La première édition du Festival Afro Renai-Science a été officiellement lancée ce samedi 4 juillet 2026 au Musée national de Ouagadougou.
Placée sous le haut patronage du Camarade Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, et le co-patronage de la camarade Ministre de la Famille et de la Solidarité, Lieutenant-colonel Passowendé Pélagie Kabré/Kaboré, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de valorisation du patrimoine culturel africain.

Au Burkina Faso, les coiffures traditionnelles ont longtemps occupé une place centrale dans la vie sociale et culturelle. Des nattes aux tresses ancestrales, des coiffures de cérémonie aux locks contemporaines, le cheveu constitue un véritable langage, un marqueur d’identité et un héritage transmis de génération en génération. Partant du constat que ces savoirs, leurs symboles et leurs pratiques demeurent encore insuffisamment documentés et valorisés, les initiateurs ont créé le Festival Afro Renai-Science afin de contribuer à la préservation et à la promotion du patrimoine capillaire africain, avec un accent particulier sur les réalités culturelles du Burkina Faso.
Placée sous le thème « Racines et Renaissance : la Science au service de l’identité africaine », cette première édition, qui se tient les 4 et 5 juillet 2026 au Musée national, réunit chercheurs, professionnels du cheveu, acteurs culturels, entrepreneurs, artistes et citoyens autour d’une même conviction : les cheveux naturels africains constituent un patrimoine vivant qui mérite d’être connu, transmis et célébré.
Le Festival Afro Renai-Science poursuit plusieurs objectifs majeurs, notamment : valoriser le cheveu naturel africain comme élément du patrimoine culturel et identitaire ; favoriser le dialogue entre savoirs traditionnels et connaissances scientifiques autour du cheveu africain ; sensibiliser le public aux bonnes pratiques d’entretien et de santé capillaire ; contribuer à la préservation et à la transmission des coiffures africaines auprès des jeunes générations etc.
À travers cette initiative, les organisateurs rappellent que le patrimoine capillaire africain est porteur d’histoire, d’identité et de mémoire. Il mérite donc d’être préservé, valorisé et transmis aux générations futures. Pendant 48 heures, le public est invité à participer à un riche programme comprenant des conférences, des panels, des expositions, un défilé thématique ainsi que des prestations artistiques consacrées aux afros, locks, nattes, tresses et coiffures naturelles.
Le panel scientifique du samedi 4 juillet porte sur le thème « Santé, entretien et spécificités du cheveu naturel africain ». Il est animé par Pr Houroupou Mbambaï, Mme Pitroipa Delwendé Sonia et Mme Mariam Sana. Le dimanche 5 juillet est consacré au panel culturel intitulé « Patrimoine capillaire : entre héritage, identité culturelle et transmission générationnelle », animé par Songkogl Naaba Kãoongo, Princesse Juliette Kongo et Kuiniba Sanou.
La cérémonie d’ouverture a également été marquée par des prestations artistiques, notamment celle de Sana Bob et de plusieurs autres artistes. Ambassadeur de cette première édition, Pr Houroupou Mbambaï Jacques a salué la portée du thème retenu : « Une renaissance ne consiste pas à copier. Elle consiste à découvrir et redécouvrir ce que nous sommes afin de créer ce que nous pouvons devenir. Nos racines ne sont pas un poids, elles sont notre force. Parmi ces racines figure un symbole que le monde a trop souvent réduit à une simple question esthétique : le cheveu africain. Le cheveu crépu n’est pas une erreur de la nature, il est une merveille de la nature. Il raconte l’histoire de notre adaptation, témoigne de notre diversité biologique, révèle notre patrimoine génétique et exprime notre identité. Il mérite d’être connu, compris, étudié, protégé et célébré. Le cheveu crépu n’a jamais eu besoin d’être corrigé ; il a seulement besoin d’être compris. C’est précisément là que la science intervient. La véritable science ne détruit pas l’identité, elle l’explique, la protège et la valorise »

À travers cette première édition, le Festival Afro Renai-Science ambitionne de faire du patrimoine capillaire africain un levier de transmission culturelle, de recherche scientifique et de valorisation identitaire, tout en invitant les institutions, les organisations et les citoyens à s’engager dans la sauvegarde de cet héritage. La visite des stands et la traditionnelle photo de famille ont mis fin à la cérémonie d’ouverture.
Gisèle BELEM








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