Les relations belgo-burkinabè connaissent un succès en grande partie grâce à une activité culturelle et humanitaire pas comme les autres. Le festival BENKADI a célébré sa 6è édition le 16 mai à Neupré avec en toile de fond, le renforcement des relations entre la Belgique et le Burkina Faso.
Promouvoir la culture burkinabè à travers et le vivre-ensemble en Belgique et au Burkina tout en utilisant l’art et la culture comme des leviers de solidarité et d’action sociale ; tel est l’objectif fondamental du Festival BENKADI créé par la jeune burkinabè vivant dans la ville de Neupré (Belgique), Fatou Badini.

En organisant la sixième édition hier à Neupré, le comité d’organisation a surtout voulu mettre au centre de cette célébration, l’esprit de partage et de rencontre entre les deux nations. Le Royaume de la Belgique et le Burkina Faso. Aujourd’hui, le Festival BENKADI sert de point de rencontre entre ces deux communautés, non seulement pour renforcer les liens de solidarité mais aussi de mener des initiatives socioculturelles au profit des familles vulnérables au Burkina Faso et en Belgique.

La présence de Son Excellence Monsieur Bonkoungou Léopold Tonguenoma, Ambassadeur du Burkina en Belgique témoigne l’intérêt que revêt cet évènement. Il a été le premier à faire son entrée dans la salle Coude à Coude et presque le dernier à y repartir. « …Nous estimons que le festival BENKADI est un évènement qui rassemble les membres de la communauté, les amis du Burkina et c’est également une rencontre qui œuvre à impacter et à apporter un plus au Burkina Faso grâce à nobles activités…Nous ne ménageons aucun effort pour apporter notre soutien à cet évènement et la promotrice Fatou Badini fait régulièrement des rencontres au sein de l’Ambassade pour présenter et soumettre les rapports. Nous entretenons d’excellentes relations et nous serons toujours à ses côtés pour soutenir ce festival » affirme l’Ambassadeur.

Une édition qui aura été marqué par la présence des personnalités de haut rang, tant du Burkina Faso que du Royaume de la Belgique. L’on peut citer entre autres : Haya Mvita, Directrice Nation Branding, Membre du conseil d’Administration du Diplomatic World Institute (DWI) à Bruxelles. Elle est une spécialiste dans le développement des initiatives d’intersection de la diplomatie, de la culture et de la coopération internationale. Son discours a été à la fois cohérant et en phase avec les idéaux des autorités burkinabè. « Nous savons pertinemment que notre histoire a été raconté par les autres. Mais aujourd’hui, nous avons l’opportunité grâce à des évènements comme cela, de raconter aussi notre vraie version de l’histoire. De partager aussi avec d’autres, ce qui est notre culture africaine. Notre récit est puissant parce qu’il influence ce que les autres pensent de nous. Il influence les rêves de nos jeunes, nous voyons combien de jeunes font les traversées périlleuses au péril de leur vie pour un monde meilleur. Ils ont un récit et ce récit pousse certaines personnes à prendre des décisions. Le récit pousse les gens à choisir avec qui ils vont faire affaire. Avec qui on se marie, où l’on va habiter ? C’est tellement puissant ! Si nous comprenons cela, nous y prêtons attention. Heureusement aussi, aujourd’hui à travers les réseaux sociaux, nous pouvons aussi raconter notre histoire. Mais cela ne suffit pas. Nous encourageons les institutions d’accompagner et de structurer cela pour avoir plus impact. Notre culture n’a pas besoin d’être expliqué. On ne doit pas justifier notre appartenance culturelle. Nous devons simplement la vivre pleinement et la manifester en tout lieu et en tout temps sans aucun complexe. Nous avons une culture millénaire, nous sommes les peuples millénaires, mais nous devons déjà vivre avec l’histoire qui a existé en racontant notre histoire dans son vrai contexte. Parce que notre culture est puissante et riche et ceux qui la comprenne vraiment, la respecte…Pour le Burkina Faso, je dirai que : continuez à raconter votre histoire. Continuez à valoriser la culture et continuez à construire avec dignité. Car vous renforcer toute l’Afrique. Parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, l’Afrique doit aussi apprendre à se raconter elle-même. » Un tonnerre d’ovation a retenti dans la salle après son discours.
La Bourgmestre de Neupré, Virgine Defrang-Firket présente dans la salle, a réitéré à travers son discours, son soutien à ce festival et surtout aux différents projets que la promotrice Fatou Badini réalise au Burkina Faso.

Une soirée qui a vu la participation d’une bonne brochette de compatriotes venus d’Europe et même directement du Burkina Faso. Ce qui a davantage réhaussé l’éclat de ce festival, c’est le quota des personnalités qui portent à cœur cet évènement. Médecins, Avocats, architectes, entrepreneurs, Hommes et Femmes d’affaires etc. Ils n’ont pas marchandé leur participation.
Loin de vouloir être un festival folklorique, le Festival BENKADI se distingue surtout par son volet social. Tous les bénéfices récoltés lors du festival BENKADI à Neupré, sont reversés au Burkina Faso pour des actions humanitaires et de la petite enfance.

Afin de joindre le social à la culture, la soirée a surtout connu des attractions particulières. Notamment la prestation héroïque de l’artiste Bebeto Bongo qui a scotché le public jusqu’à la fin de la soirée. L’autre attraction majeure aura été les deux défilés ; la coiffure artistique africaine et l’art vestimentaire. Notamment la célèbre Clémence ZONGO venue du Burkina Faso qui a impressionné plus d’un avec ses prouesses en matière de coiffure africaine. Alice Oubda s’est illustrée par une présentation originale des tissus et matériaux locaux venus tout droit du Burkina Faso. Les mannequins n’ont pas caché leur satisfaction en se trémoussant sur scène lors de la prestation de Bebeto Bongo.

Très reconnaissante auprès de ses collaborateurs et collaboratrices, Fatou BADINI a fait la surprise générale en leur remettant des présents sur la scène en guise de remerciements.

En termes d’organisation et au regard du standing que commence à avoir ce festival, il serait idéal pour les prochaines éditions, d’instaurer une véritable régie générale professionnelle afin de parer à certaines improvisations et aléas.
Cette sixième édition du Festival BENKADI qui a permis davantage de renforcer la réflexion sur les opportunités d’investissement et de développement entre les deux pays dans le but d’avancer et de collaborer dans la même direction, comme son nom l’indique « Benkadi ».
Hervé David HONLA





Laisser un retour à ce sujet
Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.