Ce jour 28 avril 2026, le musée de Bobo-Dioulasso a accueilli une masterclass d’envergure autour du thème : « Contribution des arts visuels dans la promotion de nos cultures endogènes ». Cette rencontre, riche en échanges, a réuni des figures majeures de la création contemporaine africaine ainsi qu’une jeunesse artistique avide d’apprentissage. Parmi les intervenants figuraient Abdoulaye Konaté, artiste d’installation, peintre et sculpteur de renom, Ki Siriki, ainsi que Barthélémy Toguo, sculpteur, photographe et plasticien reconnu à l’international.
Chacun, à travers son parcours et sa vision, a apporté un éclairage singulier sur le rôle des arts visuels dans la valorisation des identités culturelles africaines. Au fil des prises de parole, un message fort s’est dégagé : la nécessité pour la jeune génération de s’inscrire dans une dynamique de transmission. Les artistes ont insisté sur l’importance de la générosité dans le partage du savoir, mais aussi sur la rigueur et le rythme du travail comme piliers d’une carrière artistique durable.
Pour eux, créer ne suffit pas ; il faut également transmettre, encadrer et inspirer. La question du financement des arts a également été abordée, notamment à travers l’initiative portée par Mamou Daffé actuel Ministre de la Culture du Mali. Face à un constat préoccupant ; celui d’un secteur culturel largement sous-financé, l’idée de la mise en place d’un fonds de soutien apparaît comme une réponse concrète pour accompagner les acteurs culturels et encourager la création.
Les échanges ont par ailleurs mis en lumière l’importance de la tradition dans la construction artistique. Les intervenants ont invité les jeunes artistes à puiser dans leurs racines, leurs vécus et leurs environnements pour nourrir leur démarche créative. S’inspirer de la vie, des réalités locales et des valeurs ancestrales devient ainsi un levier puissant pour produire une œuvre authentique et ancrée. Un autre point essentiel abordé concerne la perception de l’art africain, souvent qualifié de « primitif » dans certains discours occidentaux. Les artistes ont appelé à une prise de conscience et à une réappropriation de cette histoire, en encourageant la jeune génération à maîtriser les codes de son propre univers culturel, afin de mieux le défendre et le valoriser sur la scène internationale.
En définitive, cette masterclass s’est imposée comme un véritable espace de transmission, de réflexion et d’inspiration. Elle aura permis de rappeler que les arts visuels, au-delà de leur dimension esthétique, sont un outil puissant de préservation, de promotion et de réinvention des cultures endogènes africaines.
N’douonmou Aïda





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