Le Musée national du Burkina Faso a vibré du 30 janvier au 1ᵉʳ février 2026 au rythme de la deuxième édition du festival culturel WAABO, un événement devenu en peu de temps un rendez-vous incontournable de la valorisation du patrimoine burkinabè. Placé sous le thème « Burkina iwili, yiki, Ummah » — un Burkina Faso debout, enraciné et résilient — le festival a mis à l’honneur la richesse culturelle, la créativité et l’engagement de la jeunesse.
À cette occasion, OXYGENE MAG est allé à la rencontre de Sandrine Folané Ouédraogo, promotrice de Africa Mousso et membre du jury culinaire, pour recueillir ses impressions.
Visiblement émue et enthousiaste, Sandrine Folané n’a pas caché son admiration face à l’organisation et à la qualité de cette deuxième édition. « Waouh ! Pour une deuxième édition, je peux dire que c’est incroyable. On sent qu’il y a beaucoup de travail derrière. » Entre panels, prestations artistiques et concours culinaires, WAABO a su créer un espace d’expression et de transmission culturelle.

En tant que membre du jury, Sandrine Folané a particulièrement apprécié le concours culinaire, qui met en lumière les mets locaux et le savoir-faire traditionnel. « C’est une très belle initiative. Voir des jeunes filles cuisiner, déguster nos plats locaux depuis hier jusqu’à dimanche, c’est fort de sens. Aujourd’hui, on se rend compte que beaucoup de jeunes ne cuisinent plus. » Toutefois, un constat a retenu son attention : l’absence des hommes dans la compétition culinaire. « On aurait aimé voir aussi des garçons. On dit souvent que les meilleurs cuisiniers sont des hommes, donc on les attend à la prochaine édition pour le prouver ! » dit-elle avec humour.

Interrogée sur ses perspectives pour la troisième édition, Sandrine Folané lance un appel clair et inclusif : « Que les hommes participent davantage. Les femmes battantes les invitent à s’inscrire massivement. Rendez-vous à la troisième édition de WAABO. » Elle n’a pas manqué d’adresser un message fort au promoteur du festival, Abdoul Aziz Tiemtoré, saluant son engagement et sa vision. « Aziz, franchement, quand c’est bon, il faut le dire. Félicitations et surtout longue vie à ce festival. » Elle a également tenu à reconnaître le rôle essentiel des médias dans la valorisation de telles initiatives culturelles.
Avec cette deuxième édition réussie, le festival WAABO confirme sa place comme un espace de célébration, de transmission et de résistance culturelle. Porté par une jeunesse dynamique et des acteurs culturels engagés, l’événement incarne un Burkina Faso fier de ses racines et tourné vers l’avenir. Entre gastronomie, arts et échanges, WAABO ne dit qu’une chose : la culture burkinabè est vivante, et elle invite tout le monde à la rejoindre.
La rédaction




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