KOANARI Potindima Léa lauréate du concours d’Art culinaire de Waabo 2 : « J’aimerais davantage valoriser nos plats locaux »
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KOANARI Potindima Léa lauréate du concours d’Art culinaire de Waabo 2 : « J’aimerais davantage valoriser nos plats locaux »

À l’occasion de la deuxième édition du festival Waabo, une compétition culinaire a été instaurée tout au long des trois jours d’activités, réunissant de nombreux participants désireux de démontrer leur talent. À l’issue de la compétition, c’est Mlle KOANARI Potindima Léa qui a été sacrée lauréate. Reçue ce mardi 17 février 2026 dans les locaux d’OXYGENE MAG, elle est revenue sur le déroulement de cette compétition et sur les éléments qui ont fait la différence.

  • Présentez-vous à nos lecteurs.

Je suis KOANARI Potindima Léa, étudiante en marketing digital et gestion commerciale.

  • Qu’est-ce qui vous a motivée à prendre part à cette compétition ?

Ma passion pour la cuisine est ce qui m’a principalement motivée à participer. C’est une passion que je porte depuis longtemps et cette compétition était pour moi une belle opportunité de l’exprimer.

KOANARI Potindima Léa, étudiante en marketing digital et gestion commerciale
  • Durant les trois jours de compétition, qu’avez-vous eu à proposer ?

Le premier jour était au choix, j’ai donc choisi de préparer un riz gras au beurre de karité accompagné de poulet. Le deuxième jour, les ingrédients étaient imposés : il s’agissait du Benga, c’est-à-dire du haricot. J’ai alors réalisé un Tô d’haricot accompagné de beurre de karité et de poulet, agrémenté d’un filet de jus de balanite et d’une touche de tamarin. Dans l’ensemble, les trois jours étaient placés sous le signe de la cuisine traditionnelle, ce qui nous a amenés à travailler exclusivement avec des mets du terroir.

  • Quelle a été l’appréciation des membres du jury ?

Le jury a été très enthousiaste. Il recherchait quelque chose de singulier, qui sorte de l’ordinaire, et c’est précisément ce que j’ai cherché à leur offrir. Finalement, j’ai proposé huit plats accompagnés de jus. Au menu ; figuraient notamment le riz gras des Tamachek, une ethnie du Burkina Faso, le riz vert aux feuilles de haricots, le poulet au Dolo, la soupe au Rabilé au poulet, ainsi que le Kansa que j’ai surnommé  » le pizza burkinabè  » et que l’on appelle communément Boussantouba (plat des Bissa). J’ai également proposé le Gaspal, un plat très apprécié des Peulhs, et pour finir, un vin de bissap. C’est un aperçu de ce que j’ai eu à faire.

  • Que comptez-vous faire avec ce trophée ?

(Sourire) Avec ce trophée, j’aimerais valoriser nos plats made in Burkina Faso. Nous disposons ici d’une richesse d’ingrédients que nous n’exploitons pas encore suffisamment, ou du moins très peu. Certes, certains les commercialisent déjà, mais mon ambition va plus loin : je veux faire de ce trophée un véritable tremplin. Je veux montrer aux yeux de tous que notre terroir regorge de mets locaux savoureux, dignes d’être découverts et célébrés, et que la gastronomie burkinabè mérite toute sa place aux côtés des cuisines du monde.

  • Quels sont vos projets à venir ?

(Sourire) J’aimerais ouvrir un grand restaurant entièrement dédié à la cuisine made in Burkina Faso, où je pourrais sublimer nos mets locaux et les faire rayonner auprès d’un large public.

  • Quels conseils donneriez-vous à ceux qui hésitent encore à se lancer ?

Je leur dirais : n’hésitez pas, osez, et faites le premier pas. Sans commencement, il n’y a pas de résultat. Il y aura certes des difficultés, mais ne les laissez pas vous freiner. Ne regardez pas les obstacles, regardez l’objectif. Oser, c’est déjà réussir.

  • Votre mot de fin ?

J’adresse un grand merci aux organisateurs pour cette belle initiative, qui est vraiment à saluer. J’encourage vivement toutes et tous à participer aux prochaines éditions. Et merci à OXYGENE MAG pour cette interview.

Gisèle BELEM

 

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