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L’année de la reconquête pour Sofiano

L’albatros veut reprendre son envol Les voies qui mènent au secteur de la musique sont nombreuses, même si elles nécessitent plus ou moins de talent pour certaines, et qu’elles ne sont pas toutes faciles d’accès. La concurrence y étant rude, il faut mieux être bon dans son domaine si on veut avoir une chance de percer. De plus, le passage par un apprentissage constitue généralement une étape nécessaire. Mais même si le talent est obligatoire, les artistes musiciens sont souvent obligés de l’adapter aux réalités commerciales. C’est le cas de l’artiste Sofiane Balzak Kanazoé  dit Sofiano.   Surnommé «l’Albatros de la musique burkinabè», Sofiano a présenté ce jour 27 février 2020 avec son nouveau staff au grand complet, son album «Waouu ». Une occasion pour certains hommes et femmes de médias présents, de remuer un peu le passé. D’où l’idée de la structure HIMALAYA HORS MEDIA, d’organiser cette rencontre à bâtons rompus avec la presse dans le but de présenter sa nouvelle vision. Réputé pour être quelqu’un d’assez atypique et difficile à appréhender, l’on ne pourrait compter le nombre de frasques qu’il possède à son actif, en sept ans de carrière musicale. C’est également grâce à ses sorties médiatiques tonitruantes qu’il s’est fait une notoriété. Il fait partie de cette poignée d’artistes les plus célèbres et les plus adulés par des millions de burkinabè. Sa nouvelle maison de production HIMALAYA HORS MEDIA en a fait même un atout. Apparu sur la scène nationale en avril 2014 avec son opus «Dossé» à la faveur d’une conférence de presse tripartite (Weezy, Rama et Sofiano) au Reemdogo dans l’écurie Merveilles, Sofiano possède de nos jours, une trentaine de tubes sorties tant en single, qu’en album. Une quinzaine de collaborations nationales et internationales. Il doit surtout sa réputation grâce à son talent et son audace. Sa musique est un condensé de folklores puisés dans le Kouritenga, région du Centre-Est du Burkina Faso, badigeonné à la sauce de musique urbaine. Il possède cette particularité de  bien manipuler la langue mooré dans des rythmes afrobeat ou encore coupé-décalé. D’où ces nombreuses collaborations avec des artistes ivoiriens tels que ; Serges Beynaud, Erickson le Zoulou, Ariel Sheney… Dotée d’une voix sensuelle et d’un look de star, il créé une véritable osmose à chaque fois qu’il se produit en spectacle. Son aura lui colle si bien à la peau, à telle enseigne qu’il n’hésite pas souvent à l’utiliser à d’autres fins. Ce qui lui porte souvent préjudice. En présentant donc son troisième album «Waouu » composé d’une douzaine de titres, l’objectif selon son staff s’était d’abord de renouer une saine collaboration avec toutes les parties prenantes de l’industrie musicale burkinabè. Pour vendre un produit, il faut que ce produit soit attrayant et que sa date de péremption ne soit pas déjà dépassée. Son manager Maurice Zoungrana dit Kenzo Cash Liguidi en est conscient : «Nous vous présentons Sofiano en guise  de renaissance dans le but de reconquérir ses mélomanes ». A-t-il affirmé. En même temps que «Waouu » sonne comme une reconquête, les ambitions sont aussi maousses. «Le titre de cet album en dit long. Je voudrais que cela fasse effet d’éclat et d’explosion vers une carrière logiquement internationale » précise Sofiano. Trois arrangeurs ont contribué à la réalisation de cet album (Paterne Bayoro, Pissy et Petit Jeannot).  C’est une œuvre qui, dans la forme, ne souffre d’aucune anomalie technique encore moins vocale.  Pour un artiste musicien qui prétend titiller le rude marché international, il fallait impérativement brandir une œuvre de qualité. Premier pallier franchit ! L’autre point positif, c’est la mosaïque des styles musicaux employés dans cet album.  Conquérir une scène de nos jours, c’est aussi savoir happer ce qui est en vogue dans notre industrie musicale tout en intégrant subtilement son identité. Le seul pallier qui reste à franchir, est celui de l’audience. HIMALAYA HORS MEDIA en est également conscient : «Nous avons commencé à faire du porte-à-porte. Car l’essentiel pour nous c’est d’entretenir une communication de proximité avec toute la chaine musicale de notre pays.  Une cohésion d’esprit entre les animateurs radio. Entre les DJ des discothèques. Entre les Journalistes et enfin entre les acteurs du showbiz burkinabè. Notre showbiz se porte mal à la racine, par conséquent, il faudrait qu’on se serre les coudes et que nous fassions fi des rancunes et des vengeances obsolètes » affirme le producteur de l’artiste Jérôme Zoma. Loin de vouloir demander à Sofiano de changer son comportement où d’estomper ses sorties médiatiques tumultueuses, bien au contraire…c’est en les canalisant avec des objectifs bien déterminés qu’il réussira à s’envoler plus haut à l’image de ce vaste palmipède de mer qu’il veut ressembler. Hervé David HONLA        

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AFROBEAT 2020 dans une autre dimension

Un festival au service du développement Dans un contexte toujours plus concurrentiel, les territoires sont confrontés à des risques permanents de pertes de leurs activités économiques, en particulier si le niveau de qualification de la main-d’œuvre pour ces activités n’est pas déterminant. Afin de diminuer ces risques, certaines collectivités se tournent vers la mise en valeur des ressources culturelles et naturelles de leurs territoires en tant que moteur de développement durable. Si plusieurs municipalités ont compris l’importance et la nécessité d’une telle mise en valeur, il faut se rendre à l’évidence, que beaucoup de sensibilisation reste à faire pour éveiller les consciences aux avantages du développement culturel. D’emblée, les pouvoirs politiques estiment généralement que l’art et culture peuvent aider les territoires à mieux résister à l’extrémisme violent. Le Ministre Abdoul Karim Sango est mieux placé pour développer cette thèse. Toutefois, il semble que la présence d’un administrateur culturel d’une municipalité ne suffise plus pour y parvenir. De plus en plus, le développement des territoires serait également lié à la capacité de concevoir, produire, diffuser et commercialiser des produits culturels.  Raison pour laquelle, les propositions artistiques et culturelles doivent être spécifiques et non génériques aux différents territoires, communes ou arrondissements. C’est-à-dire conçues à partir de références culturelles propres au lieu ou au site, en plus d’impliquer les acteurs locaux ou les riverains. C’est exactement comme ça que les structures CHALLENGE Communication,  Réseau Art Emergence ont perçu cette philosophie autour de la culture au service du développement. En initiant le festival de musique AFROBEAT dans l’arrondissement numéro 3 à Tampouy, son promoteur Jean-Marie Nabi Zopito, voudrait faire de ce festival, un levier développement de cette localité. Il ne suffit pas seulement d’investir les lieux sous la poussière, pour lever les coudes et courtiser les jeunes minettes des lycées et collèges, mais c’est surtout d’asseoir une croissance endogène des espaces publics. Grâce donc l’appui financier de la société CIMFASO, la rue voisine du site du FESTIVAL DE MUSIQUE AFROBEAT sera aménagée par les poses des pavés sur les trottoirs, les plantations d’arbres, les récurages, l’installation des poubelles etc. Un projet qui verra le jour dès le début du mois de mars 2020 est un premier du genre dans un festival de musique au Burkina Faso. Le site et les environs connaîtront un tout autre visage dès le lancement du prochain FESTIVAL DE MUSIQUE AFROBEAT qui aura lieu du 1 au 5 avril 2020. Un acte hautement salutaire dont les répercussions devraient raisonner dans les salons feutrés de du palais présidentiel à Kosyam. Hervé David HONLA                      

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Bilan 2019 du Ministre: «Le Burkina Faso attire toujours de nombreux visiteurs» Dixit SANGO

Devoir de recevabilité et de transparence Cela devient déjà un exercice auquel les hommes de médias commencent à s’y habituer. Depuis sa prise de fonction, le 5 février 2018, le Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme Abdoul Karim Sango se livre chaque année, à un vaste déballage sur la gestion de son département. En ce jour 14 février 2020, c’est la Maison de la Culture Mgr Anselme Titiaman Sanon à Bobo-Dioulasso qui a été le théâtre de cette activité. Pendant près de trois heures de  conciliabule avec sa traditionnelle voix alternée (parfois haute, parfois basse), il a épluché tous les aspects des différentes filières de son département.   Conscient que l’année 2019 n’a pas été de tout repos pour le secteur culturel et surtout touristique à cause de l’extrémisme violent, il n’en demeure pas moins que le Gouvernement doit toujours puiser dans toutes ses ressources pour instaurer la quiétude et surtout la sécurité auprès des populations. La culture et le tourisme jouent également, un rôle régalien dans cette atmosphère. C’est la raison pour laquelle, le patron de ce département a d’abord inventorié les acquis engrangés en 2019, tout en brandissant certaines statiques, qui, contrairement à l’opinion publique, sont plutôt encourageantes et louables. Certes, la promotion de l’entreprenariat et de  la diversité culturelle y compris touristique, a connu de nombreux remous, mais les chiffres annoncés, notamment dans le secteur touristique, précisément l’hôtellerie parlent d’eux-mêmes. Le nombre de touristes était de 540 390 en 2018, il est passé selon le Ministre, à 572 070 en 2019. «Ce n’est pas parce que vous ne voyez pas les blancs partout dans les rues, que ça veut dire que le pays n’est pas fréquentable. Détrompez-vous, il attire toujours des visiteurs étrangers» précise Abdoul Karim Sango. Cela a même permis, renchérit le Ministre,  de  développer le tourisme interne, qui est passé en 2018 de  395 898 touristes internes à 427 570 en 2019.  C’est dans cette foulée que le ministère avait lancé une sorte de campagne promotionnelle du tourisme interne en étroite collaboration avec les responsables hôteliers. Ce qui a permis de réduire le coût des chambres pendant la période des vacances. Une mesure qui s’est soldée en amont, par l’accompagnement technique et financier de 19 projets d’opérateurs touristiques d’un montant de 466 283 192 F CFA. Selon Sango, il est tout de même inconcevable que si le Tourisme ne marche pas au Burkina Faso, comment est-ce que 161 Licences d’affaires ont été octroyées aux entrepreneurs privés en 2019 ? «Cela leur a permis de réaliser des infrastructures hôtelières, l’ouverture des agences de voyage et autres pour un investissement total estimé à 45 249 869 591 F CFA» conclut-il. Cela allait paraitre cataclysmique si, durant tout son bilan, le garant des Arts, de la Culture et du Tourisme du Burkina Faso ne mentionnait pas en «lettres capitales» les deux succès engrangés sur le plan mondial. Il s’agit de l’inscription des sites de métallurgie ancienne du fer au patrimoine mondial de l’UNESCO, lors de la 43è session à Bakou, en Azerbaïdjan. Et le classement de 1679 nouveaux biens meubles dans les registres d’inventaire des musées en vue de renforcer la sauvegarde du patrimoine culturel national. En faisant des Conférences Régionales, l’une de ses priorités lors de son bilan en 2019, le Ministre a visiblement tenu à sa parole. Surtout cette contribution de la culture à la prévention et à la lutte contre l’extrémisme violent a été largement débattu dans plusieurs Régions (Cascades, Sud-Ouest, Centre, Est, Plateau Central, Centre-Nord, Centre-Est) On ne peut pas prétendre créer des conditions propices au rayonnement des artistes, sans toutefois asseoir une gestion transparente et prolifique de leurs œuvres. C’est pour cette raison que Sango n’a pas tarit d’éloges à l’endroit du BBDA. A chaque fois qu’il abordait la question des créateurs, il faisait des virgules pour magnifier la gestion  du Bureau Burkinabè de Droit d’Auteur. La phrase accompagnée du chiffre évoqué par le Ministre qui a fait frémir plus d’un dans la salle est la suivante : «Au titre de droits d’auteur, le BBDA a collecté à peu près 2 milliards de F CFA au profit des acteurs, permettant ainsi d’améliorer leurs conditions de vie et de travail». Sans oublier l’adoption de deux projets de loi. Celle la loi d’orientation de la filière du Livre et la loi révisée sur la protection de la propriété littéraire et artistique. Le Fonds de Développement Culturel et Touristique n’a pas été en reste. 520 projets d’opérateurs culturels ont bénéficié de l’accompagnement technique et financier du FDCT. Tout en relevant la bonne tenue des manifestions internationales classiques qui se sont déroulées en 2019 telles que la FILO (Foire Internationale du Livre de Ouagadougou) et le FESPACO (Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou), l’admirateur de l’industrie cinématographique nigériane, s’est longuement indigné sur la santé du cinéma Burkinabè. Morceaux choisi : «…Pourtant, nous avons de très bons acteurs ! Partout où je vais, on me parle de Souké et Sidiki…Nos séries Télé ont disparu ! Où est passée par exemple la série «3 Hommes, 1 village» et bien d’autres? Le cinéma pourtant, créé des emplois…Mais on veut toujours compter sur le Ministère. Même si je prends tout le budget du Ministère, je donne à un réalisateur, ça ne vas pas suffire…Il faudrait user de votre magnanimité et stratagème pour chercher des financements ailleurs ; chez des grands opérateurs économiques. Il y a des gens qui ont beaucoup d’argent dans le monde mais, ils ne savent pas où l’injecter…»  Concernant, certains sites homologués par l’Etat, des avancées significatives sont en train d’être opérées. La question de la cité des artistes de la SNC connait une légère avancée. La pose de la première pierre sera effectuée lors de la 20è édition qui aura lieu du 28 mars au 4 avril 2010 à Bobo-Dioulasso. Le siège du FESPACO est en pourparlers entre les architectes et le Ministre. Ce dernier attend des propositions concrètes. Le jumelage ou la fusion entre la SNC et la Maison des Jeunes et de la Culture serait en suspens. Sans toute fois, occulter une quelconque filière

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Les KUNDE ont 20 ans!

Un jubilé qui s’annonce scintillant   9 février 2001-9 février 2020 voilà vingt ans que les Kundé ont vu le jour. Pour marquer cet événement le commissariat général des Kundé avec à sa tête Salfo Sore dit Djah Press a tenu une conférence de presse au ciné Neerwaya, lieu qui a vu naître la toute première cérémonie de récompense. Ce fut l’occasion pour les membres du comité d’organisation de faire une halte pour saluer le mérite de tous ceux qui ont cru à ce rêve, il y a de cela deux décennies. Au cours de cette rencontre avec la presse le promoteur de cet événement culturel Jah Press, a tenu à remercier tous ceux qui ont été à ses côtés durant ces longues années. Il a affirmé que les burkinabè se doivent d’être fiers des Kunde qui relève l’image de marque du pays à l’extérieur. Cette conférence fut l’occasion pour les organisateurs de dresser le bilan de ces vingt ans de célébration de la musique burkinabè. C’est le commissaire à la sélection Boureima Djiga qui a présenté avec brio ce bilan très satisfaisant. Au menu de cette rencontre, des témoignages émouvants sur la genèse avec le tout premier président de jury en la personne de Charlemagne Abissi de Savane Médias, le témoignage également du tout premier lauréat des Kundé Solo Djah Kabako le tout couronné par une vidéo rétrospective des célébrations de ce grand événement artistique et culturel. Les Kundé, 20 ans d’excellence. En vingt années de mise en œuvre sans discontinue, une prouesse et un grand mérite pour une cérémonie non étatique sur le continent africain. Les Kundé sont arrivés à se positionner comme le baromètre de la musique au Burkina Faso. Un étalon de mesure de la qualité des œuvres discographiques et des artistes. Un évènement qui conforte la visibilité internationale du Burkina Faso et un vecteur de promotion internationale de la musique burkinabè et africaine. Vingt ans que les Kundé honorent chaque année à Ouagadougou les artistes et les professionnels des métiers de la musique burkinabè et africaine au cours d’un dîner gala riche en son et en lumière. Par son côté prestigieux fait de strass, de paillettes et de stars internationales, les Kundé sont arrivés à se positionner comme l’événement majeur de la capitale. L’édition Kundé 2020 qui coïncidence avec le vingtième anniversaire aura lieu le 29 mai 2020. Ce jubilé va s’articuler autour d’une série d’activités qui marqueront les noces en porcelaine de l’évènement. BESSY François SENI  

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La diplomate du Musée National installée dans ses fonctions

Apolline Traoré, taillée pour ce rôle Cette réalisatrice burkinabè du film à succès «Desrances» a été installé dans ses nouvelles fonctions d’ambassadrice du Musée National le 6 février 2020. Une fonction qui lui va si bien, dans la mesure où cette icône de l’industrie cinématographique burkinabè bourlingue à travers la planète pour magnifier son pays et ses films.   Un choix judicieux pour la Directrice Générale du Musée National, Rasmata Sawadogo. Etant principalement au service de la société et de son développement, le Musée National possède cette vocation d’être à la fois à la merci du  public et participe à la conservation, la recherche et la transmission du patrimoine matériel et immatériel de l’humanité. En choisissant donc cette cinéaste de grande envergure de par son physique, son expérience et sa notoriété, le Musée National entend promouvoir la culture burkinabè tous azimuts. En acceptant cette noble fonction, la réalisatrice de «Frontières» s’engage à trouver des associés pour des investissements de qualité dans le but de faire vivre ce musée. Tout en axant sa mission sur la jeunesse, Apolline va également s’investir auprès des élèves afin que la transmission soit effective dès la petite enfance. Elle a reçu dons des mains de la représentante du Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme, son écharpe pour valoir ce de droit. Les responsables des différents départements culturels et touristiques n’ont pas marchandé leur participation lors de cette cérémonie d’intronisation. Entourée d’un parterre de Chefs coutumiers, Apolline Traoré a constaté séance tenante, la noble et passionnante mission qui l’attend. Le cérémonial s’est achevé par la visite des œuvres d’arts du Musée. Carole Ngono

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La question de l’homosexualité en Afrique

Encore un «SECRET» L’actrice/Réalisatrice et productrice Prisca Zamblé a présenté en grande première son premier film «LE SECRET » le lundi 3 février 2020 au Ciné Nerwaaya à Burkina Faso à Ouagadougou. Un film qui évoque, à la fois de façon subtile et dans la controverse, l’homosexualité dans un couple dit «normal». L’intrigue, la polémique et le suspens sont essentiellement les facteurs qui accrochent les cinéphiles dans cette fiction tirée d’une histoire vraie. L’homosexualité en Afrique est très peu étudiée et l’homophobie africaine l’est encore moins. L’entrée récente du sujet de l’homosexualité dans les débats publics et populaires dans certains pays africains, dont la Côte d’Ivoire, s’est faite par le biais des faits divers, largement relayés par les réseaux sociaux et les médias locaux. Cette polarisation culturelle, morale et sociale s’opère dans un cadre où les industries de la culture contribuent à la mondialisation, non seulement des débats sur des sujets longtemps considérés tabous en Afrique, mais aussi du choc entre les résistances locales et les pressions des lobbys internationaux. En présentant ce «LE SECRET» au Burkina Faso, la productrice Prisca Zamblé voudrait tout simplement attester que ce phénomène existe bel et bien en Afrique. Malgré qu’il soit décrié par certains, bons nombres de sociétés ont fini également par l’accepter. «Je cherchais à raconter une histoire à la fois réelle et passionnante. C’est une connaissance à moi qui m’a conté son histoire et j’ai décidé de la mettre à l’écran sous la forme d’une fiction. C’est une histoire vécue !» Explique Prisca Zamblé qui a d’ailleurs incarné le rôle principal d’une femme vivant avec son époux homosexuel. Ce dernier, de connivence avec sa mère, a gardé ce secret dans son foyer mettant en disgrâce toute une famille, y compris son père. Tourné essentiellement en Côte d’Ivoire depuis le mars 2019, ce film a vu officiellement le jour en décembre 2019. Ouagadougou fait partie des premières capitales africaines qui présentent de ce film. Toute la semaine (du 3 au 14 février), «LE SECRET » sera projeté au ciné Nerwaaya en présence de la productrice et surtout d’un des deux acteurs principaux en l’occurrence Jimmy Koy. En abordant cette question sur l’homosexualité en Afrique, ce film n’a pas la prétention de porter un jugement. «Bien au contraire, c’est un phénomène qui existe en Afrique. Nous présentons simplement un pan de la société sans toutefois orienter ou stigmatiser le débat » analyse l’acteur du film Jimmy Koy.  Pour la plupart des cinéphiles présents dans la salle, ils ont été, quelque peu surpris de la fin du film. «Je m’attendais à voir ; soit le mari de la femme se réconcilier avec son épouse en abandonnant l’homosexualité ou alors, accepter officiellement le divorce et sa femme se remarier» renchérit un cinéphile au sortir de la projection. Selon Prisca Zamblé : «…ce film connaîtra une suite. C’est fait à dessein». Visiblement satisfait du thème et des jeux d’acteurs, à la fin de la première projection, le public s’est pratiquement rué sur la productrice Prisca Zamblé et l’acteur Jimmy Koy pour des séances photos.   Hervé David HONLA  

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Conclusions des Ministres de la Culture du G5 Sahel

Plus d’implications des autorités coutumières Les ministres de la Culture du G5 Sahel ont adopté à Ouagadougou, le 17 janvier 2020, la Déclaration de Ouagadougou sur la contribution de la Culture à la prévention et à la lutte contre l’extrémisme violent dans les pays du G5 Sahel. Une conférence des Ministres en Charge de la Culture s’est tenue du 15 au 17 janvier à l’Hôtel Silmandé de Ouagadougou. En effet, les Ministres du Mali, du Burkina Faso, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad admettent que la réponse militaire n’est pas la seule alternative dans la lutte contre le terrorisme. La culture par exemple ; grâce à son caractère immatériel et matériel peut aussi permettre de bâtir une société humaniste et prospère. L’implication de la culture dans la gestion de tel conflit est d’autant plus importante qu’elle devrait favoriser l’intégration des peuples, l’inclusion, la paix et la cohésion sociale. C’est la raison pour laquelle, les Ministres en charge de la Culture du G5 Sahel ont salué les efforts des Etats membres concernant l’orientation de leurs politiques et stratégies et développement culturel. Mais, pour faire face à ce mal pernicieux du 21è siècle qu’est l’extrémisme violent, le secteur de la culture des différents pays membres du G5 Sahel,  est confronté à une déficience du budget qui leur est alloué. Lors de cette conférence, les acteurs culturels ont réitéré leur vœu, que l’on prenne en compte le volet culture dans la stratégie de développement et de sécurité du G5 Sahel et les projets prioritaires définis dans le Programme d’Investissements Prioritaires (PIP). Ils ont réaffirmé la nécessité de la promotion des systèmes de valeurs en partage au sein de leurs communautés, non seulement pour la paix mais également pour le développement durable. Dans les conclusions, les cinq états membres ont décidé, par le biais de la coopération Sud-sud, de conjuguer leurs compétences, ressources et expériences en vue de la prise en compte effective des systèmes de valeurs culturelles partagées, de manière à assurer leur utilisation pour construire un vivre ensemble harmonieux et dans leur espace commun. Tout en saluant le soutien des partenaires techniques et financiers pour la mobilisation des ressources et la mise en œuvre des objectifs du PIP dans le cadre du plan triennal 2019-2021, le Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme Burkinabè, Abdoul Karim SANGO a affirmé que : «Si la Culture est marginalisée, non intériorisée, il manquera à nos sociétés, la possibilités d’affronter les problèmes fondamentaux liés à l’insécurité et au développement durable» A l’issue de ces 72h de consistoires, les Ministres de la Culture du G5 Sahel ont également souhaité que les autorités coutumières et traditionnelles soient impliquées à tous les niveaux de réflexions et de décisions. Notamment, dans la  mise en place d’un cadre d’échanges entre autorités coutumières et traditionnelles des pays membres du G5 Sahel, de la prévention et la lutte contre l’extrémisme violent par la mutualisation des mécanismes endogènes et des expériences acquises. Lors de cette cérémonie de clôture un protocole d’accord de coopération culturelle entre le Burkina Faso et la République du Sénégal a été paraphé. Une séance solennelle qui avait été placée sous le très haut patronage du Président du Faso, son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE et qui a connu la participation du Premier Ministre, son Excellence Monsieur Christophe Joseph Marie DABIRE. Hervé David HONLA

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Conférence des Ministres de la Culture du G5 sur l’extrémisme violent

Que pourrait jouer la Culture ? Ce mercredi 15 janvier 2020 à l’Hôtel Silmandé, a eu lieu à 9h30 l’ouverture de la Conférence des Ministres de la Culture des pays du G5 Sahel sous le thème «Contribution de la culture à la prévention et à la lutte contre l’extrémisme violent au Sahel». Tour à tour il y’a eu le mot du Président du comité d’organisation de la Conférence des Ministres de la Culture G5 Sahel, Docteur Lassina Simporé, Secrétaire Général du Ministère de la Culture des Arts et du Tourisme Burkinabè. Ensuite,  le discours son Ministre, Abdoul Karim SANGO a souhaité la bienvenue à ses homologues du G5 Sahel. Pour le Ministre SANGO ; la rencontre de Ouagadougou s’inspire de la vision stratégique du G5 Sahel qui est de faire des pays du G5 Sahel un espace économiquement intégré, socialement prospère, culturellement riche. Où la sécurité et la paix règne durablement dans une communauté moderne ouverte à l’innovation et à la technologie, avec en toile de fond, la solidarité  et la tolérante. «Si la culture est marginalisée non intériorisée, il manquera à nos sociétés la possibilité d’affronter les problèmes fondamentaux liés à l’insécurité et au développement durable » affirme-t-il. Le G5 Sahel croit aux acteurs culturels pour aider nos populations à aider les Forces de Défense et de Sécurité afin que la mutualisation des actions puissent être effectives afin que que jamais plus les tensions inter intercommunautaires n’endeuillent les familles. D’autant plus que la Paix aide à la préservation du patrimoine dans toute sa diversité et sa richesse. Le Ministre a invité les créateurs, les acteurs, les artistes, les écrivains à être une espérance, un creuset de vertus et une source de vie pour nos populations futures. La Conférence a enregistré pour le premier jour la présence de Madame la Ministre de la Culture du Mali ; Ramatoulaye DIALLO, le Ministre de la Communication, Porte-Parole du Gouvernement du Burkina Faso, Rémis Dandjinou, le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Harouna KABORE, le Maire de la ville de Ouagadougou et certains chefs coutumiers. Après la cérémonie d’ouverture, place à la première communication sur le thème «Contribution de la culture à la prévention et à la lutte contre l’extrémisme violent au sahel» Présenté par le chroniqueur de RFI Jean Baptiste Placca et animée par l’anthropologue, Ludovic Kibora. Les travaux sont prévus s’achever le 17 janvier 2020 par l’élaboration d’une feuille de route commune transnationale. Carole Ngono

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73è Festival de Cannes

Un réalisateur de la diaspora africaine nommé Président du Jury La 73è édition du Festival de Cannes aura lieu du 12 au 23 mai 2020. Le Conseil d’Administration, son Président Pierre Lescure et le Délégué Général Thierry Frémaux ont dévoilé le 13 janvier 2020, le nom du Président du Jury de la prochaine édition du Festival de Cannes. Il s’agit du réalisateur américain Spike Lee   Spike Lee succède donc à Alejandro G. Inarritu Président du Jury en 2019 qui avait, on se souvient, avait attribué la Palme d’Or à «Parasite» du réalisateur coréen Bong Joon-Ho. Ce film a également remporté la Golden du meilleur film étranger. Quelques heures après les nominations aux Oscars, le Festival de Cannes vient de dévoiler le nom de son prochain Président du Jury en l’occurrence Spike Lee. C’est le premier noir à occuper cette fonction. Le plus grand festival de cinéma au monde. Ce cinéaste charismatique de la cause noire a présenté au total sept de ses films sur Croisette  et avait été récompensé du Grand Prix en 2018 pour Blackkklansman qui raconte l’histoire vraie d’un noir infiltré au Ku Klux Klan. Toujours arborant une casquette et des baskets, cet américain de 62 ans au look d’adolescent, est à la fois scénariste, acteur, monteur et producteur. Il a été au cœur de plusieurs films à polémiques qui ont traité des sujets sensibles pour des causes nobles. Le cinéma pour ce newyorkais a  commencé en 1986 avec son premier long métrage «She’s Gotta have hit» qui avait remporté le Prix de la Jeunesse à la Quinzaine des Réalisateurs. Son prochain film sorti en 1989 «Do the right thing » était en Sélection officielle et en Compétition. Des films comme «Jungle Fever» en 1991, «Girl 6» en 1996, «Summer of Sam » en 1999 à la Quinzaine des réalisateurs, «Ten minutes Older» en 2002 au Certain Regard et surtout «Blackkklansman » en 2018 en Compétition qui a remporté le Grand Prix, normal selon le Comité d’organisation qu’il soit la première personne issue de la Diaspora africaine (Etats-Unis) à assurer la présidence du Jury de Cannes et d’un Grand Festival. Il sera entouré de son jury que l’on connaîtra en avril, et ensemble ils dévoileront au soir du 23 mai la Palme d’Or de cette 73è édition. Hervé David HONLA

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SOTIGUI AWARDS 2019, cap sur Paris en 2020

«En quatre éditions seulement !» C’était une pléiade d’acteurs africains et de la diaspora qui avait foulé la capitale burkinabè le 30 novembre 2019 à la faveur de la quatrième édition des SOTIGUI AWARDS. C’est l’acteur Jimmy Jean-Louis qui succède à Abdelmonem Chouyet sur le podium du SOTIGUI D’Or.   La prestigieuse salle Canal Olympia a été le théâtre de cette quatrième édition des SOTIGUI AWARDS dédiée aux acteurs comédiens africains et de la diaspora. Ils venaient des quatre coins du globe. Trente-neuf (39) acteurs ont été nominés dans 16 catégories des SOTIGUI AWARDS 2019. En plus du trophée convoité, l’académie des Sotigui Awards a décerné une vingtaine d’autres prix. Elle a également rendu hommage à des acteurs du 7e art, vivants et disparus. C’est le film « Desrances» d’Apolline Traoré qui a été une fois de plus à l’honneur. Son acteur vedette, Jimmy Jean-Louis, qui est monté sur la plus haute marche du podium. Il est donc depuis novembre 2019 officiellement, le meilleur acteur du cinéma africain et de sa diaspora. C’est la prestigieuse distinction que les acteurs africains et de la diaspora convoite depuis déjà quatre ans. Ce qui surprend plus d’un. «Comment en quatre éditions seulement, cette cérémonie rassemble autant d’acteurs partout dans le monde» s’interroge Alphonse BRUNO, journaliste Belge. En effet, les SOTIGUI AWARDS contribuent à la reconnaissance et la valorisation du métier des acteurs comédiens du cinéma africain et de la diaspora. C’est pour cette raison, qu’ils affluent chaque année au Burkina Faso. C’est un véritable ballet des comédiens qu’on assiste en période de novembre à l’aéroport international de Ouagadougou.   Pour cette 4ème édition, beaucoup d’innovation ont été apportées. La prise en compte des séries télévisuelles, avec trois prix qui ont été décernés dans cette catégorie. La création d’un prix spécial décerné à un acteur de la filière cinéma et audiovisuelle. Et surtout la mise en ligne de l’application Mov’up qui est non seulement une plateforme de promotion des acteurs comédiens de cinéma, mais aussi de tous les corps de métier. Mov’up a d’ailleurs été l’attraction principale de cette édition. C’est un système de réseautage très puissant, premier du genre dans le monde. Aujourd’hui, tout le monde est unanime à dire que, la cérémonie des Sotigui Awards est une distinction qui contribue amplement à la reconnaissance et la valorisation du métier des acteurs comédiens du cinéma africain et de la diaspora. Voilà enfin une plateforme d’échanges, de discussion et de partage qui leur est dédiée. C’est l’émotion et surtout l’ambiance bonne enfant qui a prévalu à cette quatrième édition. En remportant les deux trophées ; celui du meilleur acteur de la diaspora et le Sotigui d’or,  Jimmy Jean-Louis est au firmament de son art. Cet acteur originaire d’Haïti a décroché l’or pour avoir surtout incarné le rôle principal dans le long métrage « Desrances », réalisé par Apolline Traoré. Après son sacre, l’acteur haïtien Jimmy Jean-Louis n’a pas caché sa joie et surtout ; il a tenu à remercier sa réalisatrice Apolline Traoré. Il a avoué être surpris de repartir avec deux Awards. En tant qu’Haïtien, c’est un honneur pour lui de reprendre contact avec ses racines. Il dit espérer pouvoir revenir très souvent, non pas uniquement au Burkina Faso, mais aussi dans le reste de l’Afrique pour continuer à faire des films. «…Le futur nous appartient, le futur du cinéma est en Afrique et il faut qu’on continue à faire des projets, des sujets sur nous-mêmes, de nous-mêmes, et qu’on continue à éduquer le monde de par le cinéma… » a-t-il affirmé. Le film « Desrances » a aussi remporté le Sotigui du meilleur jeune acteur africain, avec Jemima Naomi Nemlin. Cette 4e édition a aussi connu les 28 et 29 novembre 2019 à l’institut français de Ouagadougou, des rencontres de master-class, des panels et des projections de films. . Des projections et des panels ont également eu lieu. Le Burkina Faso n’est pas resté à la touche à cette édition : Abdoulaye Komboudri a reçu le Sotigui du meilleur Acteur de l’Afrique de l’Ouest, pour son rôle dans le long métrage fiction « Duga, LES CHAROGNARDS » d’Abdoulaye Dao et d’Hervé Eric Lingani. Le Sotigui du Public burkinabè a été décerné à Viviane Yanogo, pour son rôle dans le long métrage «La folie du millionnaire» du réalisateur Oumar Dagnon. O Gust Kutu a reçu le Sotigui de la meilleure interprétation masculine burkinabè, pour son rôle dans le long métrage «Le bonnet de Modibo» de Boubacar Traoré. Le Sotigui de la meilleure Interprétation féminine burkinabè,  dans le long métrage « La république des corrompus », de Salam Zampaligré est revenu à Mariam Cristal Traoré. Une édition qui a été riche en son et surtout en lumière. Pour certains invités, ils se croyaient dans une cuvette de strasse et paillettes où la beauté se conjuguait avec élégance et galanterie. Dans le souci de rendre cette édition plus itinérante, la cinquième édition des SOTIGUI AWARD se tiendra à Paris en 2020. Foi du Promoteur de cet évènement Kevin Moné.   Le palmarès 👉SOTIGUI de la meilleure interprétation masculine africaine série TV, Dahier Oupoh, pour son rôle dans la série TV « Ma grande famille » de Akissi Delta 👉SOTIGUI de la meilleure interprétation féminine burkinabè, Mariam Cristal Traoré, pour son rôle dans le long métrage fiction « La république des corrompus » de Salam Zampaligré. 👉SOTIGUI de la meilleure interprétation masculine burkinabè, O Gust Kutu, pour son rôle dans le long métrage fiction « Le bonnet de Modibo » de Boubacar Diallo. 👉SOTIGUI du meilleur espoir africain, Nalini Aubeeluck, pour son rôle dans le long métrage fiction « The comeback » de Sharvan Anenden. 👉SOTIGUI de la meilleure interprétation féminine africaine série TV, Christiane Dumont, pour son rôle dans la série TV « Sakho et Mangane » de Jean Luc Heberlot Hubert Ndao Toumani Sangaré. 👉 SOTIGUI du meilleur espoir africain série TV, Ali Cissé, pour son rôle dans la série TV « Invisibles » de Alex Ogou. 👉SOTIGUI du meilleur acteur de l’Afrique du Nord, Mohamed Rzine, pour son rôle dans le long métrage fiction « Cri

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