Formation en lecture d’images photographiques : des journalistes culturels outillés
Regards

Formation en lecture d’images photographiques : des journalistes culturels outillés

Le Goethe-Institut de Ouagadougou accueille du 18 au 22 Mai 2026 une formation en lecture d’images photographiques au profit de journalistes culturels issus de la presse en ligne et de la télévision.

Initiée par l’Association Cercle des Photographes du Burkina, cette session réunit dix journalistes autour de l’analyse et de la compréhension de l’image photographique. La formation est animée par Adrien Bitibaly, artiste auteur photographe, président de l’Association Cercle des Photographes du Burkina et directeur du Festival PHOTOSA.

Adrien BITIBALY

Selon le formateur, cette initiative était pensée depuis plusieurs années par l’association : « Cette année nous avons eu la chance de l’associer au programme de mentorat qui a eu le soutien du Fonds de Développement Culturel et Touristique ainsi qu’en collaboration avec la coopération suisse. Ce soutien financier nous a permis de pouvoir enfin lancer ces formations en lecture d’images photographiques au profit des journalistes qui sont nos futurs collaborateurs », a expliqué Adrien Bitibaly.

À travers cette formation, l’association entend renforcer les capacités des journalistes culturels afin qu’ils puissent mieux appréhender les œuvres photographiques et produire des critiques objectives et constructives : « Comme nous cheminons ensemble, nous avons envie de leur donner les bases pour qu’ils puissent nous représenter valablement, écrire sur nos travaux avec leur propre regard de façon objective, connaître ce que nous faisons comme travail et pouvoir nous apporter des critiques constructives pour nos différents projets photographiques » , a-t-il ajouté. Durant les cinq jours de formation, les échanges occuperont une place centrale.

Pour le formateur, il s’agit surtout d’apprendre aux participants à observer et interpréter une image au-delà de sa simple apparence : « L’objectif, c’est de leur permettre de pouvoir regarder une image photographique et utiliser les éléments présents dans l’image pour faire des déductions, mais aussi savoir ce que l’image apporte comme information. Nous voulons également les amener à apporter leur propre regard critique vis-à-vis de l’information utilisée », a souligné Adrien Bitibaly.

 » Une photo n’est pas forcément de l’art » dixit Bitibaly

À l’issue de cette session, l’Association Cercle des Photographes du Burkina et PHOTOSA ambitionnent de bâtir une collaboration durable avec les journalistes formés. « L’objectif, c’est de pouvoir travailler avec eux de façon pérenne, les retrouver sur chacune de nos activités ou expositions afin qu’ils puissent apporter leur touche. Ce que nous leur donnons est minime, mais eux, en fonction de leur formation, pourront enrichir davantage le regard porté sur l’image photographique », a indiqué le formateur. Pour Adrien Bitibaly, cette démarche contribuera également à sensibiliser le public burkinabè sur la photographie artistique :

« Le peuple burkinabè doit comprendre que ce n’est pas parce que c’est une photo que c’est forcément de l’art. Et c’est aussi à travers ces journalistes que les gens vont mieux comprendre cela », a-t-il conclu.

Gisèle BELEM

Laisser un retour à ce sujet