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Odyssée d’un trajet aquatique entre Pâ et Boromo

J’ai séjourné à Bobo-Dioulasso du 19 au 22 Août 2022 pour une rencontre Master Class que j’ai dispensé au profit des apprenants d’une structure incubatrice SYA PROD SCHOOL. Tout s’est, pour le mieux bien passé au niveau de cette « 1ère session de Formation en Animation d’émissions Télé et Radio ». Mais mon retour sur Ouagadougou a été anecdotique et baroque !   La ville de Pâ, chef-lieu du département et la commune rurale de Pâ, situé dans la province des Balé et la région de la Boucle du Mouhoun à 225,1 KM sur la N1 de Ouagadougou, est le théâtre depuis quelques jours, des scènes en circulation surréaliste voire rocambolesque. Faut-il en rire ou en pleurer ?   Toujours est-il que le scénario est hallucinant. En effet, suite aux pluies diluviennes qui s’abattent sur une bonne partie des provinces du Burkina Faso, certaines routes et chaussées sont nettement enclavées et impraticables. Sur le tronçon Pâ/Boromo, il se passe de tout commentaire ! A l’issue de mon Master Class dispensé le samedi 20 août, je décide de reprendre, le lendemain dimanche, un car de transport en commun pour regagner Ouagadougou. Installé impérialement dans ce car VIP, attendant, le coup d’accélérateur du chauffeur ; une charmante hôtesse s’empare soudainement du micro avec une voix tremblotante pour dire ceci : « Suite à l’état de la route lourdement trempé d’eau, nous allons devoir suspendre le départ d’aujourd’hui, pour vous inviter demain lundi à la gare pour le prochain départ. Toutes nos excuses pour ce désagrément ». S’en sont suivis des grognements et des bougonnements dans le car. Je me suis simplement rendu à la caisse pour annuler mon départ et le reprogrammer pour demain par un autre moyen. Le lendemain Lundi 22 août, la sublime et complaisante star de notre musique, présidente de l’ABFAM, Maï Lingani (Présente aussi à Bobo-Dioulasso pour la même activité), me propose de me prendre dans son somptueux véhicule afin qu’ensemble, nous fassions le périple de Ouagadougou. Après naturellement quelques achats (Chitoumou, Légumes, fruits, eau et friandises) à la sortie de Bobo-Dioulasso ; cap sur la N1, avec bien sûr dans le lecteur du véhicule, le riche répertoire de l’artiste. Rien qu’à deux dans le véhicule, nous écoutions docilement les merveilleux tubes de l’artiste. De temps en temps au volant, elle n’hésitait pas à chanter ostensiblement avec sa magnifique voix, tous les tubes qui défilaient dans le lecteur. A la fois abasourdi et heureux à ses côtés, je me délectais de sa belle voix en a capela s’il vous plaît ! De temps à autres, je formulais quelques critiques sur des chansons et nous en discutions dans une ambiance très bon enfant. Emporté par la bonne ambiance musicale qui régnait dans le véhicule, nous sommes tombés nez à nez devant une impressionnante file de camions et poids lourds à la sortie du centre-ville de Pâ. « Que se passe-t-il ici ? » s’exclame Maï Lingani en appuyant son pied droit sur le frein. « Certainement, c’est l’état désastreux de la route dont les gens en parlent… » ai-je retorqué. Immédiatement, une panique générale s’empare du visage de la star ! « Hoooo ! Donc le monsieur du péage nous a berné ! Il nous a dit de passer par Léo… » renchérit-elle toute dépitée. Pendant ce temps, nous voyons une quinzaine d’adolescents qui accourent vers notre véhicule pour se porter volontaire de nous aider. Visiblement, c’est devenu monnaie courante dans la zone. Sans paniqués, bien au contraire tout heureux de voir un véhicule à cet endroit, ils nous proposent leur service : c’est à dire : ils poussent le véhicule, moteur éteint sur 3 à 4 km pendant que nous restons à l’intérieur. En effet, la montée de l’eau sur cette chaussée atteint les 115cm. Impossible d’y traverser avec un véhicule au châssis bas. Uniquement les 4WD en pleine forme peuvent s’y aventurer. Pendant que les jeunes énonçaient leurs stratagèmes face aux vitres de nos portières, Maï s’enfonçait dans la panique et l’accablement. « Hoo ! Mon Dieu, qu’est-ce qu’on va faire …Mon moteur sera foutu…Ehhh Dieu… ». Tandis que moi par contre ; j’étais presque heureux d’assister et de vivre une telle scène. Bref, j’étais au cœur de l’info et je scrutais toute la scène. Certains camions étaient renversés dans cette eau avec les 16 pneus en l’air. D’autres parts, les jeunes poussaient les véhicules qui osaient s’aventurer dans ce barrage ahurissant. Dans les côtés, hommes et femmes en motos, prenaient le risque de traverser, tous trempés jusqu’aux cheveux sans aucune frayeur. Observant cette scène hallucinante, écoutant et analysant les propos des jeunes avec les renseignements des agents de la société d’électricité nationale qui venaient de traverser cet obstacle, nous avons enfin pris la décision de franchir cette ce « barrage ». C’est-à-dire faire face à ce destin qui hantait de plus en plus l’auteure de « Madou », « Sira djan » ou encore « koamba djin karaongo » ! Pendant qu’on tergiversait pour trouver la bonne décision, des admirateurs de passage marquaient un temps d’arrêt pour nous saluer. Heureux de nous voir physiquement en face d’eux, ils n’hésitaient pas à nous appeler par nos noms en guise de reconnaissance. Pourtant, ce qui nous préoccupait c’était comment sortir de ce bourbier ? C’est devenu un décret des villageois : pour accepter l’aide de ces jeunes, il faut débourser la somme de dix milles (10 000 FCFA). A prendre ou à laisser, et retourner à Bobo-Dioulasso pour emprunter le chemin de Dédougou. Dans une véritable peur bleue, la Princesse du Boulgou se décide enfin d’accepter les propositions des jeunes et des techniciens de l’électrification nationale. Le paquet de mouchoir jetable posté sur le tableau de bord du véhicule qu’elle avait acheté un peu plus tôt, s’est presque vidé de son contenu. Chaque 10 secondes, Maï Lingani tirait un mouchoir pour assécher son visage qui dégoulinait abondamment de sueur. Elle a subitement coupé sa musique du lecteur de son véhicule. Le moment et l’esprit n’étaient à la chanson ! « Nous sommes dans problème ici ! Ce n’est pas ma musique qui va nous sortir de là ». Certainement c’est cette phrase qu’elle a prononcé intérieurement avec d’éteindre brusquement son lecteur. Après 1h d’hésitation, la star et moi

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LEGRATA : La conférence du nouvel An Kamite.

Le Grand Retour des Ancêtres sur la Terre de l’Afrique (LE GRATA) a tenu le samedi 23 juillet à son siège dans le quartier de Tampouy, une grande conférence. Cette conférence s’est tenue à 15h, dans le cadre de la célébration du nouvel an Kamite.   C’est le Président de l’association de LEGRATA NAAMWINBEGURÉ Bekuone SOME, le Docteur KONATÉ Dramane, Sémiologue Maître en Intelligence Endogène et le Professeur Egyptologue SOME Jean Magloire qui ont animé cette conférence publique. C’est sous le thème “Source et ressources endogènes de la culture et de la diaspora : de l’antiquité à l’Afrique contemporaine” que cette conférence a eu lieu. L’invité d’honneur était Konomba TRAORÉ, Tradi-thérapeute, Trésor humain vivant. Cette rencontre a été aussi un lieu de partage d’informations, d’enseignements. Le président de l’association a tenu à remercier les participants pour leur mobilisation. Il a ensuite signifié l’importance de cette retrouvaille qui marque le nouvel an Kamite 6258. Il a enfin fini avec le chronogramme des communicateurs. En effet, cette conférence est une première du genre dans la célébration du nouvel an Kamite. Et c’est dans ce sens que le Dr KONATÉ et le Pr SOME ont tenu à élucider un certain nombre de choses. Ils ont expliqué les origines de certaines civilisations tout en faisant référence à l’Égypte ancienne. Ils ont aussi expliqué que selon le calendrier Kamite, le nouvel an est fêté chaque 19 juillet d’où cette grande conférence pour mieux expliquer les raisons. Notons, cette association prône le retour de l’Afrique à ses sources et origines. Tout cela se passe donc par le partage d’informations, l’éveil de conscience de la population africaine sur la nécessité de revenir à la tradition. C’est ce partage d’informations qui a été fait à travers cette rencontre. Nombreux sont ces personnes venues pour mieux connaître, comprendre la nécessité de ce retour aux sources des Africains. Cela a été un lieu de partage d’informations, d’enseignements. Il faut noter que l’association LEGRATA est à sa première célébration du nouvel an Kamite au Burkina Faso. Et pour eux, il était important de le marquer par une activité de ce genre. Selon les panélistes, « Il est important pour les africains de renaître spirituellement ». le Président de l’association de LEGRATA NAAMWINBEGURÉ Bekuone SOME   L’association dit donc vouloir mener des activités tout au long de l’année afin de bien faire passer leur message, pour que chaque africain comprenne la nécessité de revenir à ces sources. NAGALO A. Renaud

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Dr Abdallah : le thérapeute de la musique

Il s’est tenu le 28 juillet 2022, au sein du Secrétariat Permanent du Conseil National de Lutte contre le SIDA et les IST (SP/CNLST), une conférence de presse du Dr Abdallah à l’occasion de la sortie de son single et de son album.   C’est avec l’accompagnement des autorités telles que le Ministre de Santé et de l’Hygiène Publique (MSHP) Robert Lucien Jean Claude KARGOUGOU parrain, du coparrain le député de l’ALT Salif SANFO, et de l’invité d’honneur COMPAORÉ Nicolas, que s’est tenue la dédicace des deux œuvres de l’artiste. En effet Dr Abdallah est né le 28 juillet 1987 à Ouagadougou. Il est médecin de formation et exerce actuellement au Centre Médical Urbain (CMU) de Gounghin. Il est également artiste chanteur Slameur, une autre corde à son arc qu’il nourrit très bien. A travers donc son talent d’artiste, il décide d’œuvrer pour la communauté à laquelle il appartient. Il transforme donc son hôpital où il exerce en tant que médecin chef, en un centre de référence. Tout cela avec l’aide des patients des riverains, des agents de santé. Il fait donc usage de tout le matériel, usagé ou pas pour atteindre ses objectifs. En prélude à la dédicace proprement dite, des vidéos montrant l’engagement du docteur Abdallah pour sa communauté ont été diffusées. C’est l’exemple d’une vidéo où il fait installer des laves mains au profit de l’hôpital et des usagers de l’hôpital. Il a aussi contribué à sa manière dans la lutte contre le COVID à travers la fabrication de masque. Auteur des chansons telles que “le couloir de l’hôpital” “Ramadan“, Dr Abdallah vient a présenté son nouveau single en featuring avec SYNTYCHE titré ” Madame Poussez” et également son album dénommé ” RIEN NE VAUT LA VIE“. Le single “Madame Poussez ” est le troisième épisode d’une série musicale. Rappelons qu’à la base, il a initié cette série musicale pour insister à un changement de comportement dans le domaine de la santé. Le premier ” Combat pour la survie” est sorti en 2020 et traite de maladies chroniques. Le deuxième ” État de choc” traite des dangers de la circulation routière. Et c’est donc l’assemblage de ce projet de série musicale qui va donner cet album. Un album de huit titres tous dotés d’un clip. En outre il faut noter que l’artiste tient cette conférence le jour de son anniversaire. A cette effet l’association les natifs du mois de juillet est venue lui témoigner leur soutien. Le parrain le Ministre a pris la parole pour marquer son soutien aux initiatives du Docteur. Il dit travailler à le soutenir dans toute sa démarche. S’en est suivie celle du coparrain, qui lui aussi a emboîté les mêmes pas que le Ministre. Et pour terminer la représentante de l’invité d’honneur. Nombreux sont ceux qui sont venus le soutenir. L’artiste Malika la Slameuse s’est illustrée en payant aux enchères la première clé USB à cent milles (100.000 FCFA). Pour Dr Abdallah, ce projet n’est que le début d’un long travail. Il compte par ailleurs sur le soutien des autorités et toutes les bonnes volontés. Dr Abdallah prépare déjà d’autres projets notamment une deuxième partie du « Couloir de l’hôpital » en collaboration avec des étudiants. Il prépare des sensibilisations à travers l’humour. Voilà ce qui est des projets futurs sans oublier un probable concert au CENASA. Pour lui ; aider est un remède face à certains maux de la société. NAGALO A. Renaud

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Don de vivres à SOGLENZI: La promotion 98 Tle D du LPZK, au chevet des PDI

Réunie en amical, la promotion 98 (Tle D) du Lycée Philipe Zinda Kabore a procédé le dimanche 31 juillet 2022, à une remise de vivres aux Personnes déplacées internes (PDI) du site de SOGLENZI, localité située à DAPELGO sur l’axe Ouaga Kongoussi.   Considéré comme des personnes contraintes de fuir à l’intérieur de leur propre pays, le Burkina Faso, notamment en raison de conflits, de violences, de violations provoquées par des forces obscurantistes du mal, le nombre de Personnes Déplacées Internes (PDI) est passé de 1,74M à 1,81M, entre le 31 janvier 2022 et le 28 février 2022 ; soit une augmentation de 4,17%. Il était à 1,12M en février 2021, une hausse de presque 62% sur les 12 mois. Les mouvements de populations se sont poursuivis au cours du mois de mai juin 2022, notamment dans les régions du Boucle du Mouhoun, du Sahel, du Centre-Nord, du Nord et de l’Est.   Fort de ce constat très alarmant, les populations ne veulent pas rester les bras croisés. Notamment, certains collectifs réunis en amical en l’occurrence « La promotion 98 (Terminal D du Lycée Philipe Zinda Kabore » a fait un don significatif composé de : Sacs de riz, pâtes alimentaires, boîtes de conserve, vêtements, ustensiles de cuisine, de l’huile… Selon le coordonnateur de cette Amical, Seydou NIKIEMA dit NIXON, ils ne pouvaient pas rester insensible face à cette triste et macabre situation. Ainsi donc, pendant plusieurs jours, cette association a collecté des fonds au sein de leurs membres issus des professions diverses ; Médecins, architectes, entrepreneurs, fonctionnaires, FDS, instituteurs, journalistes, opérateurs économiques, avocats, juristes…   Présents également dans la diaspora, c’est à travers leur groupe WhatsApp qu’ils ont réussi à faire parler leur cœur. C’est dans la localité de SOGLENZI située à DAPELGO, environ une quarantaine de km sur l’axe Ouaga-Kongoussi qu’ils ont procédé à la remise de ce don en toute modestie et simplicité. Echanges, apéro et recueillement ont été également à l’ordre du jour. Hervé David HONLA

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Cyrile YEYE : Parcours d’un passionné de la sonorisation

Né au Burkina Faso plus précisément dans la commune de Djibasso située dans la boucle du Mouhoun, Cyrile Yéyé est le Directeur de l’entreprise AFRIQUE ÉVÉNEMENTIEL.   Il est dans le domaine de la sonorisation et la lumière pour l’organisation des évènements culturels, de l’installation à la conception en passant la réalisation. Son père était enseignant. Cyrile Yéyé est célibataire et père de deux enfants. Il a fait tout son parcours scolaire au Burkina Faso. Il est footballeur de profession et à un diplôme français d’entraîneur du 1er degré. Il a arrêté de jouer au football par suite d’une blessure occasionnée lors match à l’extérieur. De retour au pays, il a continué dans le milieu de la culture. En effet c’est depuis le lycée qu’il était dans les activités culturelles, donc une passion. Cyrile Yéyé s’est formé par la suite dans son domaine actuel notamment la sonorisation conception et installation. Selon lui la formation autodidacte est la meilleure des formations. Le plus stressant dans son métier est que lors d’un spectacle, une panne peut intervenir à tout moment malgré les réglages. Il est également dans la commercialisation du matériel de sonorisation. En tant que premier responsable de sa structure, lors d’un événement culturel comme les 12 PCA, il doit être là au début et à la fin. C’est à dire le premier à arriver et le dernier à rentrer, car le matériel doit être bien rangé. En 2022 après la soirée des 12 PCA, son équipe a reçu beaucoup de félicitations pour le travail que sa structure a abattu y compris la qualité de la lumière. Cyrile Yéyé est un homme exemplaire studieux sociable. Cependant il considère toujours ses employés et ses collaborateurs comme ses propres frères. Selon lui, il faut toujours avoir la passion et l’amour dans ce que l’on fait car sans eux, on ne peut avancer. Il ne faut jamais suive la vague mais il faut toujours se former dans le domaine que l’on exerce.  Le directeur d’AFRIQUE ÉVÉNEMENTIEL conseille vivement la jeunesse d’avoir ; de l’amour, de la passion et le respect des aînés. Son souhait est que la paix revienne dans notre cher pays le Burkina Faso,  afin que les gens puissent voyager sans problème et continuer leurs activités en toute quiétude. N’DOUONMOU AÏDA 

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NAAMWINBÈGURÉ B. SOMÉ (Président de LEGRATA) : « La spiritualité africaine est différente de la sorcellerie »

À l’occasion du nouvel An Kamite, le Président de l’Association le « Grand Retour de l’Afrique sur la Terre de ses Ancêtres » en abrégé LEGRATA, NAAMWINBÈGURÉ BÈKUONÉ SOMÉ a accordé le 24 juillet 2022, une interview à OXYGENE MAG au siège de l’association sise à Ouagadougou au quartier Tampouy.   Parle-nous de ton association et de ses objectifs Comme son nom l’indique, l’association LEGRATA est une structure de nature apolitique et non religieuse. Mais, elle est plutôt une association de nature spirituelle, dont l’objectif principal est la promotion de la spiritualité africaine. Elle valorise aussi notre culture qui est de plus en plus abandonnée à cause des religions importées. S’agissant des actions sur le terrain, nous organisons des conférences, des enseignements notamment des formations et également des foires. Pourquoi organiser une fête pour le nouvel An Kamite ?  Le nouvel An Kamite étant une réalité, nous avons tenue à marquer cette fête par des activités qui ont commencé depuis le 19 juillet. Notamment, la foire et une conférence. Nous avons fait des sacrifices afin que nos ancêtres méritants bénissent cette nouvelle année.   Au-delà cette célébration festive, est-ce que LEGRATA a d’autres activités en vue ? Bien sûre, nous devons éveiller les consciences à travers des conférences et des enseignements. On a tenu une conférence qui a eu lieu hier (23 juillet) et le public est resté sur sa fin. D’autres conférences sont prévues et tout comme des débats télévisés.   Quel est ton message à l’endroit de la jeunesse, considérée comme le fer de lance d’une Nation ? Aujourd’hui, nous avons des doyens qui comptent sur nous pour la suite du combat et notre souhait est d’initier la culture ancestrale à la nouvelle génération à travers des initiations. Il faut également dire que la spiritualité africaine est différente de la sorcellerie négative. La spiritualité africaine est la connaissance de soi et des pratiques ancestrales. Notre spiritualité c’est notre culture et donc notre fierté. Nous invitons la jeunesse africaine à rejoindre et à adopter la culture des ancêtres. Votre dernier mot  Mes remerciements vont à l’endroit de la presse en ligne OXYGENE MAG qui n’a pas hésité à nous accompagner pour notre première édition. Nous remercions les conférenciers et tous ceux  qui n’ont ménagé aucun effort pour la réussite de cet événement. Que nos ancêtres méritants les attribuent à la hauteur de leur contribution. N’DOUONMOU AÏDA 

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Concert COR UNUM : La Paix se construira progressivement

Le samedi 16 juillet 2021 à 20h, s’est tenue au CENASA la deuxième édition de la soirée dédiée à la Paix. Concept qui a été élucidé lors de la conférence de presse du 12 juillet.    C’est au regard du contexte social que vit le monde en général et le Burkina Faso en particulier que l’association COR UNUM (Cœur unis) a tenue dans la soirée du 16 juillet un concert assez spécial. Assez spécial parce que ce concert, au-delà du fait qu’il prône la paix, l’accès était libre et donc ouvert à tous. En effet, cette soirée a tenue toutes ses promesses. Celle d’abord de réunir toutes les couches de la société sans distinction ethnique et religieuse. Ensuite des prestations d’artistes venus de tous les horizons. Enfin une vente aux enchères pour le soutien aux victimes du terrorisme. Aussi, cette soirée a eu l’intervention de plusieurs personnalités venues soutenir l’événement. De l’intervention du Président de l’association, Julien TAPSOBA en passant par celle du parrain de l’activité Me Pierre YAMEOGO, aux différents artistes qui sont passés prester en l’occurrence celle du parrain artiste SANA BOB. Pour le Président de l’association, cette deuxième édition bien que la salle ne soit pas pleine, la soirée était belle. Il espère que le message, noble soit-il, a été bien passé. Et donc au regard de tout cela, il peut conclure que cette deuxième édition a été positive. Le comité d’organisation s’active déjà pour la préparation de la prochaine afin qu’elle soit plus réussie. NAGALO A. Renaud

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Humour : l’escale du Président Iro à Ouagadougou

Dans le cadre de sa tournée Ouest Africaine, Iro le « Président de la rue publique » après Lomé, Cotonou, est venu l’étape de Ouagadougou. Le promoteur du rire à Niamey était ce samedi 16 Juillet 2022 du côté du Carrefour International de Théâtre à Ouagadougou CITO pour un spectacle un One man show.   « C’est Ça », l’intitulé du spectacle de Maman Iro Abdoul Aziz à l’état civil, plus connu sous le pseudonyme Iro le « Président de la rue publique », est un artiste, humoriste, comédien, scénographe. « C’est ça » un spectacle qui décrit nos réalités, nos vécus quotidiens, et qui se base sur un observateur, dont le Président. C’est l’histoire d’un chef de « grain » de thé qui explique une situation à ses membres dans un monde où le « moi » est au centre, la cupidité, l’égoïsme, et l’individualisme sont au-dessus de tout. L’auteur affirme que c’est dans le but de dénoncer ces comportements qu’il a réalisé ce spectacle. La scène du CITO a connu aussi la participation de jeunes humoristes Burkinabé comme Adja Apoutchou, le président des jeunes humoristes Burkinabè dont Lookman, et bien d’autres. C’est un projet porté par deux structures dont celle de l’association nommée « les Rires à Niamey », et une structure Benino-Togolaise appelé « Scènes d’ici et d’ailleurs» (SCèNeS10.6). Ce sont deux structures qui s’unissent pour trouver un moyen de diffusion de spectacle dans la sous-région Ouest Africaine.   La prochaine étape sera du côté du Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire et de la Guinée. Selon l’auteur, l’idée est d’étudier le terrain et pouvoir transporter des spectacles d’humour sans attendre les festivals. C’est un projet à long terme qui révèle ce que ça peut couter d’inviter un spectacle humoristique Burkinabè au Niger, et le faire tourner dans la sous-région. L’objectif est de faire tourner l’humour dans toute la sous-région sans attendre des festivals. Micaëlle SAM

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Edito Point de vue Regards Tapis Rouge

COR UNUM : Un concert œcuménique pour la paix

Le comité d’organisation du CONCERT POUR LA PAIX au Burkina Faso a convié la presse le 12 Juillet 2022 à Ouagadougou pour des échanges. Au menu de ces échanges, étaient le lancement officiel de la 2e édition de la soirée dédiée à la paix et la présentation du groupe COR UNUM. Sous le thème : « Si le l’humanité ne met pas fin à la guerre, c’est la guerre qui mettra fin à l’humanité » la 2e édition du concert se tiendra le 16 Juillet 2022 à partir de 19h au CENASA. Au programme du concert, il y aura des allocutions, des témoignages, des remises d’attestations et des prestations d’artistes. Ce concert vise à réunir la population, sans distinction de religion ni d’ethnie pour un culte pour la paix. Une panoplie d’artistes de toute confession religieuse et mondaine donnera une prestation. Dans le but de marquer l’esprit de la population, plusieurs leaders spirituels des différentes confessions religieuses passeront pour des interventions dans le but de galvaniser le peuple, tout cela autour de la paix. Pour cette 2e édition, plusieurs innovations ont été faites à l’instar d’un pass d’entrée qui sera libre et gratuit. Plus de temps sera consacré au message, à la sensibilisation et aux témoignages.  Une vente aux enchères sera faite pour soutenir les  familles des victimes. Selon Julien TAPSOBA, Président du groupe Cor Unum, la particularité de l’association, est qu’elle ne compte pas sur l’aide extérieure ; « Chacun a un rôle à jouer dans l’association, nous travaillons ensemble ; il y’a des cotisations régulières et nous voulons montrer qu’avec le peu que nous avons, nous pouvons réaliser de grandes choses ». De l’intervention des différents parrains, marraine, et invités d’honneur, il ressort que l’idée est noble et que la question de la paix concerne tout le monde. Il est à noter que l’association « Cor Unum » qui signifie en latin Cœur unis, est un groupe de jeunes Burkinabè de diverses confessions religieuses qui s’est mis en place pour apporter leur soutien à la situation nationale à travers la sensibilisation. Le groupe mène deux activités chaque année à savoir ; la collecte de fonds pour venir en aide aux victimes (Noël des enfants défavorisés, déplacés internes) et le concert. Micaëlle SAM

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16 ans de carrière de FLOBY : Le geste formidable du BABA !

C’est l’émotion totale qui a envahi le cœur de la Floband et des millions de fans de l’artiste. 30 juin 2006 – 30 juin 2022, ça fait exactement 16 ans que FLOBY fait de la musique. En effet, l’artiste a offert des tonnes de vivres ce jour 30 juin, aux familles des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tombées au front. Habituellement, c’est soit un album, ou un concert géant que FLOBY organise, mais cette fois-ci, le Baba a surpris positivement plus d’un ! La solidarité de cet artiste est sans limite ! Pour le double KUNDE D’OR, et PCA, c’est même une condition nécessaire de la vie en société. Partout dans son quotidien, il joue un rôle plus ou moins large en matière de solidarité, uniquement dans le but de garantir un minimum vital aux personnes brisées. Ce n’est pas tous les jours qu’on est en joie. Pendant que tu ris, d’autres pleurs. FLOBY en ces 16 ans de carrière fulgurante, a plutôt décidé d’aller au chevet des femmes et enfants orphelins des FDS tombées au front. L’émotion était grande ! Il a débarqué avec tout un fourgon, à la grande surprise des Femmes et enfants avec des tonnes de vivres pour, non seulement le leurs offrir, mais également, il leur a offert un spectacle. FLOBY est allé respectivement dans le centre où ces femmes vaillantes sont en train de bénéficier des formations en couture, la coiffure et d’autres métiers. Un geste qui adoucit les mœurs et qui galvanise ces femmes dans un processus de reconstruction et de résilience. L’auteur de « Nii Toogo » est ensuite allé dans un centre de santé où les blessés de guerre sont soignés. Sa journée ne fait que commencer. Il est en ce moment en train de faire le périple dans la capitale pour des dons immense. Une journée marathon uniquement dédiée à la solidarité ! Hervé David HONLA

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