L’Ensemble instrumental Buudu de Ouahigouya veut jouer sa partition à la SNC
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L’Ensemble instrumental Buudu de Ouahigouya veut jouer sa partition à la SNC

Le lundi 27 avril 2026 en marge de la 22e édition de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), la Maison de la Culture de Bobo-Dioulasso s’anime au rythme des répétitions.

Dans la matinée de ce lundi, notre rédaction est allée à la rencontre de la troupe « Ensemble instrumental Buudu », en pleine balance avant leur passage très attendu dans la soirée. Venue de Ouahigouya, dans la région du Yatenga, la formation est composée de huit membres, dont sept hommes et une femme. « Nous représentons la musique instrumentale traditionnelle », précise Millogo Tama membre de la troupe avec assurance.

Pour la troupe, la participation au Grand Prix National des Arts et des Lettres s’inscrit dans une volonté claire : promouvoir leur patrimoine culturel. « Cela nous plaît, et surtout, nous voulons nous exprimer, montrer notre culture et partager notre savoir-faire », explique l’artiste Millogo Tama.

Millogo Tama membre de la troupe

Portée par des sonorités de percussions, la prestation du groupe s’articulera autour de deux tableaux riches de sens. Le premier met en avant « un mélange culturel », reflet de la diversité ethnique du Yatenga. « C’est une région culturellement riche, où cohabitent plusieurs ethnies », souligne Millogo Tama. Le second passage, quant à lui, sera consacré à un message de paix en faveur de la sous-région, dans un contexte où les valeurs de cohésion sont plus que jamais essentielles.

Derrière cette ambition artistique se trouve une préparation rigoureuse. « Nous nous sommes bien préparés mentalement et physiquement, surtout que nous faisons de la percussion », confie-t-il. Une discipline exigeante qui requiert endurance et synchronisation. Malgré leur détermination, la troupe n’a pas été épargnée par certaines difficultés logistiques, notamment liées à leur hébergement. « Ce n’est pas trop ça, mais nous étions préparés à toutes les éventualités. Nous restons concentrés sur la compétition », relativise le musicien.

À travers leur passage, l’Ensemble instrumental Buudu entend également porter un message fort : rappeler que la richesse culturelle du Burkina Faso ne se limite pas à une seule région. « Nous voulons que le public comprenne que Bobo-Dioulasso n’est pas la seule région culturelle, il y a aussi les autres », insiste-t-il.

Ce soir, sur la scène de la Maison de la Culture, la troupe promet une immersion sonore et identitaire, entre traditions, diversité et appel à la paix. Une prestation qui s’annonce comme un vibrant plaidoyer pour la valorisation des cultures locales.

Gisèle BELEM

 

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