Court métrage de Fatoumata Ouédraogo : Le combat des femmes du secteur rural sur le grand écran
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Court métrage de Fatoumata Ouédraogo : Le combat des femmes du secteur rural sur le grand écran

La jeune réalisatrice Fatoumata OUEDRAOGO

Pour son tout premier court métrage, la jeune réalisatrice Fatoumata Ouédraogo choisit de porter à l’écran une réalité souvent méconnue : les difficultés auxquelles sont confrontées de nombreuses femmes évoluant dans le secteur agricole. À travers une fiction profondément humaine, elle interroge la résilience, la solidarité et la capacité des femmes à transformer les épreuves en opportunités.

L’histoire suit Adjara, une jeune agronome de 27 ans dont la vie bascule après un événement traumatisant. De retour dans son village, elle découvre que les femmes productrices de tomates peinent à écouler leurs récoltes. Faute de débouchés, une partie de leur production est vendue à perte ou se détériore, compromettant ainsi les revenus de familles qui dépendent de cette activité.

Face à cette situation, Adjara refuse de rester spectatrice. Son regard d’agronome lui permet d’imaginer des solutions pour mieux valoriser les tomates invendues à travers leur transformation. Une initiative porteuse d’espoir qui pourrait offrir davantage d’autonomie économique aux productrices. Mais toute volonté de changement dérange parfois des intérêts bien établis, et son engagement ne fait pas l’unanimité.

Sans dévoiler les rebondissements du film, cette histoire met en lumière une problématique bien réelle : au-delà de la production agricole, de nombreuses femmes rurales ont besoin d’un meilleur accompagnement en matière de transformation, de conservation, d’accès aux marchés et de valorisation de leurs produits. Le film invite ainsi le public à réfléchir sur les défis rencontrés par ces productrices, tout en laissant planer le suspense sur le « destin d’Adjara » et de celles qu’elle choisit d’accompagner.

Pour donner vie à cette vision, Fatoumata Ouédraogo s’est entourée d’une équipe engagée. Première assistante à la réalisation, Armande Jocelyne ZABSONRÉ, également incubée du Programme Taafé Vision et membre des dix jeunes réalisatrices dont les films seront produits, a assuré la coordination du tournage.

« J’ai veillé à la bonne coordination des équipes, au respect du plan de tournage et à la préparation de chaque séquence, tout en restant attentive aux besoins des comédiens. Mon rôle consistait également à assurer une communication constante avec les acteurs et l’équipe technique afin que chacun comprenne l’intention de chaque scène, le rythme recherché et l’émotion à transmettre. »

La jeune réalisatrice Fatoumata OUEDRAOGO

Elle garde un souvenir particulier d’une séquence riche en émotions.« L’un des moments qui m’a le plus marquée est le tournage de la séquence 12, celle de l’annonce de la cause du décès du mari de Bintou. Toute l’équipe était pleinement investie et l’émotion était palpable sur le plateau. Voir les comédiens donner vie aux personnages avec autant de justesse a été particulièrement marquant. »

Armande Jocelyne ZABSONRE deuxième assistante

À travers ce premier court métrage, Fatoumata Ouédraogo signe une œuvre qui dépasse le simple récit de fiction. Elle ouvre une réflexion sur les défis des femmes rurales, la valorisation des productions agricoles locales et la force de celles qui osent proposer des solutions malgré les résistances. Un film qui promet de toucher le public tout en suscitant une véritable réflexion…

N’douonmou Aïda

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