Depuis le 21 novembre 2025, l’international artiste plasticien/sculpteur burkinabè Jean-Luc BAMBARA, Président de l’Association BARSO expose une centaine d’œuvres d’une pure originalité au sein de son espace sis à la zone 1. OXYGENE MAG y était le 21 janvier dernier pour toucher les réalités de son talent et surtout le sens profond de cette exposition légendaire baptisée « Résilience II », qui fait couler beaucoup d’encre et de salive
Depuis le début de l’année 2026, nous assistons du côté de l’Espace BARSO à un véritable ballet diplomatique des personnalités de haut rang. Motif fondamental : le vernissage des œuvres de l’artiste Jean-Luc Bambara baptisé « Résilience II ». On peut citer entre autres ; le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Porte-Parole du Gouvernement Pindgwendé Gilbert Ouédraogo, le Directeur de Faso Tourisme Sulaiman Kagoné de Faso Tourisme, le Grand Chancelier le Général Pingrenoma ZAGRE, la directrice exécutive du Centre de la diplomatie publique de la Fédération de Russie, Natalia KRASOVSKAIA, l’épouse de l’ancien Président du Faso, Sika KABORE etc.
Cette inauguration conviviale de « Résilience II » est loin d’être une exposition anodine. Car, c’est une centaine d’œuvres qui jonchent l’espace depuis le 21 novembre 2025. Chacune de ces œuvres représentent des scènes de vie quotidienne évoquant entre autres : l’intimité, la fragilité, la maternité, la musique etc.
« …Ce n’est parce qu’on est en guerre ou qu’on a des difficultés, que nous allons cesser de produire. Nous contribuons aussi à notre façon de mettre en évidence la résilience. Nous continuons à égayer les gens. Généralement ça nous enlève l’inspiration quand tu entends que ce sont nos frères qui ont pu être transformer en zombies, pour nous ôter la vie. Mais avec tout ça, nous essayons de prendre beaucoup de forces pour réaliser des œuvres afin d’amener nos frères à penser à autre chose. » affirme Jean-Luc Bambara.
Au-delà de cet impressionnant vernissage, il est fort important de faire un zoom sur cet artiste qui parait aux yeux de certains comme un personnage lambda. Pourtant les apparences sont trompeuses. Jean-Luc Bambara est un ambassadeur de l’art Burkinabè à travers le monde dans le sens exact du terme.
C’est en 1982 à l’âge de 19 ans que Jean-Luc ouvrira son atelier et imposera son style et son design notamment la sculpture du bronze. C’est lui qui a conçu la sculpture du chemin de croix de la Cathédrale de Ouagadougou et de nombreuses œuvres au Burkina Faso. Sans oublier bien-sûr l’emblématique stèle de Thomas Sankara. L’espace le plus visité du Burkina Faso voire de l’Afrique de l’Ouest en ce moment.
La sous-région, l’Europe et les USA ne sont pas reste. Il a exposé dans de nombreux pays. En Allemagne à Ladenburg où il avait vendu une trentaine d’œuvres le jour de l’ouverture du vernissage. Depuis 1999, il expose régulièrement à Castellón en Espagne, au Portugal, à Columbus, à Philadelphie, au Massachusetts, dans l’Etat d’Ohio aux USA. Surtout en février 2005, il avait exposé au conservatoire de New Jersey et à Washington.
Selon lui, l’art nourrit parfaitement son homme et il estime que l’art doit être consommé par les burkinabè. « Autant l’on construit des villas des centaine de millions, autant on peut acheter des œuvres d’art de grandes valeurs ». Conclut-il.

Heureux est de constater néanmoins que les personnalités et les institutions accourent à l’espace BARSO depuis l’ouverture du vernissage pour acheter les œuvres. Le Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme a acheté la plus grande œuvre « Le joueur de Kundé » et plusieurs structures et citoyens anodins ne cessent d’investir les lieux pour des visites et achats d’œuvres d’Art.
C’est la raison pour laquelle, le vernissage s’est prolongé. « C’est open ! »
Hervé David HONLA







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