Le festival international « Les deux Terres » rentrera à sa 11è édition du 3 au 4 juillet prochain du côté de Cannes dans la salle Miramar. L’artiste le plus attendu à ce festival n’est autre que l’expert burkinabè en danse contemporaine et professeur émérite d’art chorégraphique Souleymane BADOLO.
La ville de Cannes vibrera pendant deux jours du 3 et 4 juillet 2026 sous le rythme de la danse, de la musique et de l’art plastique à travers le « Festival Les Deux Terres ». Cette Onzième édition mettra les artistes burkinabè à l’honneur. C’est le choix voulu par l’ensemble du comité d’organisation dirigé par la Compagnie Ténè fondée par le danseur burkinabè Issa Aimé OUEDRAOGO.
La particularité de ce festival de danse est qu’il sert de pont entre le continent européen et africain à travers la participation de nombreux artistes venus d’Afrique et d’Europe. Au-delà des représentations sur la scène, il ouvre là une autre approche : La diffusion mondiale des cultures africaines et occidentales au niveau des différents arts et métiers de la scène. Il met systématiquement en contact toutes les régions de la Terre. Bref, le festival « Les deux Terres » tend à mettre en exergue sur une même scène, un même spectacle, une sorte d’uniformité culturelle qui leur laisse la liberté d’exprimer leurs signes extérieurs traditionnels et endogènes sans occulter celle de l’autre.
C’est la raison pour laquelle, la possibilité et la nécessité d’un dialogue entre les cultures se matérialise dans ce festival à travers la résultante de ces deux Terres.
Pour cette édition 2026, c’est une dizaine de compagnie de danses africaines, européennes et américaines qui rivaliseront de talents durant les deux jours, avec bien sûr en toile de fond, la musique et l’art plastique. L’artiste plasticienne Eloïse Mendez, sculpteure travaille avec l’onyx, qui est une pierre issue de la famille des marbres. Elle est Professeure de Lettres Modernes et malgré la littérature qui est son premier art, elle a embrassé en 2023 la sculpture, notamment le marbre. Une exposition des photos de Nathalie Sternalski fera aussi l’object d’une attention particulière. La danse et la photographie en même temps seront à l’honneur.

Généralement, le public a souvent eu l’honneur de voir le promoteur Issa Aimé OUEDRAOGO sur scène. Cette année, sa compagnie sera présente, mais son solo intitulé « Peut-être demain » sera joué par Patricia Lionel. La compagnie Ebène avec la pièce « Le Souffle de mémoire » en duo contemporain d’andy Scott Ngoua, est déjà présente à Cannes. On peut aussi citer la compagnie Lafissou d’Afrik dans « La parenthèse de sang » présentera un solo contemporain exécuté par Kehila Stéphane Douan. En musique, M’Bady Diabaté et Badeya Kadi sont attendu avec des spectacles mandingues.

« Yaa Maam » le solo de Souleymane Badolo, est très attendu dans ce festival. Tout sera articulé sur la musique lélé (Gurunsi) de Kya du Burkina Faso. Son spectacle gravite autour da géomancie entre le passé et le présent.
Souleymane Badolo dit Solo est une icône de la danse dans le monde. C’est dans la troupe de la Direction des Arts et des Métiers d’Art (DAMA) qu’il a véritablement commencé son immense carrière. Aujourd’hui la danse contemporaine est le principal cheval de bataille. Après ses brillantes représentations au Burkina, il fonda sa propre compagnie, « Kongo Ba Teria » qui connaîtra un succès fulgurant à travers la planète. Solo fera beaucoup de collaborations avec d’autres compagnies ivoiriennes, suisse, sénégalaise, américaine…
Diplômé en beaux-arts du Bennington College (USA), Souleymane Badolo est un danseur et chorégraphe. Il a surtout dansé avec Salia nï Seydou et le Ballet national du Burkina Faso. Il a collaboré avec les chorégraphes françaises Elsa Wolliaston et Mathilde Monnier. Badolo et Kongo Ba Téria ont apparu dans le documentaire « Movement Revolution Africa ». Il a participé au BAM Next Wave Festival en 2015 et a créé des projets solos pour Danspace, New York Live Arts, Dance New Amsterdam, Harlem Stage, le 92nd Street Y et le River to River Festival de New York etc. Il a également été chargé de créer une chorégraphie pour Philadanco dans le cadre de James Brown: Get on the Good Foot , un spectacle produit par l’Apollo Theater et présenté en tournée nationale et internationale. Il a été nominé aux Bessie Awards en 2011 dans la catégorie « Chorégraphe émergent exceptionnel », a reçu le Bessie Award du jury en 2012, puis le Bessie Award de la meilleure production en 2016 pour sa pièce Yimbégré , qui « exprimait avec brio le conflit et la réconciliation des différentes traditions inscrites au sein d’une vie, d’un corps ». Il a enseigné à la New School, à l’Université Denison et au Bennington College. Il enseigne à Bard depuis 2017.

Son parcours est tellement élogieux à telle enseigne que, le voir au Festival de Danse « Les deux Terres » pour cette 11 édition, c’est tout un honneur pour la ville de Cannes et pour ce festival.
Hervé David HONLA






Laisser un retour à ce sujet
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.