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L’ELUE 111 : L’élégance est-elle une garantie de succès ?

Certaines professions, notamment celles qui permettent d’être en contact avec un public distinctif exigent des bienséances particulières.     La banque, les médias, la mode, la justice, la diplomatie, le maître de cérémonie, la musique et bien d’autres sont spécialement des métiers qui font recours à la beauté, au charme, à la galanterie et la propreté. Parmi ces métiers, il y a donc la musique et la gente féminine burkinabè qui a opté pour le showbiz et notamment la musique, la plupart brille aussi par leur séduction. Tout en sachant que le charme et la séduction ne sont pas synonymes de dépravation et de vulgarité. Parmi ces femmes qui s’illustrent merveilleusement bien dans ce métier d’élégance et de talent, il y a bien sûr la jeune, jolie et pulpeuse L’Elue 111. Elle incarne à la fois, la beauté, le talent, la courtoisie et la persévérance. C’est une artiste qui brille et scintille par sa beauté d’abord et ensuite son talent à travers sa voix et sa jeunesse. En choisissant de faire la musique, ce n’est pas par mimétisme ou par désinvolture. Mais c’est une décision personnelle et inflexible. Pas par ce qu’elle n’a pas de background, bien au contraire ; c’est une femme qui a plein dans sa tête. Intellectuelle et assidue, L’ELUE 111 a d’ailleurs su mettre à contribution son intellect dans la composition de ses œuvres phonographiques, également dans ses relations avec ses fans et ses admirateurs. Une chose est d’être artiste, l’autre est de préserver sa vie privée au Burkina Faso. Mais son élégance aura été aussi fondamental dans ce processus de bonification de son art. L’un aujourd’hui ne peut aller sans l’autre. Ses fans aiment à la fois sa musique et son physique. L’auteure de « Secouez » fait un panaché entre sa beauté, son style vestimentaire et sa musique. Ce tiercé est d’une importance très capitale dans la musique aujourd’hui. De nos jours, nos producteurs dans le monde entier utilisent exclusivement ces trois critères pour désigner leur future célébrité. Posséder ces trois atouts, c’est l’idéal, mais le plus critère qui vient aujourd’hui en première position, c’est la beauté, suivie du look et enfin le talent. Le casting musical a vraiment changé. On préfère avoir une fille ou un garçon séduisant qui chante approximativement bien, que d’avoir une fille hideuse qui possède une belle voix. De nos jours, certains sondages ont démontré que les mélomanes sont plus attirés par les musiques des artistes séduisants que de ceux ou celles qui chantent bien, mais donc leur charme laisse à désirer. Des exemples sont légions. C’est la raison pour laquelle, certains labels de musique, font des pieds et des mains pour voiler la hideur de l’artiste par des tenues vestimentaires hors de prix et très attractifs. Heureusement pour notre compatriote L’ELUE 111, elle possède toutes ses qualités ! Hervé David HONLA

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FLOBY : Au-delà du 30 juin

Cette date est mémorable pour la République Démocratique du Congo, car elle avait proclamé son Indépendance le 30 juin 1960 à Léopoldville, en présence du roi Baudouin, du Président Kasavubu et du Premier Ministre Patrice Lumumba. Pour le Burkina Faso, le peuple dans sa grande globalité découvrait le 30 juin 2006, un artiste musicien qui allait déferler la chronique avec son premier album « Maam Sooré » (Ma voie). 30 juin 2006 – 30 juin 2024 ça fera exactement dix-huit ans (18) que Florent Belemgnegre dit Floby domine sans partage la scène musicale burkinabè. C’est un artiste dont le talent ne souffre d’aucune contestation, pour la simple raison qu’il possède une bonne technique vocale et il chante juste. Il est surtout doté d’une grande sensibilité artistique et musicale. Ce qui lui confère cette grande créativité et cette forte capacité à créer et inventer des mélodies envoutantes si bien que ; même un aborigène ou un mésopotamien peut danser sa musique. Le Burkina Faso en général, peine à avoir une sensibilité particulière sur les œuvres artistique de nos créateurs. Notamment dans ce qui est de plus profond, singulier et original. C’est ce que j’appelle de « la fibre artistique ». Si un pays comme la RD Congo qui célèbre chaque 30 juin, son indépendance, voue une admiration démesurée sur ses artistes tels que ; Papa Wemba, Fere Gola, Fally ipupa, Tshala Muana, Lokua Kansa, Pepe Kallé, Awilo Logomba, Marie Daulne pour ne citer que ceux-là, c’est parce que chaque citoyen a su développer en lui, une culture musicale et surtout une sensibilité particulière pour la musique de leurs compatriotes. « La musique congolaise ou rien ! » Malheureusement au Burkina, on ne se contente que du factuel, de ce qui est évanescent. On fera ce que j’appelle du « bigotisme musical ». C’est faire semblant d’accompagner et de soutenir une nouvelle œuvre d’un créateur, faire le buzz d’un concert à venir avant le spectacle. Mais après, l’abandonner sur son triste sort une fois l’œuvre sortie, voire le calomnier et jouer aux abonnés absents. La culture dithyrambique, du vedettariat, du fanatisme ou du séidisme autour d’une célébrité musicale n’existe pas. Car une icône comme Floby devrait défrayer la chronique ; à sa moindre sortie, à la moindre déclaration publique ou à l’annonce d’un spectacle. Ses contrats devraient être hors de prix voire faramineux (C’est aussi ça le prix à payer du showbiz). Surtout, il porterait hors de nos frontières, le flambeau de la musique Burkinabè ; au Hollywood Bowl à Los Angeles, au Gorge Amphitheatre à Washington, au Palais des Sports de Grenoble ou encore à l’Accor Arena à Paris. Mais en attendant, préparons-nous à recevoir comme il se doit, son 7è album le 30 juin prochain à Ouagadougou. Pourtant cette fois-ci ; ça ne sera pas tout… Hervé David HONLA

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Mouvement MeToo à Cannes : Ça ne badine pas !

Pendant qu’au Burkina, nous avons d’autres priorités : notamment le retour à la paix, la cohésion sociale et le vivre ensemble. Dans d’autres contrées, la question fondamentale du respect et du droit des Femmes est plus que d’actualité. Le mouvement MeToo. En appelle à la vigilance lors de cette 77è édition du festival de Cannes. A l’orée de la célébration du 77è Festival de Cannes, ça gazouille dans les coulisses des différentes commissions sur ce mouvement social dont l’objectif premier est d’encourager la prise de la parole des Femmes, mais aussi leur présence à des postes de responsabilités majeures tant dans l’organisation que dans le choix dans des compétitions. Ce mouvement dénonce sans indulgence ni mansuétude le viol, la violence et les agressions sexuelles des femmes dans le 7è Art. Selon ce mouvement ; ces pratiques deviennent de plus en plus récurrentes. Les membres vont même jusqu’à affirmer qu’il y a des réalisateurs et acteurs du monde du cinéma présents cette année à Cannes, qui seraient auteurs des actes odieux sur les femmes. La cérémonie d’ouverture de la 77è édition aura lieu demain (14 mai 2024) suivie de la projection du premier film « Le Deuxième acte » du réalisateur Quentin Dupieux. C’est une femme Greta Gerwig qui présidera le jury des longs métrages en compétition officielle. 22 films seront en Compétition, dont 4 films sont réalisés par des femmes. D’aucuns pensent que le mouvement MeToo pourrait venir faire du tohubohu. Interrogée en début mai par un journal français le Paris Match la Présidente du festival de Cannes Iris Knobloch a précisé qu’ils étudieront ce sujet au cas par cas : « Si le cas d’une personne mise en cause se présentait, nous veillerions à prendre la bonne décision au cas par cas, en concertation avec le conseil d’administration et les parties prenantes ». Ce mouvement MeToo a vu le jour en 2007, mais c’est exactement en 2017 qu’il a pris de l’ampleur à la suite de « l’affaire Weinstein ». En effet ; l’ex-producteur américain du nom de Harvey Weinstein avait été condamné à 16 ans de prison pour viol et agressions sexuelles. Depuis lors ce mouvement est devenu un moyen de revendication des droits des femmes. MeToo va également au-delà des questions de droit en prenant en compte les violences sexuelles et sexistes en général, ainsi que la nécessité d’adopter des réformes concernant certaines politiques et lois. C’est en somme une prise de conscience quant au respect des droits des femmes et une dénonciation féroce sur les violences sexuelles, le harcèlement sexuel et la discrimination basée sur le sexe lié à l’abus de pouvoir. Malheureusement beaucoup de femmes victimes de ces violences à caractère sexuel restent silencieuses et n’osent pas en parler. C’est donc l’une des revendications clé de ce mouvement.  Aujourd’hui donc et travers ce festival, le mouvement MeToo veut utiliser ce prestigieux et célèbre rendez-vous du cinéma mondial comme une tribune pour les nombreuses victimes, dans le but de soulever ce débat sur la culture de l’impunité. Certes ce phénomène est de plus en plus fréquent en Occident mais l’Afrique en général et le Burkina en particulier ne sont pas exempts. Rappelez-vous de l’affaire de L’actrice burkinabè Azata Soro dont son visage avait été « charcuté » à l’aide d’une bouteille par un réalisateur en 2017. Lors du FESPACO de la même année, le mouvement MeToo était alors monté au créneau pour dénoncer cet acte abject. On connaît tous la suite… Hervé David HONLA  

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L’expertise de la diaspora burkinabè sollicitée ailleurs

Le potentiel économique, technique et socioculturel de la diaspora burkinabè joue un rôle essentiel dans le développement des pays de provenance des migrants. Ceci est d’autant plus impressionnant que cette diaspora engrange des résultats mirobolants dans d’autres pays que le Burkina Faso. Le cas du groupe KMT, une entreprise 100% burkinabè installée en France qui fait des merveilles en Afrique dans le domaine de la sécurité informatique.   « A chaque fois que nous proposons nos services dans notre pays au Burkina Faso, notre expertise est rejetée en bloc. Nous avons touché tous les départements et toutes les plus hautes autorités du pays, mais les réponses ont été négatives » affirme Georges Désiré Sia, Expert en informatique et cybersécurité et administrateur du groupe KMT. En effet, le groupe KMT est une structure qui intervient dans la sécurisation informatique, l’authentification et l’identification des données informatiques. Réputé pour apporter des solutions digitales fiables et hautement sécurisées avec des techniques de dernières générations, cette entreprise est pourtant présente dans plusieurs pays à savoir : La France, la Côte d’Ivoire, le Sénégal et la République Démocratique du Congo.   Ce jeune burkinabè de quarante ans a constitué un véritable consortium de professionnels burkinabè les plus chevronnés dans le domaine de l’informatique qui font aujourd’hui la fierté des utilisateurs dans les domaines d’activités tels que ; la lutte contre la fraude documentaire notamment l’authentification de documents d’identité, des documents administratifs. L’identification d’individus par empreintes digitales et surtout la sécurisation des documents physiques ou numériques. Dans un pays comme le Burkina Faso ; le gouvernement actuel est à la traque acharnée des fraudeurs de l’administration publique. Une telle entreprise dirigée de main de maître par des compatriotes burkinabè, leurs expertises devraient être sollicité. Installé à Nice en France, le Groupe KMT est exclusivement dirigé par des migrants burkinabè bien intégrés dans ce pays d’accueil. Il devrait également contribuer fortement au développement du Burkina Faso. Leur intégration et engagement en faveur du pays d’origine ne sont pas antinomiques. Pourtant, le potentiel technique, économique et socioculturel de notre diaspora devrait jouer un rôle essentiel dans le développement du Burkina Faso. Mais selon Georges Désiré Sia, cette diaspora est plutôt indésirable et même combattue dans leur pays. « Nous avons pourtant des solutions idoines sur certains domaines d’activités au Burkina Faso que nous souhaitons les offrir. Mais, les décideurs répondent pour se débarrasser de nous : qu’ils vont nous contacter. Après ils rangent nos propositions dans les tiroirs. » renchérit Georges. Le groupe KMT intervient pourtant dans plusieurs secteurs : Forces de Défense et de sécurité, Banques, Télécom, Hôtels, les Ambassades, Consulats, les Ministères, les Ecoles supérieures, le transport urbain et interurbain, les mairies, les hydrocarbures, l’administration publique etc. En Côte d’Ivoire, en France, au Sénégal et en RDC le groupe KMT est présente de la plus belle manière depuis des années dans le domaine de la cybersécurité, de la sécurisation des documents physiques ou numériques notamment dans le foncier. Au-delà des multiples services que le groupe KMT offre, il forme également les utilisateurs notamment les entreprises, les particuliers et les Tops managements. Notamment dans la connaissance et la compréhension des enjeux de la cybersécurité.   Quand on sait l’imbroglio total qui règne au Burkina Faso en termes de faux diplômes, de fausses cartes nationales d’identité, de faux actes de naissance et de corruption au niveau du foncier, le groupe KMT pourrait être la solution. « Nous pouvons mettre à la disposition des institutions burkinabè des moyens matériels et techniques informatiques de pointe de régulation, de contrôle et d’identification des documents officiels. Avec des formations des utilisateurs pour une meilleure optimisation des données et des archives. L’Etat serait le seul contrôleur et le seul garant avec une emprise totale du domaine et de l’hébergement. Malheureusement les méthodes de contrôle, d’identification et d’enregistrement des documents officiels restent archaïques et obsolètes au Faso. Cela favorise la fraude et la corruption. Nous avons la solution ! » Conclut Georges Désirée Sia. ( PH Studio Yafa) L’instauration de partenariats étroits entre les Etats, les organisations d’aide au développement et surtout la diaspora devraient permettre de mieux tirer profit du potentiel inhérent de nos compatriotes ingénieux. Hervé David HONLA  

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SAMAYA PRODUCTION : Une maison de production digne de ce nom

L’industrie musicale burkinabè n’est pas à la recherche de talents. Il y a à revendre dans toutes les contrées. Pas seulement sur le plateau central. Bien au contraire ; les perles rares se trouvent dans les autres régions. La problématique principale, c’est la précarité des structures d’accompagnement, notamment les maisons de disques dignes de ce nom.     Les sportifs professionnels souhaitent d’intégrer leur club de rêve. Un journaliste culturel rêve d’interviewer Rihana, mais quel est le véritable rêve du chanteur ou de la chanteuse ? En effet, c’est signer avec une maison de disques et diffuser sa musique au plus grand nombre. Au Burkina Faso, il y a eu des Maisons de disques dans les années 2000. Années d’éclosion de la musique burkinabè, mais 20 ans plus tard, ces maisons de disque n’ont pas pu transmuter vers le numérique et les nouvelles formes de diffusion de la musique. Résultats ; elles ont toutes mis la clé sous le paillasson. Aujourd’hui, le Faso vient de recevoir en son sein, une Maison de production de musique à la dimension internationale ! SAMAYA PRODUCTION. C’est une jeune structure d’à peine trois ans, dirigée par de jeunes burkinabè dynamiques et pleins d’ambitions qui ont décidé de placer les artistes burkinabè dans le gotha de la musique mondiale. La priorité de SAMAYA PRODUCTION ce sont les artistes en herbe déterminés et soucieux de booster leur carrière. C’est donc une entreprise dont l’objectif principal est de produire, promouvoir et distribuer de la musique burkinabè créée par des artistes burkinabè avec qui elle collabore. Dans un univers où la concurrence est de plus en plus importante, SAMAYA PRODUCTION est en train de jouer déjà un rôle crucial dans l’industrie de la musique au Burkina Faso. Quatre artistes notamment ; Mara, Monument, Elue 111 et Da Yéri ont signé des contrats exclusifs avec ladite entreprise.   SAMAYA PRODUCTION a décidé de travailler en étroite collaboration avec les artistes pour produire et enregistrer leur musique. Ce travail nécessite l’intervention d’une véritable équipe professionnelle. Donc chaque artiste possède son staff sous la forme d’une écurie gérée de façon distincte et autonome avec une coordination générale. Chaque artiste est toujours accompagné de son agent mais aussi des ingénieurs du son pour assurer le bon déroulé de leur prestation. Outre les composants humains, produire une musique de qualité implique le recours à des équipements de pointe : le studio d’enregistrement en est la pièce maîtresse. C’est pour cette raison que SAMAYA PRODUCTION s’est attachée des studios de pointe avec des arrangeurs qualifiés pour un partenariat gagnant-gagnant.   En plus de la production de musique, SAMAYA PRODUCTION est également chargée de la promotion de la musique des artistes de son écurie. Pour y parvenir, le service de marketing de celle-ci use, de nombreuses méthodes : publicités, campagnes de médias sociaux, partenariats… L’objectif est de développer la notoriété de chaque artiste afin de construite ou consolider leur image, et par conséquent, vendre plus d’œuvres et bénéficier de nombreuses scènes.   SAMAYA PRODUCTION est également responsable de la distribution de la musique de chaque artiste. Elle distribue les œuvres de chaque artiste dans les magasins de disques physiques, les plateformes de diffusion en ligne gratuites, comme YouTube, mais aussi les services d’écoute et téléchargement numérique payants, comme Deezer ou Spotify, pour ne citer qu’eux. Si les méthodes citées plus haut sont les plus communes pour diffuser de la musique aujourd’hui, la radio, la télévision et surtout les concerts, sont des moyens régulièrement utilisés de nos jours pour accroître la popularité des artistes et diffuser leurs créations. SAMAYA PRODUCTION ne badine pas avec ce volet.   Aujourd’hui tous les artistes de SAMAYA PRODUCTION sont nominés au KUNDE 2024 : MARA, ELUE 111, MONUMENT et DA YERI. C’est une grande première. Hervé David HONLA

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SNC 2024 : 41 années d’endurance

Du 27 avril au 4 mai 2024 à Bobo-Dioulasso se tiendra la 21è édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) sous le thème : « Culture, mémoire historique et sursaut patriotique pour un Burkina nouveau ». Cette biennale culturelle est toujours à la recherche d’une meilleure formule en termes d’organisation.     La valorisation du patrimoine artistique et culturel national est la principale mission de la SNC. C’est depuis 1990 qu’elle s’est installée à Bobo-Dioulasso, mais c’est en 1983 sous l’égide du Président Thomas Sankara que cette biennale a été instauré. Devenue aujourd’hui l’une des manifestations culturelles phares du Burkina Faso, la SNC est conçue en deux grandes activités : Un secteur organisé autour du Grand Prix National des Arts et des Lettres (GPNAL). Qui est en somme, une compétition en Art Plastique, en Art du spectacle, en Littérature et en sports traditionnels et enfin en Art culinaire. Le second volet gravite autour des activités festives, foires, conférences-débats, les plateaux off, les activités littéraires et artistiques etc.   Ce qui fait le charme de la SNC, c’est indubitablement, les compétitions du GPNAL. Elles sont organisées autour de cinq catégories comportant chacune des disciplines. Elles se déroulent en deux phases concrétisées par les Semaines Régionales de la Culture (SRC) qui se déroulent dans les années impaires et conduisent vers la grande phase finale qui se déroule pendant la SNC.   Choisir une période lors d’une biennale pour promouvoir le rapprochement et le brassage harmonieux des différentes formes d’expressions culturelles du Burkina Faso, c’est une activité qui est encore plus d’actualités en ce moment, au regard des disparités qui gagnent du terrain. En décidant de maintenir cette biennale dans les normes et dans sa périodicité habituelle, l’Etat burkinabè, voudrait davantage renforcer la coopération artistique et culturelle en plaçant la Culture au centre de la cohésion sociale. Pour cette 21è édition, c’est près de 1600 artistes qui sont attendus à la SNC ! Au regard donc du nombre pléthorique d’artistes, de groupe et des ensembles artistiques attendus pour cette phase finale, il y a lieu que les différents acteurs de chaque province s’investissent résolument pour la réussite de cet évènement. Notamment à travers l’accompagnement des acteurs et artistes de leur région au niveau du transport, de la logistique et même de la pris en charge. Car les artistes viennent concourir au nom de leur région. Dans le Centre-Nord par exemple, la Directrice Régionale de la Culture, madame Safiata Oubda a lancé un appel aux ONG, aux personnes et structures de bonnes volontés de la région, de venir en aide aux 117 acteurs et accompagnants qui prendront par à la SNC pour le compte de la région.   En 2018, plus exactement du 04 au 05 octobre 2018 se sont tenues les Etats Généraux de la SNC sous l’égide du Ministre de la Culture et du Tourisme de cette époque, Abdoul Karim Sango. Beaucoup de choses avaient été dites lors de ces 48h de conclaves qui avaient d’ailleurs abouti à des recommandations fortes en vue de redynamiser cette biennale. Voici ce qui avait été énoncé comme résolutions : L’amélioration du cachet et les conditions d’hébergement des artistes, La fusion entre la SNC et la Maison de la Culture, La réintroduction des danses d’inspiration traditionnelles dans les compétitions, La prise d’une résolution par l’administration d’assurer la promotion et la consommation des productions culturelles artistiques et littéraires dans tous les espaces publics… Amélioration des conditions d’hébergement des artistes Production de manuels didactiques,   Aujourd’hui, la fusion SNC/Maison de la Culture a été effectif dans le but de répondre à plus d’efficacité et de rationalité. Dirigée par Madame Christiane Sanon.  Quant à l’amélioration des cachets et l’hébergement des artistes, l’espoir et la patience restent le seul leitmotiv. A la 20è édition de la SNC en avril 2023, une cérémonie de pose de la première pierre de la cité des artistes avait eu lieu en présence du Premier Ministre Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla. Il est donc prévu qu’en plus de permettre aux artistes de se loger convenablement pendant les évènements culturels majeurs à Bobo-Dioulasso, cette cité des artistes offrira également, des espaces de créativités. C’est donc une cité qui aura plusieurs fonctions pour coût estimé à plus de 12 milliards de F CFA sur un terrain d’une superficie de 44 571 m2 dans les faubourgs de Sarfalo au secteur 18 de la ville de Bobo-Dioulasso. Cette cité des artistes comprendra 10 salles de répétition, 4 studios de création, un bloc administratif, un compartiment d’hébergement de plus de 2000 lits, 10 ateliers, 10 boutiques, un restaurant de plus de 1000 places, deux aires de spectacle plein air, une salle de spectacle de 641 places, une aire de sport, une infirmerie, un parking intérieur et extérieur.   La gestion transparente et efficience de la SNC ces dernières éditions suscite quelques inquiétudes, notamment au niveau de certaines commissions. La compétence et la diversité culturelle laissent place au favoritisme et au régionalisme. Ce n’est pas par ce que la SNC a élu domicile à Bobo-Dioulasso quelle appartient exclusivement ressortissants de cette région. Un tel évènement a besoin des prestataires privés compétents qui travaillent en synergie et transparence avec l’Etat. Pour cette édition, le Ministre d’Etat de la Communication, de la Culture, des Arts et de la Culture, Rimtalba Jean Emmanuel Ouedraogo aurait pris des résolutions fermes afin que les filouteries antérieures ne se reproduisent plus. L’autre objectif majeur de la SNC c’est la promotion des lauréats. Un accent particulier et un suivi conséquent doivent être mis dans leurs productions.  Dommage que la promotion se limite uniquement dans les apparitions sur les médias publics. Pourtant, un programme annuel de prestations nationales et internationales devrait être mis en branle dès la clôture de la SNC, jusqu’à prochaine édition. Malgré la situation sécuritaire toujours préoccupante, les objectifs principaux de la SNC n’ont jamais changé. La sélection des représentants des 13 régions du pays pour la phase finale a connu un franc succès. A en croire le bilan artistique dressé par Christiane Sanon de la Semaine Régionale de la

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Abidjan Laguna Show : Havre de succès

Depuis le 13 janvier dernier la Côte d’Ivoire a vibré au rythme de la CAN. Au soir du 11 février, c’est cette même Côte d’Ivoire, pays organisateur, qui a décroché le graal. La meilleure équipe l’a remporté sur les terrains foot et sur les scènes culturelles ; c’est Abidjan Laguna Show qui s’arroge la palme d’or.   La journée du 11 février restera un moment inoubliable pour les férus de ABIDJAN LAGUNA SHOW. Ils auront traversé toutes les émotions lors de cette finale Côte d’Ivoire/Nigéria. Entouré de plus 20 000 âmes, Karim OUATTARA, commissaire général de ALS a été lui-même à la commande du micro en prenant la parole à la fin, pour remercier cette marée humaine qui faisait le déplacement tous les jours sur cet impressionnant site conçu pour la circonstance.   Mais selon des sources concordantes, ALS rentrera progressivement dans cette industrie du spectacle en Côte d’Ivoire et en Afrique en général. Tout en saluant, à travers des témoignages, la confiance que les partenaires ont placé en son projet, le DGA de la LONACI affirme avoir été « très heureux d’accompagner les Eléphants jusqu’à la victoire » et salue par la même occasion le Président la RCI, Alassane Dramane OUATTARA. C’est donc sur site paré aux couleurs du 11 national ivoirien que le public a vibré aux rythmes de la victoire des  leurs. grâce aux célébrités non des moindres telles que ; Kamikaze du Zouglou, Josey, Ariel Sheney…     Cette liesse totale qui a envahit ABIDJAN LAGUNA SHOW avec la complicité de la Fontaine Musicale d’Afrique est la consécration de nombreux efforts accomplis par l’ensemble du comité d’organisation de ce site. A en croire le commissaire général ; rien n’était acquis d’avance. Même dame météo était venue se joindre à la « pseudo tragédie » à cinq jours du lancement de ALS. Une forte pluie s’est abattue dans la ville et avait mis en branle toute la logistique du site. Il fallait tout acheter et tout recommencer. Grâce à leur opiniâtreté, ils ont tenu la dragée haute pour atteindre ce résultat record et mémorable. L’on ne jurait que sur Abidjan Laguna Show durant toute la CAN. Même à 3h au petit matin du 12 février, le public convergeait toujours sur les lieux. Bons nombres d’entre eux ont quitté le stade pour regagner la lagune. Cette victoire des Eléphants est la victoire de tout un peuple dans chaque domaine de compétence : Politique, culturel, économique, industriel et surtout social. Félicitations à ABIDJAN LAGUNA SHOW et OXYGENE MAG aura modestement joué sa partition. Hervé David HONLA

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ABIDJAN LAGUNA SHOW : Faire de la crédibilité son crédo

Déjà plus d’une trentaine de célébrités musicales, humoristes et culturelles sont montées sur cette phénoménale scène d’ABIDJAN LAGUNA SHOW depuis le lancement de l’activité le 13 janvier dernier. Cet espace dédié pour le showbiz panafricain, aura rempli les attentes des acteurs du secteur. Certains affirment à quelques jours de la clôture de la CAN, que : « ABIDJAN LAGUNA SHOW doit son succès grâce à sa crédibilité ».   Un festival ou encore un évènement à l’image d’ABIDJAN LAGUNA SHOW se veut tout d’abor convivial et festif, mais aussi informatif. Néanmoins, organiser une activité culturelle à la dimension panafricaine n’est pas une tâche aisée. En effet, il faut suivre plusieurs étapes très essentielles pour son organisation. De la pertinence du choix du lieu à la billetterie en passant surtout par la communication et la cooptation des artistes.   La première option de réussite de cet évènement est l’innovation technologique, artistique et sa logistique. Abidjan Laguna Show, au regard du standing qu’avait souhaité son idéologue Karim OUATTARA, il ne fallait pas choisir un cadre à tout hasard. Car il devait répondre aux installations que nécessite une telle manifestation. Notamment au niveau de la capacité du lieu à être proportionnelle au nombre de festivaliers, période CAN attendus, tout en suivant assidument les démarches administratives de la commune en rapport avec l’occupation du domaine public. La programmation fait également partie des facteurs fondamentaux du succès de ALS. Elle représente à coup sûr le fil conducteur qui assure son bon déroulement. Car tout est bien ficelé et la moindre entaille dans la programmation, l’information est vite relayée sur la place publique de façon transparente. Et s’il désagrément, le comité d’organisation prend vite les mesures pour satisfaire les festivaliers. Tout est donc préalablement ficelé avec les intervenants lors de la signature des contrats ave les artistes aussi bien avec les prestataires, collaborateurs et intermittents de spectacle. Bien entendu ALS s’est davantage crédibilisé grâce à sa sécurité omniprésente. Il a pris toutes les mesures indispensables pour limiter les risques d’accident. C’est la raison pour laquelle, vous verrez sur tout le site, une conformité des installations et des équipements électriques utilisés au sol comme dans les airs. Ceci pour éviter le plus possible des accidents (électrocution, incendie…). Il existe naturellement une brigade d’intervention de secours avec une antenne locale de la Croix-Rouge, secouristes, pompiers et volontaires. Pour un tel évènement d’envergure internationale, la communication constitue un point crucial que le comité d’organisation n’a surtout pas pris à la légère. ALS a pris conscience qu’il se doit de promouvoir efficacement cet évènement et de faire gagner au maximum de visibilité surtout sur le plan international. Pour cela, il a opté pour des options telles que : les supports de communication, la conférence de presse, les affichages publiques, les canaux de communication en ligne, les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…), les newsletters et même les campagnes emailing.   La billetterie quant à elle au niveau de l’ALS ne souffre d’aucune contestation. Chaque festivalier sur le site sait en quoi s’en tenir et comment se procurer le type de pass qu’il souhaite. En famille, en couple, en groupe d’amis ou en single, tous les options sont possibles. VIP, Invités, Artistes, spectateurs, téléspectateurs, prestataires et autres. Chacun est servi selon sa préférence. Ces cinq derniers jours (du mercredi 7 au dimanche 11 février) s’annoncent éclectiques. Le comité d’organisation a prévu un plateau d’apothéose de rêve jamais vu dans une fête de football en Afrique. KS Bloom, Sly de Sly, Didi B, Yode et Siro, Fere Gola etc. Hervé David HONLA  

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Abidjan Laguna Show : L’industrie du showbiz africain se réorganise

C’est devenu un secret de polichinelle ; le principal atout du continent africain est la jeunesse de sa population. Bons nombres de jeunes ont pris conscience de leurs potentialités. Parmi eux, on peut citer sans balbutier, Karim OUATTARA, opérateur économique mais aussi et surtout initiateur d’un concept innovant à Abidjan appelé le complexe ABIDJAN LAGUNA SHOW.   Certes l’industrie du showbiz en général et de la musique en particulier en Afrique est moins médiatisée à travers le monde, mais sa force réside dans la diversité des sonorités riches et vendables. En termes de chiffres : en 2020, l’industrie musicale en Afrique a généré plus de 25 milliards de dollars hors concert sur le continent africain. Deux pays ont été le centre névralgique de cette éclosion de la musique : le Nigéria et la Côte d’Ivoire. Selon la plupart des économistes, le marché pourrait exploser dans les prochaines années grâce à un marché de 400 millions d’habitants uniquement en Afrique francophone, dont 65% ont moins de 25 ans.   Karim OUATTARA (47 ans) lui-même jeune, avait toute suite perçu la pertinence. Car selon lui ; la jeunesse africaine est entreprenante mais elle a juste besoin d’être mise en confiance. Cette confiance passe par la stabilité de nos pays, la bonne gouvernance et surtout la cohésion sociale. Du haut de ses 2m12, il voit le continent Africain en grand, notamment en matière de showbiz. Aujourd’hui Directeur Adjoint de la Loterie Nationale de Côte d’Ivoire (LONACI) et surtout doté d’un fort bagage intellectuel en management pour avoir surtout été un interlocuteur chevronné auprès de la jeunesse dans la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation dans les années 2012 à 2014 en Côte d’Ivoire. Très averti sur les questions culturelles et érudit dans la filière musicale, cet ex basketteur a surtout participé à l’éclosion et au succès de la chaine panafricaine B. Black Africa. Quoi donc de plus normal de s’intéresser à cette industrie musicale dans une vision et une dimension panafricaine.   En partant de ce postulat qui voudrait mettre les Industries Culturelles et Créatives (ICC) au centre des préoccupations du gouvernement ivoirien au service de la jeunesse africaine, il était donc opportun voire judicieux de se servir du sport, notamment de la Coupe d’Afrique des Nations de football, pour introduire ce projet faramineux mais réalisable : ABIDJAN LAGUNA SHOW !     Dans ce projet continental, Karim et sa dynamique équipe panafricaine voudrait mettre en avant ce qui est de chez nous. Notamment la Culture africaine à travers nos traditions flokloriques dans ce marché mondial concurrentiel. Pour donc conquérir ce marché, ABIDJAN LAGUNA SHOW a décidé de bien s’armer en proposant des créations et des créateurs africains de qualité, dans un environnement paradisiaque qui respecte l’éthique environnementale. Pour ce faire, il était important d’associer surtout de nombreux jeunes très avertis sur les questions évènementielles notamment Armel Koffi (Directeur Général de l’Agence ORIGIN 7) qui apporte pleinement son expertise dans ce partenariat qui commence à porter des fruits en quelques semaines. Le chemin est certes encore long.   En mettant en avant l’identité africaine, on développe indubitablement des produits artistiques originaux qui généreront des économies flamboyantes. A la longue, les différents Etats comprendront grâce aux retombées substantielles de cette industrie du côté de la Lagune, l’importance de cette économie qui apportera au continent une valeur ajoutée. Il appartiendra donc à cette jeunesse africaine, non seulement d’en faire bon usage, mais aussi de développer des concepts panafricains innovants afin que ABIDJAN LAGUNA SHOW soit cette terre promise du showbiz mondial tant souhaitée. Hervé David HONLA

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Edito

Festival KAYA NOOMA : Aux rythmes de la tradition

Présent certes à Abidjan pour la CAN et ses corolaires notamment l’industrie du spectacle, le sport et la culture vont de pair dans une telle manifestation continentale. L’Afrique étant ce berceau de l’humanité, elle ne peut pas se présenter à la face du monde sans ses principales tenues d’apparat : le rythme et la tradition.   Le festival international des rythmes et traditions Kaya Nooma qui se déroule chaque année en décembre au Burkina Faso dans le Sanmatenga, ce concept peut être transposé dans chaque pays en Afrique en fonction de leurs mythes et coutumes. C’est dans de telles circonstances que l’on peut inculquer le retour aux sources. L’Afrique c’est surtout aussi ça ! Les rites, la danse et la musique sont des arts incontournables et intemporels qui portent des empreintes et les fils conducteurs de notre héritage culturel ancestral. En organisant donc KAYA NOOMA, la structure pilote, FORCE D’LA CULTURE entend insuffler cette vitalité des traditions au seins des différentes communauté vivants au Burkina Faso. Car selon son idéologue Rodolphe Oueddouda, « cette vitalité des traditions offre une abondance de richesse avec des caractéristiques distinctes ». Qu’il s’agisse des rythmes de danse folklorique, de musiques traditionnelles d’inspiration moderne ou de performances rituelles, c’est un patrimoine à prévaloir. A travers donc le Festival KAYA NOOMA, les milliers de visiteurs affluent à cet évènement car, c’est une merveilleuse façon de parcourir le Burkina Faso et son univers culturel. Chaque année, le public découvre les trésors, joyaux et merveilles des rites de chaque culture par l’harmonisation de chaque ethnie et chaque peuple. Bref, c’est un magnifique voyage au cœur de la sagesse et de la mémoire spirituelle des corps et des mouvements qui se révèlent par des rythmes et des danses. Les acteurs eux-mêmes, notamment les artistes, hors et sur la scène de ce festival qu’ils accèdent ou qu’ils créent, anonymes ou connus ; ont une histoire de cohésion sociale à célébrer autour de la vie communautaire, dans un esprit de divertissement tout en donnant de l’émotion à tous et à chacun. J’arrive donc à la conclusion suivante : La créativité des artistes, au service des arts de la scène et du perfectionnement de leurs talents, favorise l’ouverture à de vastes et riches expériences multidimensionnelles. KAYA NOOMA leur donne cette opportunité ! J’y étais en décembre 2023 et j’ai beaucoup apprécié. Hervé David HONLA    

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