Dans l’après-midi du 29 mai 2026, dans la salle de réunion de l’Agence Burkinabè de la Cinématographie et de l’Audiovisuel (ABCA), s’est tenu le pitch des dix films retenus par Tafé Vision dans le cadre du projet de formation des femmes en écriture et réalisation cinématographiques.
Pour l’occasion, les autrices ont défendu leurs projets devant leurs collègues, acteurs de cinéma, producteurs et professionnels des médias. Le thème de la formation est « Autonomisation de la femme : moteur de changement social« . Ce thème est particulièrement interpellant, selon la présidente exécutive de l’association Tafé Vision, car l’autonomisation ne se limite pas à sa dimension financière : elle est également psychologique et mentale.

Ce pitch a offert aux autrices l’opportunité non seulement de présenter leur histoire, mais surtout de la défendre afin d’attirer de potentiels producteurs. Venues d’horizons variés avec des récits aussi différents qu’émouvants, elles ont su s’exprimer et défendre leurs projets avec conviction. Les projets défendus sont entre autres :« Le syndicat des belles-sœurs » de Barkissa KORBEOGO. L’autrice aborde ici la capacité des femmes à s’unir pour sortir d’une situation compliquée.
« Debout » de Armande P. ZABSONRE. L’autrice parle de la capacité de la femme à se tenir debout, peu importe son handicap. « L’insoumise » de A. Nouria YAMPA. L’autrice parle de la capacité de la femme à être leader dans l’administration publique. « Honron Mousso » de Bibata KARA. L’autrice parle des préjugés que subit la femme lorsqu’elle n’enfante pas. « Mirage » de Rose ZERBO. L’autrice nous dépeint la face cachée des réseaux sociaux. « Sous le capot » de Constantine ZONGO. L’autrice nous parle de la capacité de la femme à être leader. « Sourare » de Awa BARRY. L’autrice dépeint la force de la tradition qui pèse sur la femme.« Fôrô Kêlè » de Pauline OUATTARA. L’autrice parle de la légitimité de la femme à hériter de la terre dans nos contrées. « Par-delà les murmures » de Fatimata OUEDRAOGO. L’autrice parle de la capacité des femmes à se reconstruire malgré les préjugés.
Ces projets constituent autant de récits forts qui mettent en lumière la femme dans toute sa complexité : ses qualités, ses vulnérabilités et les marginalités qu’elle subit au sein de la société. Mais au-delà de tout, ces histoires portent un message commun : la femme doit vivre pleinement, libre et autonome.
NAGALO A. Renaud





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