Le vendredi 14 août 2026, nous sommes allés à la rencontre de Jackaria Bandé, dit Jacken, dans son bureau sis à Wemtenga. Présentateur télé, maître de cérémonie et responsable d’une structure de communication et d’événementiel. Il revient, grâce à cet entretien, sur son parcours, ses débuts comme DJ, son arrivée à la télévision et son évolution dans le métier de présentateur. Il évoque également les réalités et difficultés du métier, ses expériences professionnelles, ses projets et sa vision pour l’avenir de la présentation télé au Burkina Faso.
Que peut-on dire de votre parcours ?
Je suis titulaire d’un baccalauréat série A. Je suis burkinabè, mais je suis né en Côte d’Ivoire. Je suis venu ici après ma classe de 4e. Maman était déjà au Burkina seule. C’est moi-même qui ai pris la décision de venir au Burkina parce que je ne voulais pas laisser ma maman seule. Comme je suis le tout premier fils de la famille, j’ai trouvé que la maman avait besoin de moi et j’ai décidé, contre toute attente. Car en Côte d’Ivoire, il était difficile de croire qu’un élève vienne poursuivre son école au Burkina Faso surtout la classe de 3è. pas à ce que tu viennes faire le BEPC au Burkina. Toute ma famille était surprise de ma décision, mais ils n’ont pas contesté. C’est à Kombissiri que j’ai déposé mes valises, pour continuer la classe de 3è. J’ai réussi à avoir mon baccalauréat plus tard. Mais grâce à la passion du showbiz, je suis rentré dans le Disk Jockey et j’ai eu même à faire année blanche. Malgré ça, je me suis inscrit à l’université pour faire le Droit. J’ai fait un an, deux ans et au niveau de la troisième année, c’était compliqué, j’ai abandonné. Les occupations dans le showbiz ont pris le dessus. J’ai décidé de faire une pause sur mes études supérieures, mais jusque-là, je pense que ce n’est pas encore fini.
Par ailleurs, je suis devenu manager et c’est comme ça que je me suis plongé dans le showbiz. J’ai connu de nombreux artistes. À l’époque, j’ai été manager aussi des artistes comme : Kady Wendpouiré, Natou Baswisga, Miss Maya… J’organisais aussi beaucoup d’évènements dans les maquis où j’invitais les artistes et je les offrais des cachets
Pourquoi le choix de l’animation ?
L’animation d’abord est une passion. Comme je l’ai dit, j’ai commencé en tant que DJ. Il y a des DJ qui sont sur les platines et ceux qui anime vocalement en faisant des éloges aux clients. Des DJ « Atalaku » comme on le dit dans le jargon. Je faisais de l’animation et progressivement j’ai gagné la confiance des propriétaires des débits de boissons. Je me suis perfectionné dans les cérémonies de mariage, grand podium avec les marques de la SODIBO, SONABHY, etc.

Pourquoi être passé par la gestion de maquis ?
Je suis passé par les maquis parce que c’était une situation obligée. C’est vrai que j’aimais le domaine, le milieu de DJ, mais quand je suis venu à Ouaga, où je résidais chez mon grand-père qui m’a accueilli ici, la situation n’était pas totalement facile. Quand on se levait le matin, la question qu’on se posait toujours est la suivante : comment va-t-on faire pour manger aujourd’hui ? Dès que le grand frère revenait de ses courses hasardeuses, quand il avait 200 ou 300 CFA, il m’en donnait. C’est en 2008 ! Comme je me frottais avec les travailleurs de nuit, notamment DJ et managers, j’ai décidé de m’y lancer petit à petit en attendant de trouver mieux. J’ai par cette affiliation que je suis rentré dans la gestion des maquis et discothèques.
Qu’est-ce que vous retenez des espaces d’animation et des débits de boissons ?
Ce sont de véritables canaux de promotion de notre musique. Aujourd’hui, au-delà des canaux classiques que sont la télé, la radio, les espaces de débit de boissons sont des espaces qui permettent de diffuser véritablement la musique. C’est ce que je fais depuis je suis dans le domaine de la nuit.

Comment êtes-vous venu à la télévision ?
Je suis venu à la télévision grâce à un grand frère que je voudrais saluer au passage, Menfils Bala le Yaaba. Chaque fois, je l’appelle et je lui dis que je te serai éternellement reconnaissant. Je n’ai pas honte de le dire et je n’hésite même pas à le mentionner dans mon parcours. C’est quand j’étais DJ/manager au Papillon Rouge au quartier Larlé, lui qu’il habitait à Tampouy. Régulièrement il venait au maquis pour bénéficier des prestations en tant qu’artiste. J’ai beaucoup admiré sa volonté, son courage et son abnégation. A chaque fois qu’il venait, je lui faisais des dédicaces. J’allais parfois même l’inviter sur la piste quand il n’a pas de prestation, afin qu’il prenne le micro et amuse la clientèle. Un jour, il m’a avoué que je m’exprimais bien dans le maquis. Mais qu’il souhaitait que je tente ma chance dans une télévision car, il venait d’être recruté à 3TV. Il avait décidé d’user de son influence afin qu’on me recrute dans ce média en tant qu’animateur. Je me rappelle comme si c’était hier ! Le 15 décembre 2018, pendant que j’étais sur le podium de la SONABHY en train d’animer dans le village de 11 décembre de Désiré Kodjo, je reçois le coup de fils de Menfils Balla. Ce dernier me somme de venir me présenter lundi à 3TV auprès de la Chantre Rose Sabine. A cette époque, elle était la productrice déléguée, au moment où son prédécesseur Commandant Papus ZONGO venait de partir. Menfils m’a proposé d’être chroniqueur à son émission. Après un entretien verbal ponctué par des questions ; je lui ai avoué que je n’avais jamais fait la télé ni la radio. Mais je faisais quelques apparitions sur des plateaux de télévision pour des annonces. La Chantre a dit qu’elle va me donner ma chance et si je réussi, je ferai partie de l’équipe. J’ai donc humblement commencé à animer une rubrique intitulée « Culture Art ». J’étais chargé de faire la rétrospective des activités culturelles et artistiques. C’est de là que j’ai vu beaucoup de chroniqueurs se succéder et je suis resté. J’ai permuté dans plusieurs équipes dont certains démissionnaient et d’autres arrivaient. Aujourd’hui je pilote le Mag12 grâce à Menfils Balla.
Quelles ont été vos difficultés ?
J’aime bien le métier. Les difficultés, d’abord, il faut que je reconnaisse qu’à mes débuts, je n’avais pas forcément le niveau. Je ne peux pas dire que j’ai connu des difficultés particulières, mais c’était essentiellement ça. Mais comme tu n’es pas titularisé, tu fais un travail, au niveau des salaires, ce n’est pas tout à fait reconnu. C’était essentiellement les difficultés que j’ai connues.
Avez-vous suivi des formations dans le domaine ?
Dans le domaine de l’animation, non. Je me suis autoformé. Très sincèrement, je n’ai pas suivi une formation quelconque. En fonction de mon parcours en tant que DJ, animateur, maître de cérémonie et maintenant à la télévision, j’ai vraiment appris sur le tas. Je suis un autodidacte.

Vous êtes passé de chroniqueur à présentateur. Comment s’est passée cette transition ?
Je disais qu’avec Line Banty, j’étais chroniqueur aux côtés de DOH. Quand Line Banty, est partie, ce n’était pas été facile, l’émission était devenue orpheline. D’ailleurs, nous avons fait presqu’une année sans le Mag 12. C’est pendant les vacances que le patron m’a suggéré d’animer une émission. Nous avions organisé l’émission vacances avec des chroniqueuses. Tout s’est bien passé et l’audience était satisfaisante. L’émission qui s’appelait « Team Vacances » est revenue une deuxième fois et c’est là où j’ai piloté avec Mami Yere. Elle officiait à Bobo-Dioulasso dans l’émission « Tilewassa ». Nous étions assistés de Eva Bonté qui est partie plus tard s’installer en Côte d’Ivoire. C’est ainsi que nous avions fait appel à Doria. C’est à partir de la fin de la deuxième saison de « Team Vacances » que la direction a jugé bon de continuer avec l’équipe de la « Team Vacances » pour animer le Mag 12. C’est à partir de là que je suis passé officiellement présentateur de Mag 12 jusqu’à nos jours.
Quels sont vos rapports avec vos supérieurs dans la maison ?
A la base, je suis une personne très respectueuse, donc les rapports sont bons avec les directeurs. Quant au PDG ; j’avoue néanmoins qu’au début, les rapports n’étaient pas faciles. Mais je le connais car, c’est quelqu’un qui est très perfectionniste. Au début, quand le niveau n’était pas totalement ça, ce n’était pas simple. Chaque fois, c’était les petites bagarres. On s’appelle tous les soirs après la rediffusion. Mais j’ai compris qu’au fil du temps, il a fini par me faire confiance. Aujourd’hui, j’ai de très bons rapports avec mon patron. Je profite de votre lucarne pour lui dire énormément merci de m’avoir fait confiance au sein de son média et surtout de m’avoir donné ma chance en me confiant le Mag 12. Il m’a soutenu au point où, le présentateur que je suis aujourd’hui, c’est grâce à lui.

Et quels sont vos rapports avec votre seule chroniqueuse, Mami Yere ?
Elle nous a rejoints parce qu’elle était à Bobo, à Tilewassa. Elle est venue à Ouaga d’abord pour la Team Vacances et ensuite le Mag 12. Ce sont des rapports entre présentateur et chroniqueuse. On se rencontrait juste dans le cadre de l’émission, mais depuis que Doria est partie, je reconnais que nos rapports se sont beaucoup plus renforcés. Au-delà de la télé, elle et moi, on se voit pour d’autres choses… On parle de plusieurs projets. Elle est devenue plus qu’une collègue ! C’est à la fois une amie et une sœur.
Et vos rapports avec ceux qui vous ont succédé ?
Je citerais pour commencer Asséto Ouedraogo : nous avons gardé de bons rapports. Quand elle a rendu sa démission, , elle a été directrice de Burkina 24. Je suis allé même lui demander de m’accompagner pour la première édition de mon événement, elle n’a pas hésité. J’ai aussi gardé de bons rapports avec : Jacky El Feno, Freddy Lino, Line Banty aujourd’hui en Côte d’Ivoire. Tout comme Mary Ango on s’appelle régulièrement. Sans oublier celle que j’ai personnellement recommandé à l’émission ; Asmao Zoungrana, actuellement en service à la télévision BF1. Madina Traoré est toujours à 3TV etc. Bref tout ce beau monde-là, nous avons gardé de bons rapports. Aujourd’hui, je suis content en tout cas pour ce que nous avons fait de l’émission. Certains ont quitté le navire pendant que c’était très difficile. Aujourd’hui, avec mon équipe actuelle, notamment avec Mami Yere, on a donné envie à ces personnes-là qui nous regardent un peu de loin. D’ailleurs, je peux vous le dire que certains même ont envie de revenir. On a lancé un recrutement récemment où, le PDG m’avait confié qu’il y a des personnes qui l’ont appelé pour dire d’arrêter le recrutement, car ils veulent revenir. Il faut dire que c’est un parcours qui a été semé de résilience. Je veux humblement me féliciter pour ce que j’ai pu faire de cette émission Mag 12.

Pourquoi la deuxième chroniqueuse a claqué la porte ?
Elle a claqué la porte parce qu’au-delà de la présentatrice, elle avait choisi d’être aussi à Tam-Tam Production, qui est donc le groupe qui porte la télévision. Elle occupait un rôle de manager là-bas. Être manager à Tam-Tam Production, sous-entend qu’on est permanent en contact avec le patron. Je pense que la collaboration n’a pas marché. Finalement, elle a décidé de partir.
Quelle est la ligne éditoriale de votre émission MAG 12 ?
Mag 12 est une émission d’abord de divertissement et maintenant qui surfe sur l’art, la culture, l’actualité culturelle et polémique au Burkina.
Qu’est-ce que cette émission vous a apporté concrètement ?
Tout ce que Jacken est aujourd’hui, c’est grâce à cette émission. Je pourrais dire, au-delà de l’émission, c’est la télé. C’est une occasion pour moi de dire merci beaucoup à tous ceux-là qui m’ont fait confiance depuis le début, en commençant d’abord par mon premier patron, Lamine Anouga, Menfils Bala, La chantre Rose Sabine, ensuite tous les responsables qui se sont succédés en tant que directeur de production et bien sûr le PDG lui-même, qui m’a fait confiance pour porter le Mag 12. Ça m’a tout apporté parce que moi, j’étais le petit, le manager de la nuit, mais aujourd’hui, je suis devenu le Jacken qui est la personnalité que j’ai pu construire au fil du temps. Donc l’émission m’a tout apporté.

Est-ce que financièrement, à 3TV, vous êtes bien rémunéré ?
La question de rémunération, pas seulement à 3TV, dans la plupart des médias privés au Burkina, les conditions sont connues. L’assiette publicitaire est non seulement faible et ensuite les partenaires sur les émissions se font rares. Donc effectivement, on a vécu de grosses difficultés de rémunération, ce qui peut être explique le fait que beaucoup de monde sont venus et sont repartis. Il y a eu Assetou OUEDRAOGO, Jacky El Feno, Freddy Lino, Awa Nacanabo, Line Banty… tout ce beau monde. Je comprends, il y a plusieurs facteurs, mais il y a aussi le facteur rémunération qui fait que c’était difficile. Mais la situation est en train de s’améliorer à 3TV parce que, en ce qui concerne le Mag 12, nous, on n’avait pas de partenaires depuis le début. C’est vrai qu’il y avait Kabisa entre-temps qui était passé, mais actuellement, nous avons Moov Africa qui est un partenaire de l’émission. Je pense que ça permet à la direction de subvenir aux charges salariales. Il y a trois jours, je m’entretenais avec le PDG qui disait qu’il est en train de prendre toutes les dispositions pour assurer la question de rémunération, surtout régulière. Là-dessus, je pense que les choses sont en train de rentrer dans l’ordre.
Parallèlement, vous avez créé votre propre structure événementielle. De quoi s’agit-il ?
C’est Ousfatiz Group, dont le nom de l’entreprise est extrait du prénom de mon papa, qui est Ousséni, ma maman Fati et le Z qui est mon prénom Zakaria. C’est une entreprise de communication, de marketing, événementielle, Booking et de management pour les artistes. Ici, ce sont des services que nous offrons non seulement aux entreprises, promoteurs pour les événements, etc.

Vous vous êtes lancé dans la promotion des produits de beauté. Pourquoi ce choix ?
Le Sibea, qui est devenu le Sabeci, à l’époque, comme je suis à la télévision, j’avais fait la rencontre d’une jeune dame qu’on appelle Dona Cosmétiques, qui est toujours là. C’est elle que j’avais rencontrée, accompagnée et invitée à la télévision. Je lui ai prodigué des conseils. Quand son business a commencé à marcher, elle a voulu me rendre la monnaie ou retrouver l’ascenseur. Sa première boutique, qui a été ouverte à Ouaga 2000, c’est moi qui me suis chargé du côté coordination artistique. C’est à partir de là qu’elle-même m’a proposé en me disant ceci : Mais Jacken, tu m’as accompagné aujourd’hui dans mon business. En tout cas, je ne me plains pas, ça va bien. Toi qui es à la télévision et qui organise des événements, comment je peux t’aider ? Et c’est comme ça qu’elle et moi, nous avons décidé de commun accord de s’entraider. Je me suis inspiré simplement de ce qu’elle fait. Si elle va me soutenir, il faut que ça soit dans un événement où elle-même exerce. Et c’est dans des événements de produits de beauté. J’avais aussi constaté à l’époque ; que le domaine des cosmétiques au Burkina était très porteur, mais il n’y avait pas d’événement qui porte ce domaine. Il y avait beaucoup de gens, surtout les femmes, qui s’en sortaient très bien. Donc moi, j’ai voulu être le canal de tous ces professionnels dans le domaine en organisant l’événement Sibea, qui est devenu après Sabeci.
C’est vraiment cette femme, Dona, qui m’a encouragé et qui m’a aussi soutenu comme elle le peut pour que je puisse mettre en place l’événement, le réaliser pour la première édition et aussi la deuxième édition.
Pour un présentateur comme vous, peut-on vivre de ce métier ?
Oui, on vit du métier. Pour mon cas particulier, à mes débuts, ce n’était pas évident, mais actuellement, j’arrive à m’organiser. Donc, je ne me plains pas du tout. Néanmoins, de façon générale, il faut reconnaître qu’ici, au Burkina Faso, il y a certains qui n’arrivent pas à joindre pleinement les deux bouts à cause des difficultés liées à la vulnérabilité économique des médias eux-mêmes. Donc ça fait que certains présentateurs vivent dans la précarité. Ce que j’ai compris au fil des années, c’est que le présentateur, pour mieux vivre, doit pouvoir saisir les opportunités que lui offre son métier. C’est également ce que mon patron, qui est lui-même un ancien présentateur, me dit très souvent. Je présente régulièrement des cérémonies. Même rien qu’hier, j’ai fait un tour vite fait à Manga, où j’ai présenté une cérémonie institutionnelle. Le fait que tu sois à l’antenne, les gens ont confiance naturellement en toi et ils te confient leurs cérémonies de mariage, toute sorte de cérémonie. Alors finalement, si le présentateur est bien organisé, il peut bien vivre de son métier.
Que faut-il faire pour développer davantage ce métier ?
Pour développer davantage le métier de présentateur télé, je pense que les aînés, comme Big Ben, ont déjà fait beaucoup pour ce domaine de la présentation. Il faut que les présentateurs de notre génération maintiennent le cap et qu’on soit beaucoup plus soudés parce que, jusque-là, je discutais avec l’Homme de Savane, qui disait que nous n’avons pas d’association. Donc, il faut qu’on soit soudés dans une structure par exemple associative pour pouvoir défendre les causes du présentateur auprès même de l’autorité et pouvoir avoir pourquoi gagner gain de cause sur certaines revendications.
Vous êtes également MC. C’est un métier qui est de plus en plus convoité dans votre milieu. Que faut-il faire pour mieux l’organiser ?
Pour mieux organiser le domaine de la maîtrise de cérémonie, c’est pareil comme le domaine de présentateur. Il faut que les maîtres de cérémonie s’organisent en association pour parler d’une même voix. Là, ça permet non seulement d’harmoniser les cachets et, de ce fait, aussi respecter auprès de ceux qui viennent demander les services des maîtres de cérémonie.

Vous recevez des artistes et des directeurs de festivals sur votre plateau. Certains sont victimes de sanction. Quel commentaire faites-vous sur la décision du MCCAT ?
Par rapport à ces décisions, c’est vrai qu’à l’antenne, nous, on ne commente pas, on est chargé de modérer, mais personnellement, je salue la vision du gouvernement, qui est celle de retourner aux sources et la valorisation des bonnes mœurs. Donc, s’il y a un événement qui va à l’encontre ou si c’est un artiste qui chante dont les textes sont à l’encontre des bonnes mœurs, on ne peut pas encourager cela. C’est dans ce sens que nous encourageons le gouvernement à ce que la jeunesse burkinabè puisse retourner aux valeurs qui nous définissent, qui sont les valeurs de bonnes mœurs.

Côté jardin : êtes-vous marié ? Des enfants ?
Je suis célibataire en ce moment, mais je suis père de deux enfants.
En termes de projet professionnel, quels sont vos objectifs à court et à long terme ?
En termes d’objectif, c’est de continuer à donner tout ce que je peux pour la casquette du présentateur à 3TV, mais aussi développer davantage mon entreprise.
Mot de fin
Je voudrais vraiment dire merci à vous, Gisèle BELEM, et dire merci à Hervé David HONLA pour cette interview, tout simplement.
Gisèle BELEM



Laisser un retour à ce sujet
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.