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« Je ne suis en compétition avec personne ! » Aly Verhutey

Aly Verhutey, artiste chanteur burkinabè, auteur de 9 albums, celui-là même qui n’est plus à présenter. Communément appelé le « l’Avocat défenseur des Femmes » a bien voulu nous accorder une interview à OXYGENE MAG au sein de son studio de production à sis à Ouagadougou quartier Karpala le 19 Juin 2024. Notre entretien porte sur sa carrière mais aussi sur sa maison de production “Berger Africa”.   Premier album « BERGER » sorti en 1997 en République de Côte d’Ivoire et en 2000 lorsque tu venais d’arriver de la RCI. 27 ans plus tard, quel bilan ? Il faut comprendre que le bilan est assez positif, tout se passe bien. Vu que mes objectifs sont atteints même si cela n’est pas à 100%. Déjà le premier objectif était d’abord de se faire connaître auprès de ses fans et de la population de mon pays qui est le Burkina Faso et je pense que ces objectifs sont largement atteints. Le deuxième objectif est de venir en aide aussi à mes collègues artistes. Je pense qu’à mi-parcours, je peux dire que voilà le bilan il est assez positif. Tu t’es beaucoup converti dans la création et l’orientation des carrières des jeunes. Avec un studio audiovisuel. Pourquoi avoir privilégié ce secteur au détriment de tes productions et spectacles ? Je n’ai pas privilégié, je suis toujours dans les spectacles. Je me suis dit que les spectacles généralement, ce sont les weekends à savoir les vendredis, samedis et souvent les dimanches, mais qu’est-ce que je fais des autres jours ? Je me suis dit qu’il faut que je me crée un emploi et ce que je connais le mieux, c’est la culture donc ce que je fais c’est toujours dans le même domaine à savoir la musique, l’enregistrement, les clips vidéo, le cinéma ainsi de suite c’est dans la même culture. C’est de l’art, donc je pense que je n’ai pas dérouté. Les autres jours ouvrables sont des jours où je bosse comme tout fonctionnaire et les weekends je passe à mes spectacles s’il y en a bien-sûr.    Ta musique est une symbiose de Ragga, Salsa, Zouk et variété. Au regard des tendances des jeunes actuels ; envisages-tu de surfer dans leurs styles ? Non pas du tout ! Je reste toujours dans mon genre musical paracerque ce n’est pas la même chose. Quand on prend le monde, il y a plusieurs races, la race jaune, noire, blanche, rouge ainsi de suite… Donc, ce n’est pas parce que les jeunes sont là aujourd’hui que je suis obligé de faire ce qu’ils font. Non… non ce n’est pas la même génération ! Ce n’est pas le même style. J’évolue comme j’ai commencé et puis bon ; voilà qu’est ce qui prouve que ce n’est pas eux qui vont me rejoindre ? (Rire !) Comment trouves-tu la musique Burkinabè de nos jours ? Bon ! Je pense qu’il y a une nette amélioration grâce à la technologie qui est bien avancée. Parce que je sais comment est-ce que nous enregistrions à l’époque et comment on faisait la promotion surtout qu’à l’époque, il n’y avait pas assez de médias comme aujourd’hui et puis il y a eu aussi l’arrivée des réseaux sociaux et tout ça. Je pense qu’il y a eu une amélioration, car les logiciels également ont évolué, la façon d’arranger a évolué. Aujourd’hui, il y a beaucoup d’artistes aussi qui sont là à présent, contrairement aux années 2000 ; Où l’on pouvait les compter du bout des doigts.   Amzy vient d’être sacré KUNDE d’Or. Quelle appréciation fais-tu et que représente le KUNDE après 20 ans d’existence ? D’autant plus que tu as reçu un trophée dans une catégorie en 2001. Je ne fais pas de compétition musicale. À un moment donné, je me suis dit que je ne suis pas en compétition avec quelqu’un. Je mène ma carrière comme je peux et je me sens encore plus libre en évoluant comme ça. J’ai mon plan de carrière, de promotion, je ne vais pas permettre que certains viennent s’interférer là-dedans. Je préfère évoluer comme bon me semble si c’est bon c’est moi, si ce n’est pas bon c’est moi. Je ne suis pas venue pour concurrencer avec quelqu’un. Je ne suis pas venue pour compétir avec quelqu’un ! Donc pour moi, mon trophée, c’est mon public. Mon trophée ce sont mes objectifs atteints. Une fois que cela est atteint je suis content.   Ton combat pour la femme dans tes chansons a fait ton identité. Où en es-tu actuellement ? Que représente la femme burkinabè à tes yeux ? Je continue toujours à défendre la femme d’autant plus que je considère les femmes comme des mamans, peu importe l’âge qu’elles ont. A partir du moment qu’elle est une femme, elle est aussi une maman. Je considère qu’après Dieu, c’est la femme parce que pour être dans ce monde il faut forcément passer par une femme. Par conséquent, il y a une complicité entre Dieu et la femme. Dieu, on ne peut pas le voir mais la femme on la voit. Tout ce qu’on peut faire pour la femme qu’on le fasse, parce que la femme est complice de Dieu. Que tu sois Ministre, Président, Chanteur, Plombier, Mécanicien etc. ta mère est une femme. Voilà pourquoi je me bats comme je peux et mon seul moyen pour défendre la femme comme je suis chanteur, j’utilise ma voix pour dénoncer certaines choses.   Tu as célébré les 25 ans de ta carrière il y a quelques années. Que peut-on s’attendre par la suite ? Il y a deux ans de cela, j’ai fêté mes 25 ans de carrière, aujourd’hui je suis à 27 ans et qu’est ce qu’on peut s’attendre ? Je mène toujours ma carrière tranquillement. J’ai la chance d’avoir plusieurs cordes à mon arc. Je suis réalisateur, producteur, éditeur, acteur de cinéma, chanteur etc. donc j’évolue toujours dans tout ça et je suis également propriétaire de studio “ Berger Africa “. Je mène plusieurs activités à la fois. Quand je ne

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Même les “festivals” possèdent des cérémonies de récompense

Un festival est une célébration annuelle organisée dans un but précis ou à l’occasion d’un événement. C’est une manifestation festive qui rassemble plusieurs personnes autour d’un thème. Elle peut débuter dans la rue par un carnaval. Les carnavals sont très importants surtout si le motif d’organisation est inscrit dans un cadre de paix et d’amitié. Mais fort est de constater qu’au Faso, l’on se rend compte de la diversité et de la complexité du phénomène des Festivals. Le Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme définit quant à lui le Festival comme « une manifestation où la référence à la fête, aux réjouissances éphémères, événementielles et renouvelées s’inscrivant dans la triple unité de temps, de lieu et d’action, avec une dimension surtout artistique. Le terme “artistique” est très important. Des listes de festivités paraissent, une ou plusieurs fois par an, souvent en période de chaleur, à l’initiative des particuliers, des institutions, du gouvernement. Malheureusement,  il n’existe pas de répertoire officiel et actualisé des festivals au Burkina Faso. Ils s’allongent chaque année au Burkina et donnent le sentiment, dès les années deux mille vingt,  d’une ébullition culturelle, d’une couverture territoriale assez régionaliste au regard de la situation sécuritaire précaire. Dans ces événements, fêtes et festivals sont fréquemment confondus. C’est au cours d’une conférence de presse que les organisateurs des Awards International des Festivals (AWIF) ont dévoilé les différents nominés. La cérémonie s’est déroulée dans les locaux de Royal Garba2 ce mardi 14 Février à 10h. AWIF est une cérémonie de distinctions visant à magnifier et à récompenser les festivals. Selon le président du comité d’organisation, Arthur Kouakou les critères de nommination sont basés sur l’ancienneté, la communication autour du festival et l’organisation. La première édition des Awards International des Festivals se tiendra le 11 Mars 2023 à ouagadougou au Burkina Faso.  Les 08 catégories et nominés en compétition sont: •Catégorie Festival Gastronomique : Festibro, Festival des Mets Locaux, le Fegoa  •Catégorie d’art plastique: Ma ville en peinture, Ripo, Gnanamaya  •Festival de Musique : Vemao, Mouhoun festival, Bayir Reem Festival  •Catégorie festival d’humour : Rires à Dédougou, Rires en fête, Festhurik •Catégorie festival traditionnel: Badinaba, Suudu Baba, Feu de bois •Catégorie Festival de danse: Fidats, Djeka du Boulgou, Fido. • Catégorie Festival de mode: Miceli, Ouaga Fashion Week, Fitmov •Catégorie Festival de théâtre : Fitmo, Fitbo, Fitd. Il yaura également des distinctions d’honneur pour les grands festivals qui n’ont pas été nominés , aussi des distinctions d’honneur à ceux qui accompagnent les différentes cérémonies culturelles comme Koudbi Koala du Burkina Faso et A’Salfo de la côte d’ivoire . Le rendez vous est donc pris le 11 Mars 2023 à Cocody plus Ouaga sise à Bilbalogo. N’DOUONMOU AÏDA    

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Festival de Kamboinsin : les promoteurs en parlent

Ce samedi 20 août, notre magazine s’est rendu dans les locaux de Naaba Empire à la rencontre de Farid SANOGO et Alioune DIPAMA. Ces deux jeunes braves représentent l’Association des Jeunes Dynamiques, qui organise le Festival Kamboinsin, prévu cette année du 10 au 11 septembre au terrain du lycée du futur. Ils ont accordé un entretien exclusif à OXYGENE MAG   L’association a été fondée en quelle année ? Ça fait une année déjà, car elle existe depuis le 30 août 2021 Quel est le but principal de cette association ? Le but principal de notre association est de créer une cohésion sociale sur le territoire national à travers des activités culturelles, sportives et humanitaires. Depuis combien d’années ce festival existe ? Cette année, le festival sera à sa deuxième édition. Pour la 1ére édition quelles sont les difficultés que vous avez rencontrées ? Il y a toujours des difficultés au tout début. En ce qui concerne la première édition, c’était difficile d’approcher les partenaires, ce qui a fait que nous étions coincés financièrement. Nous avons également eu de la peine à gérer le public parce qu’il y avait plus de monde qu’on ne s’y attendait. Quel est le thème de cette deuxième édition ? Le thème de cette deuxième édition c’est : ” vivre ensemble et culture de paix” Pourquoi ce choix ? Ce choix, tout simplement, parce que notre but est de participer à la cohésion sociale, étant donné que notre pays traverse une situation difficile actuellement. Avez vous eu le soutien nécessaire pour l’organisation de cette édition ? Actuellement nous travaillons sur fonds propre. Nous avons aussi l’aide de quelques particuliers qui nous soutiennent. Qu’est ce qui fait votre particularité par rapport aux autres événements similaires ? À travers ce festival, nous souhaitons faire des dons en faveur des Personnes déplacées internes et par la même occasion, nous allons promouvoir les jeunes talents burkinabè.* Quel message pouvez-vous adresser aux jeunes comme vous, qui aimeraient emprunter votre chemin ? Pour réussir une telle activité, il faut bien s’entourer d’une équipe dynamique et oser entreprendre. Un mot à ceux qui vous soutiennent dans ce projet. Avant toute chose, nous remercions les particuliers qui nous soutiennent depuis le départ et nous faisons appel aux entreprises et aux particuliers pour qu’ils nous prêtent main forte afin que nous puissions réaliser des choses plus grandes. Jess BASSOLE (Stagiaire)      

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Le GRATA dans les locaux d’OXYGENE GROUPE.

Le directeur d’OXYGENE MAG a reçu ce jour 28 juin 2022 dans ses locaux, la visite de l’association Le Grand Retour des Africains sur la Terre de l’Afrique (le GRATA). En prélude au lancement de leurs activités qui marqueront les 1 an de leur association, ils sont passé au siège pour un entretien de courtoisie   Ils étaient au nombre de trois (3) personnes. Il s’agit de ; Bouba SOUBIDOU (Commissaire), Awal TAO Fayçal (Membre actif) et DAOU N’DOUONMOU Aïda Mariam (Secrétaire adjointe chargée des fêtes traditionnelles). Cette visite a été l’occasion pour eux de présenter l’association, notamment des activités que le GRATA mène, et surtout de sa vision africaine. En effet le GRATA, a été créé le 19 juillet 2021, cette association prône le retour de l’Afrique à ses sources, à ses origines. Tout cela se passe donc par le partage d’informations, l’éveil de conscience de la population africaine sur la nécessité de revenir à la tradition. L’entretien avec Hervé David HONLA, Directeur Général de OXYGENE GROUPE portait entre autres, sur la fête du nouvel an du Kamite, qui sera célébrée le 19 juillet 2022, de la philosophie de l’association en adéquation avec les valeurs africaines basées sur l’appropriation et la reconquête de nos valeurs ancestrales.  Par conséquent, le GRATA a sollicité l’accompagnement médiatique de OXYGENE MAG dans la visibilité de leurs activités. Pour ce qui est donc de cette célébration du nouvel an Kamite ; plusieurs activités seront programmées pour marquer l’activité notamment ; des rencontres, des libations, des sacrifices aux ancêtre et bien d’autres choses. Toutes ces activités concourent à démontrer que la spiritualité africaine est au socle de toutes les civilisations du monde.  NAGALO A. Renaud  

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FESPACI : Bientôt un complexe culturel à Imkouka

Le comité national d’organisation du FESPACI (Festival du patrimoine culturel à Imkouka) a convié la presse Jeudi 05 Mai 2022 à Ouagadougou dans les locaux du Bar Lounge dénommé Stress Out (ROOF TOP) pour le programme et les innovations de la deuxième édition.     Prévu se tenir les 27,28 et 29 Mai prochain sur la place publique du village de Imkouka, une localité de la commune rurale de Toeghin, province du Kourweogo, la région du plateau central, le FESPACI est un cadre de concertation, de sensibilisation, et de renforcement de la cohésion sociale. Prônant ainsi la participation de la jeunesse à la promotion des valeurs culturelles du Burkina Faso, un projet de réaliser un creuset culturel à Imkouka est en vue. Selon le promoteur Yacouba Ouédraogo, la réalisation de ce creuset culturel contribuera à préserver, restaurer, sauvegarder et à montrer l’ensemble des biens matériels et immatériels artistiques de la localité, d’où l’idée de Patrimoine Culturel à Imkouka (PCI). Cette localité regorge d’énormes potentialités telles que la variété culturelle, la variété musicale, la danse de masques, précise le promoteur. Toujours selon lui, des artistes tels que Miss Tania, Wedra, Fadeen, Floby, la troupe Yenpaabo, et Zougnazagmda (parrain artistique) vont accompagner l’événement. Pour la réalisation du creuset culturel, une cérémonie de pose de la première pierre aura lieu le samedi 19 Juin 2022 suivie de 72h d’activités sociales avec à l’appui une conférence sous le thème « La valorisation culturelle et la cohésion sociale dans un contexte spéculation foncière »  Ont été invité pour la cérémonie les autorités telles que le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, la Ministre de la Communication, de la Culture des Arts et du Tourisme ; le Maire de la commune, les autorités coutumières et religieuses. Micaëlle SAM  

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Association BARSO : Nouvelle forme de sculpture moderne

L’association BARSO a procédé le jour 12 Avril à la clôture de son activité. Il s’agissait d’une formation en techniques modernes de sculpture monumentale à partir du brûleur à gasoil. Cofinancé par le Fond de Développement de Culture et Touristique (FDCT) et L’Union Européenne, l’atelier de formation s’est déroulé dans la période du 9 Septembre au 10 novembre 2021. Officiellement sept (7) artistes plasticiens ont pris part à la formation mais l’association de par son président à, en plus permis la participation de huit (8) autres artistes. Ce qui donne le nombre total de quinze (15). L’objectif de cette formation, c’est de permettre aux artistes plasticiens d’abandonner l’utilisation du bois de chauffe au profit du brûleur à gasoil, qui selon le président de l’association monsieur BAMBARA Jean Luc ; est bénéfique et profitable. C’est aussi une manière de préserver la santé des artistes sculpteurs. Selon Jean Luc, c’est l’aboutissement d’un rêve. Le Directeur du FDCT, Alphonse TOUGOUMA a tenu à remercier les participants et aussi l’association pour son abnégation dans la formation des jeunes. Pour lui ; le projet vit et est viable dans son environnement. Pour le Président de l’association BARSO, c’est une satisfaction majeure. « Parce que c’est un savoir qui lui a été transmis par l’université de Séville et c’est ce même savoir qu’il a retransmis ». Et pour clôturer la cérémonie les participants ont reçu des attestations pour valoir et faire valoir ce que de droit. C’est donc 15 emplois permanents et 26 non permanents qui ont été créés. La cérémonie a été marquée par la découverte d’une œuvre réalisée par les participants. Une œuvre en bronze mesurant environ 2m 50 sur socle intitulé ” Joueur de roudga“. Renaud NAGALO (STAGIAIRE)  

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« Sous la barbe du diable » : La 3e œuvre de Adama Bayala dédicacée.

L’historien communicateur/Journaliste écrivain, romancier Adama Bayala a dédicacé dans l’après-midi du vendredi 1er avril 2022 à Ouagadougou, son tout nouveau roman intitulé ” Sous la barbe du diable“. Cette cérémonie a connu la présence de l’ex Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme ; Dr Fonyama Elise Ilboudo Thiombiano, de la famille de l’auteur, ses étudiants, parents, amis, collaborateurs et de la presse.     A travers « Sous la barbe du diable » l’auteur dépeint de façon éclatante, la violence, le mauvais traitement et même souvent les meurtres que les orphelins, les enfants adoptés, et ceux adultérins subissent dans les foyers. Ce qui les amène le plus souvent à devenir des enfants de la rue. ” Sous la barbe du diable “, c’est l’histoire d’un enfant adultérin contraint de vivre sous le toit de son oncle, suite à la disparition tragique de ses parents causée justement par cet oncle, frère ainé de son papa. Piripa 9 ans et sa sœur Anick, 7 ans. « Petit morveux, petit grincheux, t’as eu la chance, ce que j’allais te montrer aujourd’hui-là ? C’est Dieu seul qui connaît. » un petit extrait du roman. « Fripon, petit sorcier, c’est l’âme de mon enfant tu veux manger ? Tu peux compter sur moi. Les rebuts de ton espèce, je sais comment les traiter. Tu ne paies pas pour voir ” Une autre partie du roman. L’auteur ne se contente pas seulement de dépeindre la situation à laquelle est confrontée ces enfants, mais il leur donne de l’espoir. Cette espérance est portée dans l’œuvre par la gouvernante Amsétou, avec ses conseils avisés aux deux orphelins Anick et Piripa. Selon l’ex Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme, Marraine de la cérémonie, ce roman est un document à la fois pragmatique, en ce sens qu’il relate des événements courants dans nos sociétés, et didactiques parce qu’il met en exergue les implications socio-économiques, culturelles et religieuses lié à la mort des parents.  Cette cérémonie vise à faire la promotion du roman. Adama Bayala a traduit sa reconnaissance à l’ex Ministre et au Président de la SAGES, Aboubacar Dao pour leurs soutiens pour que cette œuvre voit le jour. Notons que « Sous la barbe du Diable », cette œuvre de 179 pages parue aux éditions Maïeutique achevé d’imprimer au 2e trimestre 2019, est la 3e de l’auteur après « Les bénédictions d’une mère » et « République ana Bana ». Ce roman est désormais disponible au prix de 5000 F CFA à Ouagadougou à la librairie Mercury. Micaëlle SAM

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Journée du Théâtre : « l’OURS » de Anton TCHEKHOV à l’honneur

A l’occasion de la Journée mondiale du théâtre l’espace culturel GAMBIDI a célébré en son sein le 26 et 27 mars par des spectacles. Nombreux sont les acteurs de la Culture qui ont pris part à l’activité. La clôture a eu lieu ce dimanche 27 dernier. Le dimanche 27 mars à l’Espace Culturel GAMBIDI (E.C.G), la population est sortie nombreuse pour communier avec les hommes et femmes du théâtre. Il y’avait des représentants du monde de la culture et en particulier du théâtre. La soirée a commencé avec des allocutions des différents personnalités du monde de l’Art, notamment, du Directeur de l’(E.C.G), du Président de l’Institut International du Théâtre, du Goethe-Institut, qui ont eu un message unanime qui est le remerciement de la présence de tous, tout en exprimant respectivement leurs sentiments de joie dans cette célébration de cette journée du théâtre malgré le contexte social actuel. Pour ce qui est de la pièce L’OURS c’est une inspiration, une réadaptation de la pièce d’un auteur russe Anton TCHEKHOV dans le contexte social burkinabè sur l’insécurité. A la base ; c’est l’histoire d’une femme ayant perdu son mari et décide de ne plus jamais aimer. Le créancier de son mari est venu réclamer son dû, ce dernier décide donc de rester chez elle jusqu’à ce qu’elle s’acquitte de la dette et ce qui devait arriver arriva… Voilà en bref ce dont il était question dans la pièce. Le metteur en scène Noël MINOUNGOU nous confie qu’il n’a pas voulu aller dans le sens des pleurs mais plutôt de réjouir les cœurs ‹‹ J’ai voulu entrer dans le texte et adapter le texte à notre temps › ›. C’est ce qui selon lui marque la particularité de ce spectacle et c’est ainsi qu’il célèbre à lui cette journée mondiale du théâtre. Cette pièce a été joué par les étudiants de la dernière promotion de l’institut supérieur JEAN PIERRE GUINGANI et le metteur en scène dit être fière d’eux pour avoir pu faire ressortir l’expression et le sentiment qu’il attendait de cette pièce. Le souhait du metteur en scène c’est de voir continuer le théâtre malgré le contexte social auquel le Burkina Faso fait face. NAGALO Renaud (stagiaire)

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Miss Universités : 24 candidates retenues pour la finale

Le promoteur de Miss Universités Burkina, Honoré Bambara et son staff ont organisé une cérémonie de présélection des candidates qui iront en finale. Ladite cérémonie a eu lieu le Dimanche 27 Mars 2022, au CENASA à Ouagadougou. Des trente-trois (33) candidates à Miss universités Burkina ,24 ont reçu leur pass pour la finale de la 20e édition. Prévue se tenir le 04 Juin prochain, elle se tiendra dans la salle des banquets de Ouaga 2000. Les 33 candidates, départagées en 8 groupes, ont d’abord fait leur entrée habillée en Koko Dunda, puis s’en est suivi le passage de chacune dans leur tenue spéciale faite essentiellement de pagnes traditionnels, pour espérer attirer l’attention du jury et du public. Ce concours de beauté est aussi un cadre pour magnifier l’élégance et l’intelligence de la Femme Africaine. Selon Honoré Bambara, il est animé d’un sentiment de satisfaction de voir la présélection de cette 20e édition bien se passer. « C’est un sentiment de satisfaction d’avoir fait tout ce processus de casting jusqu’à la sélection. Cette 20e édition, nous allons la marquer comme il se doit. » Affirme le promoteur. Selon les membres du jury dont le président est Moussa Moses Diabouga : « Les candidates ont toutes été à la hauteur et le travail a été fait en toute impartialité selon les critères de sélection ». Les 24 candidates retenues sont donc : 1e NIKIEMA Amélie 2e ZONGO Reine 3e MININGOU Aminata 4e Kouakou Amandine 5e TOU Salimata 6e TOE Candide 7e TRAORÉ Océane 8e OUEDRAOGO Rosine 9e NEOA Belinda 10e ZERBO Farida 11e YE Karine 12e KABORÉ Mira 13e TANLI Rose 14e NIKIEMA Monica 15e PODA Jeannine 16e SIDPIENGA Angeline 17e TOPA Tatiana 18e KAM Yeri 19e SARE Marcelle 20e DABIRE Delphine 21e SANON Cherifa 22e DJIBILA Judith 23e KOUANDA Nemata 24e BILGO Fatoumata Les critères de sélection sont entre autres ; être naturel, avoir une présence et une expression scénique, savoir parler en public… «…Aujourd’hui, nous avons besoin des Miss belles physiquement et intellectuellement » Renchérit Moussa Moses Diabouga, chorégraphe de mode et artiste comédien. Le promoteur Hono Bambara invite le public Burkinabè à répondre présent à cette 20e édition, et le ticket d’entrée est fixé à 25000 Fcfa. Micaëlle SAM

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Choix des délégués culturels de l’ALT : Des faitières désavouent la CNC

Un groupe d’associations culturelles réunit sous la bannière « L’appel de Wemtenga » a tenu un point de presse le 15 janvier 2022 au Centre Napam-Beogo. L’objet principal était de présenter aux médias, la grosse gabegie qui règne au sein de la Confédération Nationale de la Culture. Tout en demandant de toute urgence, une assemblée générale, ils ont surtout lancé leur appel baptisé « l’Appel de Wentenga », suite aux échauffourées qui entourent la désignation des représentants culturels à l’Assemblée Législature Transitoire (ALT). Ils : c’est entre autres Clovis Fidèle Ouédraogo, Gerard Koala, Ousmane Boundaoné, Wango Roger, Madess, Moumouni Sawadogo, Pazouknam Jean-Baptiste Ouédraogo et bien d’autres issus des différentes structures faitières de la Culture, qui ont haussé le ton hier devant les médias. Condamnant de pied ferme la CNC pour avoir tenu à l’écart l’ensemble des responsables des structures faitières dans la désignation des délégués de l’ALT, ils affirment à ce jour que cette structure n’est pas crédible à leurs yeux et par conséquent, elle ne peut être le porte-parole des faitières culturelles installées sur l’ensemble du territoire national. « …Nous avons été surpris comme tout le monde de voir sur les réseaux, les noms qui circulaient sur la désignation des délégués culturels de l’ALT divulgués par le Président de la CNC, Telesphore Bationo. Nous n’avons jamais été associé encore moins consulté » affirme Ousmane Boundaoné. Ce qui a davantage surpris plus d’un ; ils affirment que même les membres du bureau de la CNC n’ont pas été associé. Selon eux, c’est la goutte d’eau qui aurait débordé le vase. Car depuis belle lurette, la CNC ne fonctionne pas. C’est donc une occasion disent-ils, de convoquer une assemblée générale pour procéder à un renouvellement du bureau. Sans vouloir contester le choix des personnes qui ont été proposées, « l’Appel de Wemtenga » condamne plutôt la démarche et la procédure de nomination. « Nous n’avons pas d’animosité avec les acteurs culturels qu’ils ont proposé. Mais c’est cette procédure lugubre teintée de mascarade que nous déplorons. La logique voudrait que l’on réunisse les membres des différentes faitières et élire simplement nos deux délégués. Ils ont évoqué la question du temps, pourtant, en une demi-journée, on allait nous concerter et trouver nos représentants » affirme Roger Wango. En attendant qu’une solution définitive soit prise, les différents acteurs désapprouvent cette procédure engrangée par la CNC et s’interrogent sur la présence d’un délégué du secteur culturel à la future Assemblée Législative. Hervé David HONLA

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