécanique des stages, le volet social et l’éducation. Car ce qui m’a le plus touché, c’est la partie sociale où le Real de Madrid œuvre auprès des partenaires privés pour le bien être des associations locales en permettant qu’elles puissent aussi bénéficier de soutien. Notamment, des soutiens à travers le football avec les enfants déshérités qui ont la chance de pouvoir s’entrainer avec le Real. Aussi bien avec des associations d’enfants défavorisés, qui grâce à l’organisation des stages et les galas que nous organisons, l’ensemble des bénéfices est reversé aux associations locales. C’est vraiment très important que ce soit des associations locales qui agissent sur le terrain bien avant même que le Real ne soit présent. Il

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Regards

Oumarou ZONGO (Pdt d l’ABAB) : La diaspora d’Arlon province du Luxembourg, lance ses activités

Réunie au sein d’une nouvelle structure, l’ABAB entendue par l’Association des Burkinabè des Ardennes Belges (ABAB), avec comme premier Président, Oumarou ZONGO, la communauté burkinabè lancera leurs activités officielles du 24 au 25 aout 2024, par « La Nuit du Faso ». Nous avons rencontré le Président en Belgique le 18 mai 2024. Il nous présente cette nouvelle association.   Pouvez-vous nous présenter votre association (naissance, membres, objectifs) ? L’Association des Burkinabè des Ardennes Belges a été créé officiellement en juillet 2023 sous l’initiative de personnes. L’ABAB compte plus de 50 membres. Les objectifs gravitent autour de l’entraide entre les membres et les ressortissants burkinabè, la promotion de la Culture burkinabè et l’intégration dans l’espace Belge. Quelles sont les activités que vous avez déjà menées ? En 2023, nous avons fêté avec les différentes communautés « La Nuit de la Communauté ». Nous avons également contribué à l’effort de paix en apportant notre soutien financier. Vous estimez combien de burkinabè présents au Luxembourg ? Le nombre des burkinabè est estimé à environ 150 compatriotes.  Quelles sont les liens que votre association possède avec les autorités de la ville ?   Nos liens sont au bau fixe dans la mesure où la maison des Associations et Bénévolat qui relève de la commune a mis une salle à notre disposition pour nos activités culturelles. La diaspora burkinabè est peu associée dans les activités économiques, politiques et sociales. Qu’est ce qui justifie cela ? Oui c’est vrai, mais cela est dû aussi à un faible taux numérique des compatriotes sur le territoire. Maintenant comme le taux s’accroit nous-nous impliquons dans toutes ces structures. Cela aussi est dû à nos tâches quotidiennes comme le travail qui nous privent un peu d’être associés. En termes d’activités socioculturelles qu’est ce qui est prévu au sein de l’ABAB ? Le bureau de l’ABAB a pour feuille de route d’organiser chaque année, la Journée de la Femme le 8 mars, la « Nuit du Faso » du 24 au 25 aout 2024 et « La Nuit Communautaire » le 31 décembre. Quelle pourrait être la collaboration que vous souhaitez avec mes autorités burkinabè ?   La collaboration que nous souhaitons avec nos autorités, c’est de nous aider à faciliter les procédures administratives auprès des institutions diplomatiques (regroupement familial, octroi de visas pour les artistes et autres…) Le Burkina Faso traverse des moments difficiles depuis 8 ans, quel peut-être le message de l’ABAB ? C’est un message d’encouragement et de félicitations que nous apportons à nos braves FDS et VDP qui se battent nuits et jours pour anéantir complètement le terrorisme. Entretien réalisé par Hervé D. HONLA

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MUSÉE NATIONAL : L’autre visage de nos masques

Une cérémonie d’inauguration s’est faite dans le cadre de l’exposition permanente au musée national. Cette exposition est placée sous le thème ” MASQUES : AU DELÀ DU VISIBLE“. Elle s’est tenue dans l’après-midi du vendredi 14 juin 2024 dans l’enceinte du musée national.   La cérémonie est placée sous le patronage du Ministre d’Etat, de la Communication de la Culture des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO. Il est question d’une exposition permanente et qui va durer avec le temps bien que le musée ne dispose pas de salle adéquate à ce type d’exposition. Cette exposition intervient dans un cadre précis. Notamment, connaître plus les masques, leur histoire, les origines et la symbolique en fonction de ethnies d’où le thème ” MASQUES : AU DELÀ DU VISIBLE ». Selon les origines des masques au Burkina Faso, ils ont deux sources principales : Il y’a les sources divines, et les sources humaines. Les masques obtenus par la voie divine proviennent soit du ciel, soit des génies ou des rêves et leur origine repose sur différents mythes transmis au sein de communautés. Il était donc important selon le premier responsable du Musée National Dao SABARI Christian, de pénétrer la personnalité des masques. C’est une des raisons de cette exposition. Pour ce qui est de la symbolique des masques, on appréhende cela à travers les personnages représentés. Dans son discours inaugural, le DG DAO Sabari, a tenu d’abord à féliciter ses collaborateurs pour le travail abattu et remercier ses hôtes pour le déplacement. Ensuite le thème de ce vernissage, va au-delà de ce qu’on voit. C’est de connaître la signification du masque, comment il a existé et bien d’autres choses qui gravitent autour des masques qui sont une richesse pour le pays. Il est enfin revenu sur la nécessité de rendre plus visible le Musée National en demandant l’accompagnement de tous les partenaires d’ici et même de la diaspora, parce que le musée est la maison commune. C’est sur ces mots que le DG a souhaité la bienvenue à ses hôtes. L’allocution du Ministre de la Culture a été lu par le chargé de mission, il indique que cette exposition offre un voyage inédit révélant beaucoup de choses. Pour lui, c’est une invite à redécouvrir notre passé. Les burkinabè doivent donc inscrire leurs habitudes dans la visite du Musée National. Pour terminer il a insisté sur le soutien et l’accompagnement de la transition dans la démarche du Musée National. C’est sur ces mots qu’il ouvert officiellement cette exposition permanente. Une visite des masques s’est donc faite, afin que les invités découvrent l’histoire de ces masques. Durant la visite, il a été donné de constater différents types de masques tels que : des masques funéraires, des masques de manifestations et bien d’autres… NAGALO A. Renaud

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