JICAB 2026 : La coiffure, symbole d’identité et de résilience
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JICAB 2026 : La coiffure, symbole d’identité et de résilience

la présidente de l’association, Mado Dabiré

Ouagadougou s’apprête à vibrer au rythme de la créativité et du savoir-faire local avec la tenue de la 2e édition de la Journée Internationale Culturelle, Artisanale et de Beauté (JICAB), prévue du 17 au 19 avril 2026 au Musée national. En prélude à cet événement, l’Association des coiffeurs, esthéticiens et promoteurs des instituts de beauté (ACEPIB) a animé, le mardi 7 avril 2026, une conférence de presse dans un restaurant situé à Cissin.

Cette rencontre visait à présenter les grandes articulations de cette édition placée sous le thème : << La coiffure comme expression de résilience et de reconquête de l’identité africaine >>. Selon la présidente de l’association, Mado Dabiré, la JICAB se veut un cadre de célébration de la créativité, de l’expression artistique et du patrimoine esthétique. L’initiative ambitionne de promouvoir le bien-être, de valoriser le savoir-faire local et de contribuer au développement culturel. Elle entend également favoriser la cohésion sociale, l’inclusion et le rayonnement des talents locaux et traditionnels.

Après une première édition organisée en 2024, la JICAB revient avec une ambition renforcée et une ouverture à l’international. Des délégations issues des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi que du Nigeria, du Bénin, du Togo, de la Côte d’Ivoire et du Ghana, sont attendues.

la présidente de l’association, Mado Dabiré

Le programme s’annonce riche et diversifié. Il comprend une cérémonie officielle d’ouverture, suivie de l’espace << Arts et Savoir-Faire >>, dédié à l’exposition d’objets d’art, de produits artisanaux et de spécialités culinaires. Des visites touristiques sont également prévues pour les invités, notamment au Mémorial Thomas Sankara, à la Place des Martyrs, à Faso Meebo et au site de sculptures sur granites de Laongo.

La formation occupe une place centrale dans cette édition, avec des ateliers pratiques en coiffure traditionnelle, décoration, arts culinaires et soins esthétiques, ainsi que des panels de sensibilisation, notamment sur la sécurité routière. Un tirage au sort permettra à 60 participants, dont 50 filles et 10 garçons, de bénéficier de formations spécialisées. L’événement se clôturera par une nuit culturelle festive marquée par des prestations artistiques, notamment celles d’Awa Sissao , Nina… , ainsi que par la remise de certificats de reconnaissance.

À travers cette deuxième édition, la JICAB confirme son ambition de s’imposer comme une vitrine majeure du génie créatif africain et un levier de valorisation des métiers de la beauté et de l’artisanat.

Gisèle BELEM

 

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