‎Sydica : Une plateforme de streaming pas comme les autres
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‎Sydica : Une plateforme de streaming pas comme les autres

Présents à Ouagadougou en marge du Forum International de l’Investissement Boursier, une innovation majeure destinée à l’industrie culturelle africaine a été officiellement présentée. Le jeudi 26 février 2026, l’Everest Institute a accueilli une conférence de presse animée par Charles N’Guessan, Président fondateur de Syitech Group, accompagné de Paul-Jérôme Kingbo, responsable du bureau de représentation de la Société Africaine d’Intermédiaires Financiers (SA2IF).

 

Cette rencontre était consacrée à la présentation officielle de Sydica, une initiative ambitieuse portée par Charles N’Guessan, visant à transformer durablement l’écosystème artistique africain. Sydica se présente comme une plateforme de streaming innovante dédiée à la valorisation des talents africains et internationaux.

Charles N’Guessan, Président fondateur de Syitech Group

Elle propose musique, podcasts et livres audio, accessibles à tous. Son modèle hybride se veut simple, équitable et résolument tourné vers l’innovation. L’objectif principal est clair : permettre aux artistes d’être mieux rémunérés tout en offrant aux utilisateurs une expérience musicale enrichie. Pensée pour répondre aux défis du numérique, la plateforme ambitionne de révolutionner la gestion des revenus des créateurs tout en renforçant la protection de leurs droits.

Selon Charles N’Guessan, Sydica dépasse largement le cadre d’une simple application de streaming. Il s’agit d’un véritable écosystème intégrant : une plateforme de streaming, une e-boutique dédiée aux acteurs culturels, un système de gestion de billetterie, un portefeuille électronique.

Tougouma Alphonse, Directeur de African Culture Fund

Grâce à ce dispositif, les artistes peuvent percevoir directement leurs revenus et les utiliser via une carte prépayée, transformant ainsi leurs gains artistiques en outil concret d’inclusion financière.

Sydica entend également promouvoir toute la diversité musicale du continent africain. Des rythmes traditionnels aux tendances urbaines modernes, la plateforme rassemble afrobeat, coupé-décalé, amapiano, zouglou, rap africain et bien d’autres styles. Elle ambitionne ainsi de devenir un espace unique où les passionnés peuvent écouter les meilleurs hits africains, découvrir de nouveaux talents et rester connectés aux tendances musicales du continent.

Les artistes come SOFIANO, n’ont pas été avare en questions

Lors de la conférence, Charles N’Guessan a souligné deux objectifs majeurs de cette présentation au Burkina Faso : faire connaître le projet aux artistes burkinabè et engager des discussions officielles avec le BBDA afin d’obtenir l’autorisation d’exploiter son catalogue : « Aujourd’hui, nous sommes réunis pour porter ce projet à la connaissance des artistes burkinabè et établir les premiers contacts officiels avec le BBDA afin de faire rayonner ces artistes à travers le monde » , a-t-il déclaré.

Artistes, managers, producteurs, journalistes, arrangeurs etc. n’ont pas marchandé leur participation

Ces démarches s’inscrivent dans une volonté de garantir une gestion transparente des œuvres et des royalties grâce à des partenariats stratégiques renforçant la crédibilité de la plateforme. Pour Charles N’Guessan, l’Afrique possède un immense potentiel créatif mais manque encore d’outils conformes aux standards internationaux.

Sydica entend apporter une solution concrète pour valoriser les talents et professionnaliser la filière artistique.

 » Et en toute sincérité, nous les artistes, nous n’avons pas de retraite » Affirme l’artiste Ashley

Présente lors de la rencontre, l’artiste chanteuse et actrice burkinabè Ashley a salué l’initiative, mettant en avant les opportunités qu’elle offre aux artistes en matière de revenus et de visibilité, tant au niveau national qu’international : « Mes impressions sont celles d’une réelle satisfaction. J’ai découvert qu’avec les plateformes de streaming, on peut générer des revenus conséquents et même préparer sa retraite. Et en toute sincérité, nous les artistes, nous n’avons pas de retraite. Alors, on ne peut qu’être fiers », a-t-elle confié.

L’application Sydica est désormais accessible sur Play Store, Apple Store ainsi qu’en version web, ouvrant ainsi une nouvelle ère pour la consommation et la monétisation des contenus culturels africains.

Gisèle BELEM

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