Koudougou, le 21 mai 2026, la mairie centrale de Koudougou est, depuis ce jeudi, le carrefour de la protection des œuvres de l’esprit au Burkina Faso. Le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur (BBDA) y a initié la deuxième session de sa série de formations destinées aux professionnels des médias.

Prévue pour se dérouler du jeudi 21 au samedi 23 mai 2026, cette rencontre vise à transformer les journalistes en véritables ambassadeurs de la gestion collective. Après une première étape réussie à Ziniaré, c’est au tour de la « cité du Cavalier rouge » d’abriter ce cadre d’apprentissage, d’échanges et de partage d’expériences. L’objectif est d’outiller les journalistes pour améliorer le traitement médiatique des sujets culturels et optimiser la sensibilisation autour des droits des artistes.
La communication inaugurale de cette première journée a été présentée par le Directeur Général du BBDA, le Dr Hamed dit Patindéba Patric Lega, autour du thème : « Environnement de la gestion collective » Dans une présentation riche et pédagogique, le premier responsable de l’institution a brossé le portrait d’un secteur culturel en pleine mutation, profondément bousculé par les nouvelles technologies.
« Dans un monde marqué par les mutations technologiques, l’expansion du numérique et l’émergence de l’intelligence artificielle, la gestion collective des droits apparaît aujourd’hui comme un défi permanent pour les sociétés de gestion et pour l’ensemble des acteurs culturels », a souligné le Dr Lega
Face à ces réalités, le Directeur Général a insisté sur l’urgence d’adapter les mécanismes de protection traditionnels aux plateformes digitales. L’enjeu est de s’assurer que les créateurs burkinabè ne soient pas les laissés-pour-compte de cette transition numérique globale. Indispensable Pour relever ce défi, le BBDA mise fortement sur la presse, qualifiée par le Dr Lega de « partenaire stratégique de premier plan« .
À travers ce séminaire de trois jours, l’institution ambitionne de faire des journalistes de véritables relais d’information et de plaidoyer. Des professionnels capables d’expliquer simplement aux artistes et au grand public les rouages, parfois complexes, de la gestion collective.
Du côté des participants, l’accueil est enthousiaste. Les journalistes présents ont salué cette initiative, y voyant une opportunité précieuse pour renforcer leurs capacités et aborder les questions de propriété intellectuelle avec beaucoup plus d’assurance et d’exactitude. Cette session de Koudougou confirme la volonté du BBDA de bâtir une gouvernance culturelle moderne et transparente, fondée sur l’information, la sensibilisation et une alliance indéfectible avec les médias.
Les travaux se poursuivent à la mairie centrale jusqu’au samedi 23 mai, avec d’autres modules attendus pour parfaire l’immersion des hommes et femmes de médias dans l’univers du droit d’auteur.
N’DOUONMOU Aïda





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