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Humoristes burkinabè : Des conflits d’égos à proscrire

L’humour au Burkina Faso a connu sa véritable ascension dans les années 2015 grâce au travail pédagogique inculqué par certains comédiens de théâtre et humoristes de l’époque. Aujourd’hui, cet art de la scène « nourrit » presque son homme. Pas un weekend à Ouagadougou ne s’écoule sans un spectacle d’humour. Les adeptes sont nombreux et les formations se multiplient. Mais malheureusement cette jeune structure faitière est en train d’être infesté par un virus nocif qui fragmente ce groupe dont on croyait unifier.   « …Nous sommes des jeunes humoristes en herbe qui embrassent cette profession par amour et surtout grâce à nos devanciers. Mais nous sommes malheureusement confrontés à un dilemme. En effet, dès qu’on est coopté par une compagnie ou un ainé de l’humour, immédiatement nous sommes catalogués. On ne peut plus appartenir ou collaboré avec d’autres compagnies. Bref, l’esprit clanique a pris le dessus et nous ne savons plus à quel saint se vouer » S’est confié désespérément un jeune humoriste à notre rédaction. L’association des Artistes humoristes du Burkina (AAH-B) présidé par Jean Aimé Bayili regroupe plus d’une centaine de membres. Bien que les leaders ou encore les plus célèbres ont fondé leur compagnie, cela ne les empêchent pas de se réunir en association pour défendre leur intérêt et surtout partager leurs expériences tout en transmettant aux jeunes. Mais depuis cinq bonnes années, ce groupe commence à s’illustrer par certaines frasques et conflits internes qui commencent à se dévoiler sur la place publique. Avant-hier c’était le triste conflit de leadership autour de deux comédiennes chevronnées Augusta Palenfo et Philomène Nanema, hier, c’était la sortie piteuse dans un média ivoirien de Joe le Rapide qui engendra une profonde animosité entre lui et Moussa Petit Sergent soutenue par une fatwa de la plupart des humoristes burkinabè. Aujourd’hui, c’est Excellence Gérard qui claque la porte de l’Association pour « Convictions personnelles » teintée aussi d’un conflit de leadership qui gangrène ce milieu depuis belle lurette. Au regard de ce qui ressort des échanges avec certains acteurs de l’art de la scène, quatre clans se seraient spontanément créés. Il s’agit du clan « Moussa Petit Sergent », « Son Excellence Gérard », celui de « Augusta Palenfo » et enfin le clan de « Salif Sanfo ». Il serait strictement interdit voire blasphématoire qu’un membre du clan puisse par mégarde se retrouver sur une scène organisée par un clan « adverse ». C’est considéré comme une trahison actée par un bannissement. Pire même, au sein des membres fondateurs de l’AAH-B, il y a régulièrement des rixes et violents coups de poings. Soit pour simple insubordination ou par l’inactivité d’un membre sur le groupe Whassap. La police a souvent dû  intervenir dans certaines de ces exactions. A cause des dates de spectacles, certains se chamaillent, se bagarrent et ne s’adressent plus la parole.   Le Président de l’AAH-B Jean Aimé Bayili que nous avons rencontré hier (21 juillet) a balayé presque du revers de la main, ces supputations. Tout en avouant que les sauts d’humeurs dans un groupe existent partout. « …C’est le showbiz, parfois cela arrive qu’il y ait des écarts de langage dans un groupe ou des petites échauffourées mais il n’y a rien de grave et tout fini toujours par s’arranger. J’apprends par des personnes interposées qu’il y a des clans au sein des humoristes, mais à ma connaissance, je ne l’ai jamais perçu. Tous les humoristes que j’ai proposé aux différents spectacles des collègues ont toujours été accepté… » affirme le président de l’AAH-B. Tout en affirmant avec fierté que l’épineux conflit qui existait entre Moussa Petit Sergent et Joe Le rapide est désormais résolu, ce dernier a également présenté des excuses publiques à l’ensemble des humoristes suite à sa cahoteuse sortie sur une télévision ivoirienne.   L’actualité qui suscite aujourd’hui beaucoup de réactions dans le milieu des arts de la scène et du showbiz en général, c’est la « démission » de l’humoriste Excellence Gérard de l’AAH-B, membre fondateur de surcroit. Dans nos investigations ; tout serait parti d’une rencontre au Conseil Supérieur de la Communication (CSC) qui aurait été mal interprété par l’AAH-B. Excellence Gérard aurait saisi cette opportunité pour déverser toute sa colère et son indignation vis-à-vis de cette association.   Joint par téléphone hier à la rédaction, Excellence Gérard a affirmé concernant ses bisbilles au sein de l’AAH-B, que tout serait parti d’un communiqué du CSC avant la Semaine Nationale de de la Culture (SNC) qui stipulait ceci : « …Le Conseil Supérieur de la Communication saisit l’opportunité de la Semaine Nationale de la Culture pour adresser cette exhortation aux humoristes, comédiens et tous les professionnels des Arts du spectacle. En cette période de fragilité de notre pays, le CSC vous invite à bannir la comédie agressive et l’humour noir qui sont potentiellement nuisibles à la cohésion sociale et rabaissant… ». Selon certains membres de l’association, Excellence Gérard serait l’instigateur auprès du CSC de ce communiqué. Ce que rechigne ostensiblement l’humoriste ; « Je n’ai jamais été impliqué ni de près ni de loin à la rédaction de cette publication ! ». Affirmant néanmoins qu’il a rencontré le Président du CSC pour le suivi de son projet de Guide de formation des Humoristes qui avait été financé par le Fonds de Développement Culturel et Touristique (FDCT) validé par le CSC. Ce qui n’aurait rien à voir avec les propos dont on l’accuse. Signalons que le journaliste et Directeur de Publication du Journal Info Sciences Culture, Cyr Payim OUEDRAOGO a été coopté pour la coécriture de ce Guide.   Selon Cyr Payim Ouédraogo joint aussi au téléphone, il a affirmé que la descente de Gérard au CSC n’avait aucun lien avec l’AAH-B. « Il est allé rencontrer le CSC pour le suivi et l’élaboration de son projet de Guide. Par ailleurs ; le communiqué du CSC à l’endroit des humoristes en marge des préparatifs de la SNC qui s’en est suivi après, n’était qu’une pure coïncidence. J’invite plutôt les humoristes à faire preuve de cohésion surtout en ce temps de crise sociale » affirme-t-il.   Pour en savoir davantage, les membres de l’association avaient convié Excellence Gérard afin

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Tamtando/Djongo System : Une collaboration qui porte des fruits

C’est un secret de polichinelle ; Bil Aka Kora est un musicien professionnel originaire du pays Kasséna. C’est passionné des techniques vocales, car il est doté d’une voix puissante difficilement reproductible. Auteur-compositeur, il réalise aussi des musiques de films, des documentaires et des spectacles. Auteur de six albums « Douatou », « Amboulou », « Dibayagui », « Yaaba », « Vessaba » et « Fulu ». Ce gurunssi chanteur a aussi créé le groupe « DJONGO System » qui est composé de : Serge Coulibaly, Job Zida, Gildas Ouindata Zallé, Akouessè Pardevan, Albert Tagnabou, Bernard Yameogo et Charlotte Tiendrebeogo. Ce groupe a tellement fait ses preuves à travers la planète, si bien que ; se retrouver en train de collaborer avec un groupe italien du nom de TAMTANDO, ça ne peut qu’être le graal des performances artistiques sophistiquées. Ainsi donc est née ce Projet d’échanges artistiques Djongo Diffusion (Burkina Faso) et Tamtando (Italie). Les deux structures musicales collaborent depuis plusieurs années entre l’Italie et le Burkina Faso. Ceci dans le but de créer de nouvelles richesses d’expressions artistiques. Dans le cadre de la célébration du vingtième anniversaire du groupe Tamtando, Djongo System a souhaité accueillir tout le groupe italien au Burkina Faso pour des dates à Bobo-Dioulasso et Ouagadougou pendant une dizaine de jours ; d’aout à septembre 2023. C’est donc une série de concerts à Ouaga et à Bobo-Dioulasso animés conjointement par les deux structures sur les mêmes scènes avec des créations fusionnelles. Et rassurez-vous ; la rencontre se fera aussi dans le sens inverse où le groupe Tamtando accueillera aussi à leur tour, Djongo System en Italie du 24 avril au 2 mai 2024 pour une série d’activités. On ne demande pas mieux pour notre industrie musicale ! Hervé David HONLA  

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Loi sur l’asile : Marée humaine à Bielefeld

Les rues de Bielefeld ont connu hier soir, 20 juin 2023, une ambiance toute particulière.  Toutes les organisations de la société civile de défense des droits de l’homme, de lutte contre le racisme, la discrimination et l’exclusion étaient dans la rue hier pour manifester sur la question de loi sur l’asile. Selon les manifestants, tout le monde peut demander l’asile. Notamment, toute personne qui s’estime exposée à un risque préjudice grave dans son pays d’origine ou qui est contrainte de quitter son pays à la recherche de la sécurité dans un autre pays. Parmi les manifestants à la tête du peloton, on pouvait ostensiblement bien remarquer le leader d’opinion et Président de l’association Afrika Wakati et coordinateur du OWL AFROFESTIVAL qui aura lieu du 2 Août au 3 septembre à Bielefeld, Malick KOUTOU. Il a d’ailleurs pris la parole sous un tonnerre d’acclamation ; « La société civile allemande ne peut être fortement catégorisée que par la nouvelle loi sur l’asile. Nous ne pouvons pas empêcher les gens de s’échapper pour survivre. La seule alternative que nous pouvons faire en tant que société civile en Allemagne, est de montrer notre amour à notre prochain. Bielefeld est une belle ville multiculturelle, faisons la promotion les uns avec les autres, tout le monde est bienvenu ! » a-t-il déclaré en substance avec en toile de fond, des pancartes remplis de slogans divers inscrits sur tous les supports de visibilité. Hervé David HONLA  

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Izouma SIDIBE : Le vrai visage du Faso

Les burkinabè de tous les horizons divers et de toutes les corporations en parlent. Quoi de plus normal, surtout venant d’une personne aussi aimable et charitable.   Izouma SIDIBE sait allier ; affaire-amitié-compétence-showbiz et rigueur. La nouvelle a été accueilli comme une trainée de poudre dans la capitale burkinabè, jusqu’à tomber dans les oreilles des non-conformistes comme nous. En effet ; Izouma SIDIBE inscrit au sein de la prodigieuse école HEC Paris, 1er programme Executive MBA (EMBA) au monde, a obtenu avec brio, après 18 mois d’expérience humaine pour la promotion de novembre 2021 « Bilingual modular », son Executive Master of Business Administration (EMBA). C’est le diplôme d’études supérieures le plus haut niveau en management et gestion des affaires. Le Master of Business Administration est un diplôme exclusivement accessible aux professionnels qui possèdent plusieurs années d’expériences en entreprise. L’Executive MBA d’HEC Paris s’adresse en principe, aux cadres dirigeants qui possèdent un haut potentiel et qui souhaitent accélérer ou transformer leur carrière. Ce programme offre un choix de spécialisation, ainsi que la réalisation d’un projet professionnel, qui est d’ailleurs un élément clé pour écrire un nouveau chapitre dans sa carrière. Pas besoin de vous dévoiler ici l’immense CV de ce jeune burkinabè, aujourd’hui à la tête d’une entreprise (FOCUS GROUP) qui emploie une centaine de burkinabè en plein temps. Ce diplôme international au plus haut niveau de gestion des affaires que notre compatriote a brillamment obtenu, reste incontestablement la référence mondiale. Ce grade lui ouvre le plus vaste réseau et d’opportunités d’affaires dans le monde. Désormais Izouma SIDIBE fait partie du cercle mondial très fermé des jeunes hommes d’affaires dans le monde. Aucune porte désormais ne pourra se fermer devant lui. Voici un fils du pays qu’il faut sincèrement compter pour redynamiser le monde des affaires dans notre pays. Ils sont nombreux comme lui, ces burkinabè dans la planète qui méritent d’être dignement acclamé. Hervé David HONLA    

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Martin N’Terry : Un fin stratège !

Faire la musique est un métier passionnant surtout lorsqu’on voue une passion pour cet art. Mais tout artiste n’a pas la chance d’avoir une carrière réussie. Car beaucoup ont tendance à croire qu’avoir du talent suffit pour devenir un professionnel dans le monde de la musique. J’observe depuis plusieurs années, l’artiste Martin N’Terry. Il a certes du talent et il a opté pour une méthode plus organisée, méthodique et planificatrice.  Il prend le temps, observe l’industrie musicale, planifie son plan de travail et respecte surtout son métier, car la musique en est un. Certes les éléments-clé d’une carrière musicale réussie est la créativité. Mais le fait d’avoir une œuvre originale ne sert à rien si personne ne peut l’apprécier. La mise en place d’une bonne stratégie pour développer sa carrière est aussi indispensable, peu importe, la localité où tu te trouves. Connaissant l’auteur de « Moogho » qui bat les records d’audience en ce moment au Burkina Faso, il a planifié ses compositions, étudié sa thématique, peaufiné son genre musical et surtout organisé son orchestration, tout en définissant une conduite à tenir. Martin N’Terry a compris qu’en observant l’environnement musical de l’heure et surtout en jetant un regard panoramique sur la santé musicale actuelle du monde, il estime qu’il a été toujours sur la bonne voie du TGV qui l’amènera à destination. Cette voie, n’est surtout pas la voie de la musique de mode, mais celle dans l’ère du temps. C’est-à-dire: intemporelle.   C’est pour cette raison que la paresse n’a pas sa place dans l’aventure. Le travail, le courage et l’audace sont les qualités requises. Je ne suis pas surpris de la montée de l’audimat que son tube « Moogho » engrange aujourd’hui. Ne soyons pas surpris qu’après son séjour ici dans son pays natal, ses œuvres glaneront des succès nationaux, des honneurs, des distinctions et seront cooptées pour des modules pédagogiques. Comme si « Moogho » https://youtu.be/hR1HcaaZDq4 ne nous a pas suffisamment mystifié, Martin est en train de peaufiner un autre clip de son chef d’œuvre issu de son album. Intutilé « Walwalé », ll veut nous mettre plein la vue avant de laisser la place aux critiques que nous sommes; afin de témoigner aux jeunes, l’immense talent qu’il possède. Ce qui est certain, Matin N’Terry a très bien compris qu’il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte dans ce métier. Certains sont directement liés à la création musicale, d’autres sont plus liés à la gestion des contacts et relations. Hervé David HONLA

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Gabin DABIRE : Dommage que ce soit à titre posthume

L’artiste chanteur/auteur-compositeur burkinabè Gabin DABIRE a tiré sa révérence le samedi 10 juin 2023 en Italie. Ce grand chef-d ’orchestre était presque méconnu du public burkinabè mais très sollicité en Europe et ailleurs notamment dans des conservatoires et auditorium de Jazz et de musiques contemporaines.   Né à Bobo-Dioulasso, il avait découvert l’univers de la musique dans un environnement traditionnel sain. Notamment auprès des grands maîtres de la musique traditionnels dans sa région natale, le Sud-Ouest. C’est en 1975 qu’il rentre en Europe à partir du Danemark et fait la connaissance de la musique contemporaine européenne. De passage en Italie un an plus tard, il prit la décision d’approfondir l’apprentissage des instruments à corde en symbiose avec les instruments traditionnels de son village. Il réussira à se perfectionner même aux percussions indiennes. Fort de cette expérience, en 1979, il publiera sa collection de musique ethnique ouest-africaine avec le groupe Futuro Antico. C’est une structure associative qu’il fondera avec les italiens Walter Maioli et Ricardo Sinigaglia. Gabin DABIRE restera le précurseur et l’un des pionniers musiciens à intégrer les musiques traditionnelles dans les sons de musique modernes et électroniques dans le monde. « Empathie », « Rima gli Italiani », « Tieru », « Afriki Djamana » « Kontome » sont entre autres les albums et les collaborations auxquelles il a fondé et mis en lumière. Des tubes comme « Sénégal », « Kjima », « Mamidi », « Siza », « Sankara », « Pene eru », « Yorou Woulou » « Mana Mana », « E Dagara » « Mousso » ou encore « Bibilé » ont été chanté, dansé et fredonné dans ls grands festivals de Jazz dans le monde. Il s’en va au moment où la jeunesse burkinabè commençait à le découvrir. Hervé David Honla  

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VILLAGE BASGA : Cohésion et partage dans le Ganzourgou

Mettre en avant les potentialités artistiques du Burkina Faso n’est plus suffisant. Maintenant à côté du talent, de l’évènementiel, il faut y associer l’interculturalité et la cohésion sociale. Le festival VILLAGE BASGA de Zorgho est une référence de nos jours en matière de brassage culturel.   A la fois incubateur de jeunes talents, mais aussi promoteur de l’économie locale, cette 10è édition du VILLAGE BASGA qui se déroule dans le département et la commune urbaine de Zorgho dans la province du Ganzourgou et la région du Plateau-Central, s’annonce mémorable et exaltante. Ce festival, au-delà des réajustements qu’il opère chaque année en fonction de la santé sociopolitique du Burkina Faso, arrive étonnement à concilier cette interculturalité entre les artistes, les acteurs et les communautés de divers horizons. Le plus valorisant dans ce festival de musique urbaine, c’est le flux de marée humaine qui converge chaque année dans cette petite localité qui possède comme amulette ; la grenouille ! Ce quadrupède amphibien, serait la mascotte de Zorgho. Raison pour laquelle, la vaillance et la résilience sont les maîtres-mots de ce festival. En favorisant le partage et la communication entre les différentes cultures, le VILLAGE BASGA renforce l’esprit d’intégration dans notre société en pleine reconstruction. Ce festival permet ainsi de prévenir les discriminations en insufflant la cohésion sociale. L’opinion nationale s’interroge régulièrement sur l’affluence du VILLAGE BASGA en juillet. Pourtant, les festivaliers n’y vont que pour se retrouver, partager des moments ensemble, faire la fête, éprouver des émotions grâce aux prouesses des artistes. C’est cette singularité de ce VILLAGE et son expérience qui sont sans doute à l’origine de son succès. L’œuvre d’art est en réalité une finalité et un prétexte d’extérioriser ses émotions.   C’est pour cette raison que son promoteur Luc Noundia KABORE lui-même natif de cette région, en a fait sa priorité pendant les vacances. Beaucoup viennent des horizons lointains, notamment, la diaspora burkinabè au Guatemala, en Lituanie, au Lesotho ou encore en Arménie pour se ressourcer le temps de ce festival. Pour cette année 2023, le festival est annoncé entre la fin juillet et début août avec en toile de fond des sommités de la chanson burkinabè et africaine sur une scénographie pharaonique. Le VILLAGE BASGA développe donc cet échange entre une expérience esthétique avec les acteurs et le public. Aller voir des œuvres et une expérience humaine, c’est aussi social. Car on partage du plaisir ensemble d’être dans un lieu ou une localité particulière. Le Ganzourgou ! Hervé David HONLA  

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Rôle fondamental de l’art

Je rentre dans une salle de cinéma. Je me concentre à regarder une pièce de théâtre. J’assiste à un spectacle de danse chorégraphique. Je regarde le nouveau clip d’un artiste musicien. Je participe à une soirée de défilé de mode. Je suis invité à un vernissage. Je suis présent à la dédicace d’un ouvrage etc. Le spectateur, le cinéphile ou le lecteur que je suis, je m’attends à découvrir, à me stupéfier et à me divertir. Ce qui me décevra sera du déjà, du déjà lu ou du déjà entendu. C’est pour ça qu’un artiste doit être à la fois le pont et le ravin. Un artiste doit sortir de son propre néant. Il incarne un personnage, mais il n’est pas ce personnage. Il interprète une chanson et sa thématique, mais il n’est pas le reflet de cette chanson. Cela ne peut pas se comprendre. Un artiste ne réalise pas des œuvres pour que nous les comprenions. Une œuvre n’est pas là pour plaire, elle est là pour enflammer. Surtout qu’elle n’est pas faite pour être compromise. Par conséquent, une institution culturelle n’a pas à se préoccuper du nombre de ses adhérents, mais plutôt de l’excellence de son engagement envers la création et les créateurs que sont les artistes. C’est cette liberté qui donne précisément à une institution ses qualités et sa spécificité. Pour être plus limpide un artiste présente des visions futuristes ou prévisionnaires. Il critique et caricaturise le réel dans un but d’éveiller une population hypnotisée prise par le rythme de la vie. Une population qui ne prend pas soin de jeter un œil hors de son cocon intime. Pourtant l’auteur quant à lui, par un choix irrationnel d’un point de vue purement artistique, choisi d’explorer une autre dimension dans laquelle, il cherchera à tester d’autres goûts et d’autres intérêts. Que l’on écoute Salimatou Kienou, Issa Aimé Ouédraogo, Melkior, Ymar Mode, Tanya, Hamidou Zonga, Martin N’terry, Fush Alpha, Arun, Kayawoto, Issa Ouédraogo Jr, Blem, Reman, Liby Lougue, El Présidenté ou Queenzy ; quel que soit la thématique, l’artiste a pour rôle d’amener le spectateur à s’éveiller et à prendre conscience de choses nouvelles. Car l’art est un moyen d’information, d’approche, de connaissance du monde. Hervé David HONLA    

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Festivals internationaux : Les clés de réussite de Mamadou Diabate

Sincèrement, ne nous mentons pas, jouer dans les grandes salles de spectacles et festivals internationaux est le graal. C’est l’un des grands plaisirs pour la plupart des artistes musicaux. C’est surtout un moyen, de se positionner au niveau des professionnels de la musique, une période de visibilité médiatique et le moment idéal pour recevoir des cachets et les « douaous » plus importants et augmenter sa réputation. Mamadou DIABATE, en Autriche, USA, Belgique, France, Danemark, Canada, Allemagne, Burkina Faso, Mali etc. pour y arriver à écumer toutes ces scènes, il a accompli une série de procédures tant sur le plan artistique que sur plan relationnel. Il ne s’agit pas seulement de faire de la bonne musique, mais de faire un spectacle live mémorable. C’est la raison pour laquelle, vous verrez toujours Mamadou Diabaté et Percussions Mania faire la meilleure impression professionnelle lors de leur prestation. De l’Université HN Philharmonic aux USA au Casino Baden en passant par le Canada, l’Autriche le maitre du balafon fait l’unanimité dans ses concerts. Hervé David HONLA        

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La Suisse : Une doctrine du vélo

La Suisse est très avancée en matière de vélo. 70% des routes sont réservées aux vélos et pour la plupart elles sont interdites à la circulation motorisée.   Il y a toute sorte de vélo et à la portée de toutes les bourses. Des vélos électriques aux vélo antiques en passant par des vélomoteurs, des vélos de course, des vélos porte-bébé, des vélos écologiques… De Neuchâtel à Zurich en passant par Genève, Winterthur, Kreuzlingen, Lausanne, Bâle, Lucerne, Lugano ou encore Baden, la culture du vélo est devenue une doctrine. Dans tous les foyers Suisse, on y trouve au moins un vélo dans la cour. 90% des espaces publics sont équipés de places de stationnement pour vélo. Ils affirment que le vélo et le mode de déplacement le plus rapide en ville, puisque la vitesse moyenne automobile en ville et de 15km/h. Sur des trajets de proximité, le vélo est aussi rapide qu’une voiture en milieu urbain et encore plus efficace en porte à porte. L’autre raison fondamentale qui pousse les suisses à adopter le vélo, c’est l’écologie. Comme le vélo ne nécessite pas aucun carburant pour se déplacer, les rejets de Gaz à Effet de Serre (GES) sont inexistants lors de son utilisation. A contrario, comme les véhicules motorisés fonctionnent tous grâce à la combustion d’un carburant fossile ou à l’électricité. Circuler également à vélo est un signe de solidarité et de modestie en Suisse. Le complexe de supériorité n’existe pas dans ce pays. En effet, la Suisse est gouvernée par le Conseil fédéral. C’est un collège de 7 membres, qui prend des décisions par consensus. Les membres du Conseil fédéral sont élus par l’Assemblée fédérale, qui se compose d’une grande chambre et d’une petite chambre. La Suisse est subdivisée par canton et chacun canton possède une gestion autonome. C’est donc le gouvernement cantonal qui dirige la Suisse. Depuis le 7 décembre 2022, c’est Alain Berset qui a été élu Président de la Confédération pour l’année 2023. En somme, il n’y a pas de « super Homme » en Suisse. Vous pouvez bien voir le gouverneur ou un élu cantonal, un sportif célèbre à l’image du tennisman Roger Federer, dans les rues de Suisse, à vélo ou bien dans un bar en train de boire une bière. Surtout que la bière est fortement consommée en Suisse aussi bien par les personnes du troisième âge. Mais ça ne les empêche pas d’être le pays le plus nanti du monde et  le plus démocrate. Pour aller au boulot surtout en été ; presque tout le monde se déplace à vélo. Ce n’est en aucun cas un signe de précarité, bien au contraire. Vous verrez toutes ces personnes habiter dans des logements de fortune avec des grosses cylindrée (Tesla ; Lamborghini, Range Rover…) dans leur garage, mais préfèrent se déplacer à vélo et vivre une vie élémentaire et modeste. Hervé David HONLA

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