Live
Live Regards Tapis Rouge

SCENE LAB : Les Sœurs Doga, Aida Dao et Kalam sur les starting-blocks

 Repenser d’autres formes de spectacles Certains pourront qualifier ce projet d’innovant au regard de la pertinence dans l’accompagnement des artistes musiciens. L’Association des Arts Solidaires à travers l’Atelier Silmandé a présenté le 8 juin 2020 à la presse nationale, un programme ingénieux baptisé SCENE LAB. Destinée aux artistes strictement triés sur le tas, dont leurs performances artistiques sont surtout basées sur le live, SCENE LAB s’engage à renforcer leurs capacités à travers des coachings, des rencontres be to be et surtout des placements dans des concerts assez spéciaux. Pour cette première phase inaugurale, les Sœurs Doga, Aïda Dao et Kalam sont les bienheureuses du projet.   A l’heure où la création artistique subit de profonds changements et où le rôle de la culture est constamment remis en question, les industries culturelles sont en train de repenser d’autres formes de création, de promotion et de diffusion de leurs œuvres. L’association des Arts Solidaires a initié une forme hétéroclite d’industrie créative basée sur la proximité. A travers son Atelier Silmandé, elle offre aux artistes d’autres plateformes d’accompagnement tant sur le plan national qu’international avec comme principal joker : le concept Salon de la musique. Il consiste a donné des spectacles vivants chez les gens dans leur univers privé. Des bourses sont octroyées aux artistes sélectionnés par des professionnels de la musique, ensuite les récipiendaires rentrent dans une forme d’hibernation à travers les ateliers de création, de recyclage, de renforcement de capacité selon les aspirations des artistes. Ils sont quotidiennement pris en charge et ce pendant une année par ce programme SCENE LAB. Les Bénéficiaires participent aux échanges physiques et en ligne avec des professionnels de chaque secteur de la musique peu importe leur localité. Du Burkina, Côte d’Ivoire, D’Allemagne en France en passant par la Suisse, la Belgique ou le Danemark, ils sont régulièrement suivis. Le travail intellectuel s’alterne aux séances de répétitions qui engendrent des restitutions de travaux à travers la diffusion tant sur la scène Ablo Zon de l’Atelier Silmandé, qu’ailleurs dans les domiciles et espaces privés. L’objectif selon son initiateur Patrick Kabré : «Nous voulons repenser d’autres formes plus réduites de spectacles. Ceci permet aux artistes de jouer régulièrement devant un public cible et surtout très avertis». Artiste musicien confirmé, Patrick Kabré est aujourd’hui célèbre et sollicité dans le monde grâce à cette forme de représentation. Afin de faire partager son expérience aux autres artistes, il a décidé de mettre à la disposition des boursiers de SCENE LAB, l’ensemble de son carnet d’adresse. La journée du 8 juin 2020, marquait donc le lancement du programme SCENE LAB avec les trois premières boursières : les Sœurs Doga, Aïda Dao et Kalam. Leurs talents respectifs ne sont plus à démontrer. Les spectacles réduits avec une logistique miniaturisée devant un public délimité mais très éveillé en matière de musique ; telle est la philosophie du programme SCENE LAB. Cette forme émergente de représentation permet aux artistes de se produire dans des conditions différentes. Habitués des scènes, le spectacle chez l’habitant permet un spectacle à l’échelle humaine, notamment en termes de convivialité et de bonne humeur. Il développe d’ailleurs des rencontres privilégiées avec les artistes et également avec les spectateurs qui resteront avec plaisir discuter après le spectacle. C’est aussi une autre expérience du spectacle vivant qui favorise surtout l’expression culturelle, les échanges avant, pendant et après les représentations. Dans d’autres pays occidentaux, les concerts privés à domicile rencontrent un succès retentissant qui ne cesse de s’accroître. Ils deviennent même un type d’évènement musical à part entière. C’est une nouvelle mode, un nouveau genre de divertissement que SCENE LAB est en train d’initier au Faso. Des structures comme Napambeogo, l’Ambassade de la République d’Allemagne, Barka Culture, Collectif Kama ou encore l’UNICEF n’ont pas hésité le moindre instant à accompagner ce programme. «Nous sommes sincèrement très heureuses d’appartenir à ce programme surtout que nous faisons partie des premières boursières. Le coaching, les performances et surtout cette forme de spectacle de proximité vont beaucoup nous aider » affirment les Sœurs Doga. Quant à Kalam Kundé, la plus jeune des récipiendaires, elle affirme qu’elle a enfin trouvé sa voie dans la musique. «…Mais, tout passera par le travail et le renforcement des capacités. Grâce mon Kundé je pourrais m’ouvrir vers d’autres formes de représentations. Je compte saisir cette opportunité au vol à travers les différents les modules qu’on me dispensera» conclut-elle. Hervé David HONLA      

Lire plus
Entretiens Ladies Live

Kandy Guira (Artiste musicienne Burkinabè): «Mon calendrier est garni une année d’avance»

 Entretien vérité avec la protégée d’Oumou sanagré De son vrai nom Guira Mamounata, c’est artistite chanteuse/interprète/auteure qui a fait ces premiers pas dans la musique il y a plus de vingt ans. Dans l’orchestre «Diamana» d’Abdoulaye Cissé (l’Homme à la guitare) qu’elle a découvert ses talents pluridisciplinaire : Danse, théâtre, mannequinant, chant, chœur etc. Sa particularité est son timbre vocal et c’est une férue de la scène et notamment de la musique live. Elle a évolué dans plusieurs groupes tant au Burkina qu’en Europe. Elle s’est également illustrée dans plusieurs concours (Métronome vacances 20007 (2è). 1er Prix SNC 2008 dans la catégorie «Vedette de la chanson moderne» etc. L’une de ses forces également, c’est sa participation dans plusieurs albums des artistes tels que Zêdess, Ibrahim Keita, Georges Ouédraogo, Amy Koita, Aicha Koné, Oumou Sangaré, Manu Dibango, Bally Spinto, Cheick Tidiane Seck etc. Aujourd’hui ; elle réside à Paris et bourlingue à travers le monde sur des scènes huppées en solo, dans les groupes et dans les créations. Présente à Ouagadougou pour  des rencontres professionnelles et familiales, la pandémie  du Covid-19 a prolongé son séjour. Oxygene Mag est allé à sa rencontre, le 03 avril 2020, pour un entretien «tous azimuts» Tu as toujours rêvé de passer de longs moments chez toi au Burkina Faso, cette crise sanitaire du Coronavirus te donne l’occasion…  Ce sont les vacances obligatoires pour moi. Personnellement, je peux dire que je suis heureuse dans un sens, car je me retrouve en famille bien qu’étant confiné chez moi. Je suis présente avec mon enfant et toute ma famille de souche. Mon fils est plutôt heureux ici et en liberté, contrairement quand il est à Paris. Car là-bas, on allait être enfermé et même pire qu’ici dans des appartements pas toujours adéquats.  Malgré que c’est triste pour le monde, c’est compliqué pour la santé, c’est compliqué pour les activités culturelles et tout autre… Ton dernier séjour au Burkina Faso remonte à quand ? C’était il y a deux ans dans le cadre d’une ressource familiale et surtout pour me recharger les batteries.  La famille est très importante pour mon équilibre, c’est la raison pour laquelle, j’y retourne souvent.  J’avais eu aussi la chance de jouer à l’Institut Français de Ouagadougou. Le MASA en Côte d’Ivoire te découvre et t’invite cette année. Pourquoi pas le Burkina ? La question reste ouverte. J’aimerai bien avoir la réponse. Mais bon…il y a des choses qui se peaufinent à l’horizon. Peut-être que les promoteurs burkinabè avaient besoin de voir mon spectacle au MASA pour se prononcer… Le MASA a permis que beaucoup de gens me voient en prestation en Afrique, donc il y a beaucoup de choses qui sont en train de se fignoler, je ne peux pas me prononcer maintenant. Le Burkina Faso c’est ton pays et nous sommes censés te connaître. Est-ce qu’on avait besoin d’abord que tu fasses tes preuves au MASA ? Comme on le dit souvent, nul n’est prophète chez soi. Le pays me connaissait certes, il savait ce que je suis, peut-être que l’occasion ne s’était pas présentée.  Peut-être aussi qu’ils attendaient que l’autre partie de l’Afrique me fasse appel. Comme je ne vis pas en Afrique, ce n’est pas aussi évident selon eux, de me faire venir sur le continent pour des spectacles. Bof…franchement, je ne saurais vraiment quoi vous répondre par rapport à cette question. L’envie ne me manque pas de venir jouer au Burkina Faso, devant mon public. Est-ce que c’est parce que nous sommes friands de ce qui vient d’ailleurs ? Je dirais plutôt que le burkinabè a de la peine à accepter sa propre musique. Nous sommes entourés, en plus de beaucoup de cultures étant en plus enclavé, ce n’est pas évident. On a souvent tendance à oublier que nous avons notre propre culture aussi.  Je dirais aux promoteurs et animateurs de mettre en exergue la musique burkinabè tout en proposant aussi aux mélomanes burkinabè nos valeurs. Qu’est ce qui t’a véritablement marqué lors de ton séjour au MASA ? Je veux être poli. C’est l’organisation qui était tout de même compliquée. Sinon ; j’ai fait deux supers spectacles malgré les couacs organisationnels. On nous a bien pris en charge et nous sommes passés à l’heure prévue et vraiment, je leur tire mon chapeau. Dans l’ensemble c’était beaucoup plus positif. Finalement, qu’est ce qui n’a donc pas marché ? Le spectacle à l’esplanade, on a beaucoup eu trop de retard pour la balance. Lors des deux spectacles, on a eu des retards lors des séances de balance…l’organisation était tout de même assez difficile. On n’arrivait pas à trouver les responsables de certaines commissions. On ne savait pas, qui faisait quoi ? A qui doit-on s’adresser ? Etc. On te connaît très exigeante en matière d’organisation. Est-ce que tu n’en demandais pas un peu trop aux organisateurs ? (Rires)…C’est surtout ça ! Dans tout ce qu’on fait, il faut être exigeant. On ne peut pas demander l’exigence aux gens si on ne l’est pas soi-même.  Peut-être c’est mon mauvais caractère et ça m’a toujours porté fruit. C’est aussi ça qui fait que l’Europe aussi me respecte et j’aimerais que ça soit le cas partout. Je n’aimerai pas qu’on dise que c’est l’Afrique et nous allons toujours être laxistes. Pourtant, nous allons les armes et les atouts, les compétences, le personnel pour bien réussir. Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est que nous avons tout ça sur place à moindre coût et malheureusement, nous n’arrivons pas à bien le faire avec professionnalisme.  Personnellement, c’est quelque chose qui m’agace, je l’avoue ! Il ne faut pas qu’on dise que c’est l’Afrique et qu’on doit s’attendre à ce que ça soit mal fait. Il est où ce visage positif de l’Afrique ? Il ne faut pas que ce soit les africains eux-mêmes qui parlent mal de l’Afrique. On ne peut plus parler de Kandy Guira, sans évoquer Oumou Sangaré. Peut-on dire que c’est grâce à elle que tu es devenue ce que tu es dans le monde ? Oumou Sangaré a contribué beaucoup dans ma carrière. Pas seulement elle.

Lire plus
Live Regards Zoom

Immersion dans la maison Takoun Productions

Vers une industrialisation musicale opérationnelle Les studios et home studio révolutionnent depuis trois décennies la création musicale. L’avènement de Seydoni Production en Afrique de l’Ouest en cette période aura systématiquement remis à niveau de nombreux artistes musiciens. La révolution numérique est venue dans la foulée changer la donne. Aujourd’hui, les homes studio et studio d’enregistrement jonchent les rues. Mais les maisons de productions deviennent de plus en plus rares. L’industrie musicale est financièrement lourde et subie plusieurs mutations. Ceux qui arrivent encore à se lancer, l’exercent d’abord par passion, ensuite, selon les moyens qu’ils disposent, ils en font une entreprise.  La structure TAKOUN PRODUCTIONS se révèle depuis deux ans déjà, comme étant, une entreprise culturelle qui voudrait se démarquer. Conçue comme étant une entreprise professionnelle avec tous les agréments et les dispositions imposables, TAKOUN Productions possède aujourd’hui trois artistes dans son écurie. Il s’agit de ; Mawndoé, Mariam Rovane et Miss Tanya.     Situé dans les quartiers huppés de la Patte d’Oie derrière la Gendarmerie de Ouaga 2000, Takoun Productions occupe un local commercial à étage qui comprend tous les outils nécessaires à la production de qualité professionnelle la plus efficace. On y trouve à l’étage, un bureau principal qui sert d’administration avec toutes les commodités y afférentes : Ordinateur, station de travail audionumérique, interface audio, les microphones, les casques, les enceintes de studio etc. Dirigé de main de maître par une équipe de jeunes dynamiques à l’instar de Mozart Mopao Mokozi, Nyampa et bien d’autres, TAKOUN Productions dispose du matériel de répétition de pointe. A l’image des racks qui permet de mélanger et d’associer plusieurs instruments afin de contrôler facilement les routages. Des stabilisateurs de tension, une batterie professionnelle, un contrôleur de MIDI qui permet aux créateurs de réaliser eux-mêmes leurs compositions. Des guitares de tout genre, une dizaine de micro et une station de travail. Des artistes et non des moindres à l’image d’Awa Melone, Rovane, Tanya investissent les locaux chaque semaine. Les formations religieuses en ont fait même leur pied-à-terre. Takoun Productions, au-delà de la production, de l’édition et la distribution, il voudrait bientôt se lancer dans l’évènementiel en mettant sur orbite les talents burkinabè. Hervé David HONLA        

Lire plus
Live Tapis Rouge

Festival de danse afro contemporaine : CANNES accueille les «Deux terres»

Les chorégraphes Adeline Raynaud et Claudel Bertili, invités d’honneur La 8ème édition du festival international de danse afro contemporaine aura lieu les 10, 11 et 12 avril 2020 la MJC PICAUD de Cannes. Organisé par la Compagnie Téné et la MJC PICAUD, ce festival s’apprête à offrir au public, une série de spectacles ponctués par des expositions et master class.  Réputée être une danse très créative, la danse contemporaine compte de nombreux styles qui se sont développés à travers des chorégraphes européens et américains. Sa principale caractéristique réside sur les exercices au sol, la fluidité et surtout l’utilisation du poids du corps dans les mouvements ponctués par une grande mobilité. Cette danse particulière explore l’espace et la matière ainsi que toutes les parties du corps. L’Afrique est en aujourd’hui, le bastion de cette discipline qui connaît un essor considérable. Les rythmes et danses africaines associés aux expressions corporelles contemporaines donnent un spectacle époustouflant et émouvant. La compagnie Téné fondée par le chorégraphe burkinabè Issa Aimé Ouédraogo développe depuis dizaine d’année en France, une forme de danse contemporaine toute particulière. L’Europe vient vers l’Afrique et vice versa, d’où le festival de danse et de musique «Les Deux Terres» qu’il a créé dans la ville de Cannes il y a aujourd’hui huit ans. Issa Aimé Ouédraogo est considéré dans son pays comme l’Ambassadeur de la danse africaine en Europe. C’est à travers le ballet national en 2009, qu’il a développé d’autres formes et dérivés de la danse africaine et burkinabè en particulier.  «Dans la danse contemporaine, c’est la société qui nous guide. C’est en observant ce qui se passe autour de nous, que nous arrivons à monter nos créations. Raison pour laquelle, nous sommes contemporains car, nous vivons toujours dans le présent » explique Issa Ouédraogo. Installé dans la ville de Cannes depuis plus d’une décennie, il a fondé la Compagnie Téné qui a engendré le Festival de danse afro contemporaine «Les Deux Terres» qui se déroule chaque année au mois d’avril depuis 2013 en étroite collaboration avec la MJD PICAUD. Un festival se veut fusionnel entre Nord et Sud d’où les Deux terres. C’est un brassage artistique qui met aux prises des chorégraphes européens et africains sur une même scène avec en toile de fond la musique. Ce festival aujourd’hui, embrasse plusieurs Arts de la scène (Musique, danse, théâtre) et Arts plastiques (Artisanat et photographie). Ainsi donc, durant le festival, plusieurs activités se déroulent en marge des spectacles. Pour cette 8è édition, une exposition photographique animée par Frederick de Faverney aura lieu du 7 au 11 avril à la médiathèque Romain Gary et la MJC PICAUD de Cannes.  Une exposition d’art artisanal aura lieu à la place de la Liberté à Cannes le 12 avril. Des soirées de contes seront données par le conteur burkinabè Modibo Sangaré. Des stages de danse seront dispensés par Adeline Raynaud danse Jazz et contemporaine le 11 avril de de 14h à 16h à la MJC  PICAUD et par Claudel Bertili pour la danse africaine, le même jour au même lieu,  de 16h à 18h. Ces deux chorégraphes professionnels invités d’honneurs, dispenseront des modules de danse aux participants et stagiaires qui se seront inscris au préalable. La 8è édition du festival de danse et de musique contemporaine «Les Deux Terres», promet donc festif avec des repas africains communautaires ponctués par des soirées musicales. Hervé David HONLA                    

Lire plus
Live Point de vue Regards

Concert AFROBEAT de CHEEZY

Entre professionnalisme et amateurisme   Le moment et la date n’étaient pas mieux choisis pour ce samedi 22 février 2020 afin que je puisse assister au CONCERT DE L’AFROBEAT initié par l’artiste burkinabè CHEEZY surnommé par ses «Soldats», le «King de l’Afrobeat». J’ai toujours eu l’aubaine d’assister à ces différents spectacles. La date et l’heure coïncident souvent avec mon calendrier. Ce qui n’est pas souvent évident pour d’autres artistes et évènements.  Après avoir bifurqué et surtout virevolté toutes les barrières de police qui jonchent les alentours de l’hôtel Indépendance et la Direction de la Police Nationale, pour me rendre au CENASA. Je me suis subtilement installé en face de cette salle de spectacle, le temps de siroter une «Guinness». J’épiais les vas-et-viens des jeunes, des artistes, et même des adultes qui entraient et ressortaient de cette salle tant convoitée aujourd’hui. Certains parmi eux, malgré que je me sois dissimulé dans ma casquette, ils arrivaient à me reconnaître et venaient me saluer. «Bonjour Kôrô…comment vous allez ? C’est Vins qui m’a dit que vous êtes assis ici. Je ne vous avait pas vu. Nous sommes venus juste vous saluer » affirme la jeune artiste El Bandita venue respectueusement me congratuler avec son collègue. Assis aux côtés des cadres de la communication de TELECEL FASO en l’occurrence Harouna Ibrahima Konkobo et Souleymane Soudre dit Mao, venus me rejoindre plus tard, nous avons survolé l’actualité culturelle de ses derniers jours. Dans les secondes plus tard qui ont suivi, notre table commençait à se remplir des bouteilles d’alcool et d’eau minérale en fonction des goûts de chacun offert des tierces personnes. Venu spécialement pour suivre de bout en bout le spectacle de CHEEZY, j’ai discrètement pris congé de mes «éthyliques» d’une nuit pour m’introduire dans la salle de spectacle, laissant les cadres de TELECEL dans leurs interminables tripotages de Smartphone. Grande fut ma surprise quand je me suis infiltré dans la salle et m’assoir discrètement sur la première rangée. La salle était submergée de branding ! Rare de voir à Ouagadougou, dans un spectacle de musique, autant de sponsors. En plus, dans une salle comble où les jeunes communiaient ensemble sans écart de langage ni de comportements désuètes. Une dizaine d’artistes (slam, afrotrap, reggae,  rap, dance hall etc.) se sont succédé sur le podium avant l’entrée en lice de l’hôte de la soirée. Chaque artiste pour la plupart inconnu du grand public et notamment, de certains acteurs du showbiz, était ovationné ostensiblement. Leur tube était chanté en chœur par le public. Comment des jeunes, avec une simple maquette ou un single, arrivent à haranguer autant la foule ? Comment communiquent-ils ? Quelles sont leurs canaux de communication ? C’est autant de questions que je me posais dans la salle, quand j’observais cette liesse. Malgré leur voix approximative et leur incohérence au niveau des gammes, les beats et l’arrangement étaient de haut niveau. La volonté et le talent y sont, mais la direction artistique fait défaut. Cette nouvelle vague d’artiste très jeunes possèdent beaucoup d’atouts, contrairement à la vague du Hip Hop des années 2000 : Ils ont la technique, ils maîtrisent les nouveaux outils de communication, ils ont le public qui les adule et enfin, ils ont du fric. Ils financent eux-mêmes leur spectacle parfois avec la complicité de leurs parents. Ils obtiennent l’accompagnement des annonceurs qui sont eux-mêmes, de jeunes opérateurs économiques. Bref, ils sont autonomes. Ce qui leur manque malheureusement, c’est la formation, l’expérience et l’assistanat des aînés. Leur solidarité également m’a beaucoup séduit. Tous les artistes de cette «génération » étaient présents à ce concert. L’équipe de Fadeen, Hugo Boss, Tanya, Vins, Djo Lerapide, El Bandita, 2BM, Buzz Nader, Doudou Starboy pour ne citer que ceux-là. Cette solidarité est même allé jusqu’au-delà du culturellement correcte. Le maître de cérémonie n’hésitait pas inviter des jeunes artistes en herbe sur scène pour faire des «free-styles». Patiemment assis face à la scène, j’attendais impérativement l’entrée de l’artiste CHEEZY. Un dispositif back-line au grand complet était installé sur scène. Un DJ (sorte de beatmaker), deux choristes, un bassiste, un soliste, un batteur, un pianiste, trois danseurs et l’artiste. Impressionnante comme fiche technique ! Surtout pour un artiste donc sa vocation première était le playback et la programmation. Allait-il être à la hauteur ? C’était ma première interrogation, au moment où le présentateur Freedy Lino a commencé sa rhétorique interminable. Pour une soirée de partage et de communion, parfois, il faudrait que certains présentateurs se la jouent simple et naturelle. La prestation de Freedy Lino était superflue. 20 minutes pour présenter son jingle le glorifiant. C’est assez prétentieux. Il était souhaitable qu’il prenne ce temps pour davantage magnifier l’artiste et non sa personne. Le public est venu communier et danser avec Cheezy et non se délecter des jingles qui glorifient l’animateur. Un bel hommage rendu à Issouf Bonkoungou et Yannick SANKARA. A plusieurs reprises, artistes, animateurs n’ont cessé d’évoquer leur mémoire. Des minutes de silence par ci, des applaudissements par là avec des effigies géantes déployées sur la scène etc. Subjugué par les ovations que Cheezy a reçu dès qu’il est monté sur scène avec tout son orchestre, j’ai finalement pris la résolution de suivre l’entièreté de son spectacle débout. Visiblement décontracté pour son premier live d’envergures internationales, mais le «King» de l’Afrobeat au Burkina est resté mesuré. Fini les extravagances sur scène comme lors de son précédent spectacle à Canal Olympia de Pissy, où il pouvait se permettre de tout, en playback. Au CENASA, il a plutôt admirablement bien suivi les règles du live. A savoir ; être en phase avec son orchestre, être au diapason avec son métronome et surtout choisir des plages pour haranguer son public. L’un des moments hideux de son spectacle, c’est la présence inopinée de l’humoriste Djo Lerapide. Monter sur scène et demander à prendre le micro au moment où l’artiste a déployé son conducteur, c’est faire preuve d’amateurisme. Ce n’est pas du playback ! En plus, il est formellement interdit qu’un collègue artiste, vienne s’accaparer du micro quand rien n’a été peaufiné lors des répétitions. Cela biaise non seulement le spectacle,

Lire plus
Live VIP

350 Millions pour l’équipement d’un centre de Dialyse

Des concerts solidaires pour récolter les fonds L’Association pour l’Utilisation du Rein Artificiel en Afrique et la promotion de la Transplantation Rénale (AURAF TRANSPLANT BURKINA) organisera une série d’activités du 7 au 20 mars 2020 entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou avec en toile de fonds deux concerts géants (vendredi 13 mars au stade Wobi de Bobo-Dioulasso et samedi 14 mars au Palais des Sports de Ouagadougou). L’objectif majeur est de collecter la somme de trois cent cinquante millions (350.000.000 F CFA) pour l’équipement du premier centre associatif de dialyse au Burkina Faso. Un point de presse a été donné ce jour, 18 février 2020 dans la ville de Sya. La question de l’insuffisance rénale chronique est de plus en plus récurrente au Burkina Faso. Cette diminution lente permanente des fonctions du rein se caractérise par la difficulté  à éliminer les déchets et l’excès d’eau de la circulation sanguine. Le traitement principal est la dialyse et l’autre recours peut être la transplantation rénale. Malheureusement, il  n’existe  pas de médicament contre l’insuffisance rénale à ce jour. “Nous avons commencé ce projet, il y a cinq ans. Nous espérons à chaque action, récolter le maximum de fonds” Dixit Dr Fatimata Diallo Afin de ne pas rester attentiste ou insensible face à ce problème de santé vitale, ce n’est pas l’Etat qui doit tout faire : des médecins se sont retrouvés en association avec comme objectif, faciliter l’accès des patients à la dialyse et à la transplantation rénale. Créée en 2013 et fonctionnelle depuis 2015, l’AURAF TRANSPLANT France est basée en Haute Savoie à Bonneville en France et présidée par le Dr Kintega Boulma Roland. Mais, cette association est surtout dynamiquement représentée au Burkina Fao par AURAF TRANSPLANT BURKINA FASO par son Président Dr Pascal Sanou. C’est d’ailleurs cette association qui lance ce vaste projet au Faso du 7 au 20 mars 2020. Cette grandissime activité n’a que pour but ultime, d’améliorer l’offre  de soins de santé au Faso par cette prise en charge qualitative et accessible des personnes souffrant de maladie rénale chronique et aigue. Depuis donc cinq ans les deux associations (française et burkinabè) mènent conjointement des actions participatives. Plusieurs autres conventions ont été signées avec des institutions régionales et nationales. Une des conventions phare c’est celle qu’elle a signée avec la Commune de Bobo-Dioulasso où strictement pour ce projet «Un concert solidaire», la marie a versé une cinquante de millions (50. 000.000) et offert deux villas. Selon la représentante d’AURAF BURKINA, Dr Fatimata Diallo, il ne s’agira pas simplement d’aménager ou de construire un centre de dialyse au Burkina Faso, mais il faut l’équiper. Il aura une capacité de 12 générateurs de dialyse extensibles à 20 machines où 50 patients au moins pourraient bénéficier de ce centre. C’est la raison pour laquelle, 350 MILLIONS  est le budget global pour la construction de centre. Compte de tenu de l’importance et surtout de la sensibilité du projet AURAF France et BURKINA se font accompagner par des célébrités musicales et sportives à l’instar de Tiken Jah Fakoly, Bertrand Traoré, Jahkasa Karim, Daisy Franck. Au regard de l’expertise et de l’aura que possède la star Tiken Jah Fakoly dans ce genre d’évènement à but non lucratif, il a bien voulu apporter sa contribution. Ainsi donc, AURAF BURKINA et les artistes ont lancé le concept solidaire baptisé «Un concert, une centre de dialyse» Ce projet consiste donc à réaliser une série de spectacles (Soirée de gala, concerts géants, animations, campagne de sensibilisation, plaidoyer etc.). En joignant les artistes à ce projet, tout porte à croire que ; non seulement la sensibilisation de masse connaîtra des résultats immédiats, mais également l’objectif de collectionner les fonds requis pourrait être atteint. «Nous avons commencé ce projet, il y a cinq ans. Nous espérons à chaque action, récolter le maximum de fonds. Dès qu’on aura atteint le montant escompté, nous passerons à la phase exécutoire. Ça prendra le temps qu’il faut, mais nous réaliserons ce centre» affirme Dr Fatimata Diallo (Néphrologue). C’est donc un impressionnant dispositif de sons, lumières et backline qui sera déployé les 13 et 14 mars entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou. Jhakasa parle d’une vingtaine de personnes (techniciens et instrumentistes) rien pour Tiken Jah Fakoly. «Compte tenu de son gigantesque matériel qu’il souhaite déployer au regard de la régie impressionnante, nous lui avons entièrement confié la charge de nous faire venir l’équipement sonore qui lui convient. Il sera certes assisté par une structure ici en la personne de Cyrile Yéyé d’Afrique Evènementiel » précise l’artiste Burkinabè résidant à Lyon Karim Jahkasa. C’est donc un Tiken Jah revigoré qui sera face à son public Burkinabè qu’il n’avait plus rencontré depuis 2004. Une dizaine d’artistes burkinabè y seront présents : Jahkassa, Daisy Franck, Dez Altino, Oscibi Johan, Djeli Karim, Nourat… Pour ne citer que ceux-là. «Notre projet est avant tout solidaire et non lucratif. Je n’exige pas de cachet particulier, mais pour la prise en charge des musiciens et des commodités liés au live, je suis toujours partante pour ce genre de spectacle » renchérit Daisy Franck. Le premier concert aura donc lieu le vendredi 13 mars 2020 au stade Wobi de Bobo-Dioulasso à 20h pour des entrées de : 2000, 3000 et 5000 F CFA. Le deuxième aura lieu le 14 mars 2020 au Palais des Sports de Ouaga 2000 à Ouagadougou pour des tarifs de : 2000, 3000, 5000 et 10000 FCFA. Bien en prélude des spectacles, une soirée  de levée de fonds aura lieu le 12 mars à l’Hôtel Sissima de Bobo-Dioulasso.   Hervé David HONLA

Lire plus
Edito Live Zoom

20è SNC 2020 ; A quoi doit-on s’y attendre ?

Une édition des grands enjeux La prochaine édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC) s’annonce en grande pompe à l’horizon. Prévue du 28 mars au 04 avril 2020 à Bobo-Dioulasso, le comité d’organisation sera installé ce vendredi 14 février dans la ville de SYA. Oxygenemag.info revient sur les grands enjeux qui attendent cette édition jubilaire. Rappelons d’entrée de jeu que ; la Semaine Nationale de la Culture (SNC) est née il y a 37 ans, à la suite de la première édition du Grand Prix National des Arts et des Lettres (GPNAL). Institué par l’arrêté n°329/ENAC/DGAC du 29 juillet 1983 portant organisation d’un Grand Prix National des Arts et Lettres (GPNAL), puis ensuite, un autre décret a été adopté un an plus tard, celui du n°84/250/CNR/PRES du 27 Juin 1984 portant organisation de la Semaine Nationale de la Culture qui se déroule jusqu’à nos jours, tous les deux ans, dans la capitale culturelle Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. L’un des objectifs de cette biennale c’est de faire découvrir et de valoriser le patrimoine national, tout en stimulant la création artistique et littéraire. Au-delà de cet aspect de valorisation,  C’est aussi une plateforme d’échanges entre artistes et Hommes de culture burkinabè d’une part et Hommes de culture d’autres pays d’autre part. Depuis donc 1983 jusqu’à nos jours, certaines réformes ont été faites tant dans la forme que dans le fond, concernant son organisation. Mais fondamentalement, des insuffisances persistent et l’avènement des nouvelles technologies associé à l’épineux problème de la prise en charge des artistes et l’apport des acteurs privés se pose avec acuité. Ainsi donc ; le paysage politique et culturel a pourtant bel et bien changé depuis 1983, et cela commence à remettre en cause les missions régaliennes de la SNC face au contexte actuel. D’autant plus que la toute dernière édition (la 19è) qui avait eu lieu du 24 au 31mars 2018 à Bobo-Dioulasso sous le thème «Sauvegarde des valeurs culturelles : enjeux et défis », avait suscité de vives critiques et controverses. C’est la raison pour laquelle, le Ministre de la Culture des Arts et du Tourisme avait, dès sa prise de fonction, concocté des Etats Généraux de la SNC. Ils se sont tenus les 4 et 5 octobres 2018 à Bobo-Dioulasso. Où avaient pris part, une soixantaine de participants: techniciens de la culture, cadres et DG de la SNC, des professionnels des différentes institutions, des responsables des structures faitières, des professionnels du privé, les journalistes culturels… De la déclaration de Matourkou qui avait eu lieu du 22 au 28 avril 1985 à l’atelier de réflexion sur les orientations et le contenu de la 19è édition de la SNC en juillet 2017, tout avait été passé au peigne fin. Après donc les différents échanges et débats, un document en guise de recommandations avait vu le jour. Il s’agissait entre autres : – Du renforcement de la création artistique de la SNC – De la dynamisation de la SNC entre deux éditions – L’adoption d’un slogan de la SNC – La prise d’une résolution par l’administration de conférer à la culture, sa place dans le processus du développement social et économique du pays – De la prise d’une résolution d’assurer la promotion et consommation des produits culturels artistiques et culturels dans tous les aspects publics à travers les médias, le système éducatif – De l’amélioration du cachet substantiel des artistes – L’amélioration des conditions d’hébergement des artistes lors des éditions – L’établissement des passerelles entre la SNC et le système éducatif national – D’une fusion de la SNC avec la Maison de la Culture pour donner aux deux institutions leur dynamisme pour leurs permettre de jouer pleinement leurs rôles – La réintégration des danses d’expressions traditionnelles dans les compétitions – D’une plus grande professionnalisation de l’organisation de la biennale. A l’heure où le comité d’organisation de la 20è édition de la SNC est en train de mettre en place, il conviendrait que l’Etat burkinabè, dans son grand ensemble, puisse y mettre du sien de façon conséquente, afin que ces recommandations puissent  se matérialiser sur le terrain. Selon Patrice Kouraogo (Conseiller spécial du président du Faso, chargé de la  Culture et du Tourisme), la question sur l’avenir de la SNC se résumerait sur la qualité de nos produits culturels et sur l’innovation. «Par exemple au niveau des expositions ; on peut mieux élargir et surtout amener beaucoup d’innovations. Il faudrait que notre SNC puisse être cette gigantesque plateforme de promotion de la culture burkinabè» avait-t-il affirmé. Parlant de promotion, il avait été mentionné que les lauréats au GPNAL (Grand Prix National des Arts et de Lettres) devraient être une préoccupation majeure pour la SNC et le Ministère. Notamment, explorer d’autres passerelles à l’image de la Diaspora. Des conventions peuvent être paraphées entre les promoteurs des évènements culturels de la diaspora et la SNC. Tout comme avec les festivals et évènements culturels panafricains qu’on y trouve dans la sous-région. Quant aux cérémonies d’ouverture et de clôture qui causent souvent débat, le Ministère de la Culture des Arts et du Tourisme, dit avoir sa petite astuce… Tout compte fait, lors de cette édition, le comité d’organisation  peut s’attendre  à gérer plus de 1500 artistes, plus d’une vingtaine de sociétés de masque, une dizaine de groupes spécifiques sans oublier bien sûr, l’aspect sécuritaire. Et sur ce, pendant une dizaine de jours. Hervé David HONLA

Lire plus
Live Regards

Femi Kuti, Baaba Maal, Habib Koité, Kandy Guira… Jazz à Ouaga 2020 ?

Ouagadougou croise les doigts La 28è édition de Jazz à Ouaga qui aura lieu du 29 mai au 06 juin 2020 à Ouagadougou s’annonce, coruscante.  Le comité d’organisation a donné ce matin 8 février 2020 à l’Institut Français de Ouagadougou, sa première conférence de presse. L’objectif était d’annoncer le changement de date mais surtout de murmurer déjà dans les oreilles des journalistes, le plateau musical de cette édition, dont on annonce assez spécial. Les puristes du Jazz sont unanimes à dire que le succès de cette musique dans le monde émane de son homogénéité et de ses origines afro-américaines. La prépondérance de l’improvisation associée au traitement particulier des sonorités instrumentales ou vocales fait de cette musique, un genre unique et atypique dans le monde. Depuis donc 1992, date de sa création, l’association Jazz à Ouaga offre chaque année au public ouagalais et Bobolais entre avril-mai, une programmation très syncrétique avec des artistes de renommées mondiales.  Entre spectacles officiels (IN) et les spectacles de coulisses (OFF), des rencontres musicales se consolident au sein d’un village qui se créé pendant le festival. Au-delà de la dimension spectacle, Jazz à Ouaga offre également l’opportunité des formations tant sur le plan technique que musical. Les jeunes talents  bénéficient aussi d’une attention particulière grâce au concept « Jazz Performance» qui revient cette année sous une autre forme. Reconnu grâce à son foisonnement culturel, Jazz à Ouaga, fait partie des illustres festivals burkinabè qui magnifient à juste  titre, l’intégration des traditions. Ce métissage musical sera davantage conjugué lors de cette 28è édition qui connaîtra un changement significatif des dates. Grâce au calendrier lunaire qui subit par moment des mutations, l’édition 2020 aura lieu du 29 mai au 06 juin à l’Institut Français de Ouagadougou sous le thème «Jazz, Paix et Cohésion sociale». Présent sur le panel, le Directeur général de l’Institut Français Patrick Hauguel a encore une fois de plus, témoigné et confirmé toute la collaboration technique, logistique et humaine de son institution avant et pendant le festival.  Selon Abdoulaye Diallo, Président de l’Association Jazz à Ouaga : «Ce changement de date est uniquement relatif au calendrier lunaire et cela, nous l’avouons, est à notre faveur. Car la plupart des artistes invités sont aptes à venir à Ouagadougou à cette période» C’est donc avec stupéfaction que les journalistes ont suivi attentivement, Anselme Sawadogo (Secrétaire de l’association) énoncer en exclusivité les quinze célébrités musicales qui sont annoncées dans la capitale avec quelques  réserves. Des noms comme l’immense nigérian Femi Kuti (Fils de Fela). C’est lui qui détient le record Guinness de la note la plus longue  jouée sur un saxophone avec une performance de 51 min 35 secondes en mai 2017. Le sénégalais Baaba Maal, celui qui a participé à la création de la bande originale du film à succès «Black Panther». Le malien Habib Koité lauréat du Prix Rfi en 1993. Ou encore la burkinabè Kandy Guira qui explose en ce moment les audiences à travers le monde. Elle a collaboré avec des grands noms de la musique tels que ; Manu Dibango, Chaick Tidiane Seck et Oumou Sangaré. Des artistes de réputations mondiales saisiront également cette occasion pour présenter leur nouvel opus. A l’instar du béninois  John Arcadius ou encore du double détenteur du Kunde d’Or, le Burkinabè Bil Aka Kora dont son prochain album est attendu avec impatience. La coopération américaine compte également cette année, participer avec la présence d’un groupe américain au Festival. «Mais tout dépendra des «Twittes» de Donald Trump» ironise Abdoulaye Diallo. L’une des innovations de ce festival, c’est aussi cette nouvelle formule du concours «Jazz Performance» qui est lancé jusqu’au 20 mars 2020. Les postulants devront fournir via l’adresse de l’association Jazz à Ouaga quelques documents afin d’y participer. Ils donneront des spectacles avant le lancement du festival face à un jury. Les trois premiers seront cooptés pour participer au Festival Jazz à Ouaga du 29 mai au 06 juin dans les spectacles IN. Certes, malgré la notoriété et la constance de ce festival depuis une trentaine d’année, et grâce à l’assistance étroite de l’Institut Français depuis la première édition, Jazz à Ouaga éprouve  encore de nombreuses difficultés tant financières que logistiques. «Nous avons dans nos tiroirs un éloquent projet baptisé Jazz House. Mais sans mécènes, ni partenaires on n’arrive pas à le faire fonctionner » renchérit Abdoulaye Diallo. Tout compte fait, ces différents bénévoles de l’Association Jazz à Ouaga donnent rendez-vous au public burkinabè du 29 mai au 06 juin 2020 pour la 28è édition. Hervé David HONLA

Lire plus
Live Murmures

Journées de la clairière : La cité du Paysan Noir affute les armes

La ville de Banfora sort de sa léthargie Coup d’essai, coup de maître peut-on dire. La première édition des Journées de la Clairière qui a eu lieu en Avril 2019 avait connu un succès mirobolant. Le promoteur Alphonse Tiéla Karama et son équipe avaient refusé du monde à l’esplanade de la salle de ciné de Banfora. Smarty, Sissao/ATT, Floby et bien d’autres avaient donné des spectacles époustouflants, à telle enseigne qu’au lendemain du festival, la population en redemandait. Une première dans la cité du Paysan Noir qu’un festival se déroule avec un tel succès. Cette belle ville en redemandait. Dotée d’un patrimoine culturel et artistique unique en son genre, la ville de Banfora renaît de sa léthargie grâce aux Journées de la Clairière. Du 09 au 12 avril 2020 Banfora sera en ébullition ! Expositions, Rue marchande, visite touristique, conférence, master class, contes, danses traditionnelles, gastronomie et boissons traditionnelles, Musiques locales et modernes avec des célébrités et africaines et burkinabè. Les festivaliers qui avaient eu le toupet de participer à la première édition, ont déjà fait des réservations. Hervé David HONLA

Lire plus
Live

Kantala commence bien 2020

Une tournée « France-Afrique » sur orbite Tout ce que nous mangeons et buvons provient de la nature. Or toute pollution finit par se retrouver un jour dans notre nourriture : dans l’eau que nous buvons ou dans ce que nous mangeons. Et ces polluants peuvent nous faire développer des maladies ou des malformations. Nous devons donc faire en sorte que la nature produise une eau et une nourriture saines et en quantité suffisante. Pour cela, nous devons éviter de polluer les sols et les mers. Nous devons éviter de rejeter sans précaution ou répandre des produits chimiques à l’excès. Protéger notre source de nourriture, c’est préserver la survie et donc l’avenir de l’humanité. Des colloques et séminaires s’organisent depuis des décennies à travers le monde. Chaque pays y va de tous son commentaire. Des déclarations va-t-en-guerre de certains dirigeants vont même jusqu’à cristalliser l’opinion mondiale. Les artistes jouent aussi leur partition chaque année. Pour ce début d’année, l’attention est surtout focalisée sur un projet musical international dénommé : « Extinction ». Ce projet regroupe trois artistes issus de trois pays différents ; PARIS OUAGADOUGOU et DAKAR. Il s’agit du Sénégalais Mustafa Naham, du Français Dominique Prévost et du Burkinabè Kantala Traoré. Ils ont décidé de s’unir et de chanter pour la Terre et surtout pour la préservation de l’environnement. D’où ce trio uni pour une création musicale original, opposée dans le fond mais unie dans la forme et l’idée. le tube “Koraguit” de Kantala est très attendu dans les trois pays   L’artiste Kantala fait donc partie de ce gigantesque projet qui va le conduire ; d’abord à Paris dans la Boule Noire le 17 janvier 2020, ensuite le 15 février 2020 à l’Institut de Français de Ouagadougou et Bobo-Dioulasso puis enfin (pour la première phase) en mars 2020 à Dakar et à St-Louis du Sénégal. Le choix porté sur l’artiste Kantala n’est pas fortuite ; bien au contraire, ce virtuose de la Kora serait le maillon important de ce projet au regard de sa qualité narrative et expressive des chansons qui figurent dans cet album cosmopolite. Sept titres au total, dont trois pour Kantala, deux pour Mustafa et deux pour Dom. De son vrai nom, Abdoulaye Traoré, cet auteur-compositeur korafola et ngonifola d’origine Senoufo avait créé le style «Tafdjani». C’est un panaché de musique inspirée du son patrimoine musical, imbibée de Salsa, Blues, Afrojazz et Pop. Ce style qui traverse les frontières depuis plus d’une décennie. On le retrouve dans ce trio avec son tube «Koraguit» dont le clip a été réalisé à Ouagadougou. L’artiste demande aux uns et aux autres de se comprendre. Car selon lui, c’est la discipline dans les prises de paroles qui doit être l’objet du dialogue et de la cohésion. « Tant qu’on ne se comprend pas, on ne pourra rien construire ensemble » affirme-t-il. Le baptême de feu de ce projet PARIS OUAGA DAKAR est donc prévu pour le 17 janvier à la Boule Noire à Paris. La communauté burkinabè installée à Paris et dans l’Europe toute entière, serait déjà en train de circonscrire cette date fatidique ; selon certaines de nos sources concordantes. Hervé David HONLA    

Lire plus
X