L’association Koulé-Kan à Mantes-La-Ville en France a célébré en grande pompe le 25 juin du côté du Centre de Vie Sociale Augustin Serre (CVS), la clôture de sa saison artistique et sociale. Une occasion pour votre magazine qui était invité, de présenter cette dynamique structure associative.
Fondée par des jeunes artistes danseurs, instrumentistes, chanteurs et comédiens issus de la ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso, l’association Koulé-Kan est répartie sur trois continents ; l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Elle a pour objectif principal de renforcer la cohésion sociale et la solidarité internationale à travers les activités culturelles, sanitaires et socio-éducatives dans la ville de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Elle s’illustre également dans la promotion des échanges culturels et de l’intégration sociale sur les différents territoires à travers l’art.

Initiée de main de maître par le burkinabè Brahima KOUMARE (Artiste chanteur, danseur et comédien), l’association est présidée par la française Anne-Lise DENONCIN. Koulé-Kan est avant tout, un périple artistique au cœur des danses africaines en général et burkinabè en particulier. Au-delà de l’expression artistique, le volet social se greffe à travers le soutien scolaire, l’assistanat et le vivre-ensemble. Les cours de danse, les stages, masterclass et événements sont dispensés tout au long de l’année. Animée par cet esprit de solidarité, Koulé-Kan soutient des projets socio-éducatifs et culturels au Burkina Faso en offrant un accompagnement scolaire et une ouverture à différentes réalités. Grâce à une équipe d’artistes talentueux, chaque activité est une expérience riche et accessible pour tous.
Pour la clôture de leur saison, c’est le CVS Augustin SERRE situé à Mantes-La-Ville qui a accueilli l’activité. C’est une petite métropole située aux portes de la Normandie assez calme et idéale. Elle est proche de la campagne où jalonnent collines, pâturages, immeubles et pavillons individuels. Le Centre de Vie Sociale est un véritable lieu d’échange construit en plein cœur de la ville. Il offre tout le long de l’année des activités socio-culturelles pour tous les âges y compris un accueil destiné aux enfants de 11 à 17 ans, disponible les mercredis après-midi et pendant les vacances scolaires.
C’est dans ce lieu de vie que l’association Koulé-Kan a organisé sa modeste cérémonie de clôture. Une quarantaine de personnes de tous âges y compris adhérents et sympathisants avaient investi la grande salle de répétition. Les Musiciens (percussionnistes) avait très tôt dans la soirée, donné le ton avec des animations de balafon, tamtam et djembé. Pendant qu’une vingtaine d’adhérents s’attelaient à regagner la piste de danse sous la direction artistique de Brahima KOUMARE dit Bemo, la présidente de l’association Anne-Lise supervisait la mise en place, car c’était une soirée spéciale.
Adultes, enfants, femmes et hommes, danseurs et danseuses aguerries et apprenants se sont trémoussés à l’unisson sous la conduite de Bemo pendant environ deux heures avec des trêves eau (canicule parisienne oblige). Les pas de danse étaient exclusivement axés sur la danse africaine et burkinabè en particulier. Mandingue, gurunssi, warba ou encore djeka étaient à l’honneur.
C’est dans une ambiance participative et détendue que adhérents et sympathisants se sont défoulés sur ces danses traditionnelles africaines. Créant ainsi une sorte de cohésion sociale dans l’optique de partager des émotions dans un même groupe. Nous avons assisté à des danses joyeuses et créatives qui laissaient une place à l’improvisation cordonnée. Sous la houlette des percussionnistes, chacun se donnait à cœur joie sans aucune restriction ou répugnance.

« Il y a des choses qui ne s’expliquent pas dans la vie quand il s’agit d’une rencontre. Tu sais que cette personne possède une sagesse que tu ne pourras plus rencontrer dans ta vie. Tu décides donc de la suivre aveuglement car tu la fait confiance. C’est comme ça que j’ai commencé toute seule à suivre les cours avec Bemo pendant des mois. Nous avons beaucoup discuté et aujourd’hui ; Bemo a une place de frère dans mon cœur » affirme Anne-Lise DENONCIN (Chargé de mission en santé) qui a été la première danseuse de Bemo pendant la création de l’association en France. A l’issue de la séance de « restitution », les témoignages des adhérents autour du comportement Bemo étaient presque identiques. Chacun louait son hospitalité, son sens poussé de la pédagogie et son caractère social, humain. Pour beaucoup, les stages de danse de l’association Koulé-kan vont au-delà de l’expression corporelle. C’est une rééducation à la vie en société dans un monde aujourd’hui, où l’individualisme gagne du terrain.
Une cérémonie de clôture qui s’est soldée par la remise des présents des apprenants aux formateurs et musiciens de l’association. Remerciements et témoignages ont ponctué cette partie de la soirée. Tout en se projetant déjà sur la saison prochaine qui débutera en Septembre prochain, la Présidente de l’association a tenu à saluer l’assiduité des adhérents et surtout l’arrivée de nouveaux membres, même le jour de la clôture. Preuve que Koulé-Kan est le grenier des valeurs humaines et des expressions artistiques africaines.
C’est par un repas communautaire offert par les membres de l’association ont pris congé, en se promettant pour les uns, de se revoir en juillet et pour d’autres en septembre, pour la grande rentrée.
Hervé David HONLA (depuis Mantes-La-Ville)









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