A la faveur de la 15è édition du festival Dialogue de Corps qui se déroule en ce moment du côté de CDC La Termitière, 9 jeunes artistes camerounais et burkinabè ont présenté le 12 décembre, une œuvre chorégraphique où la danse et les chants se conjuguent dans les mêmes corps.
Le chorégraphe et danseur burkinabè Salia Sanou est l’artisan de ce projet artistique qui est né à Douala et Yaoundé au Cameroun. Tout est parti de cette rencontre entre Salia et neuf artistes camerounais. Intitulé « D’un lointain si proche », ce projet artistique emmêle la danse, la poésie et la musique dans un foisonnement des différents arts et générations.
C’est en somme un langage corporel partagé dans une symbiose de chants exécutés par les chorégraphes eux-mêmes y compris les jeux de musique guitare et piano.
Cette création relate une aventure humaine et artistique transcontinentale qui évoque la distance comme une proximité imaginaire, tout en créant un espace de rencontre le chant et la danse.
« D’un lointain si proche » est une fusion artistique puissante, qui surtout mis en avant les performances physiques des hommes et des femmes dans un environnement contemporain où le mouvement du corps s’unit à la voix et au rythme pour exprimer des émotions.
Le public n’a pas marchandé sa participation ce soir-là sous le regard du représentant du Ministre de la Communication, de la Culture des Arts et du Tourisme et de la célèbre chorégraphe internationale Irène Tassembedo.
C’est une pièce chorégraphique de 50 mn qui a le privilège d’accrocher le public grâce à la diversité des mouvements et des rythmes. Leur occupation scénique donne une vue esthétique au spectacle grâce à leur performance individuelle sophistiquée. Cette synergie artistique se manifeste aussi dans leurs originalités linguistiques et leurs traditions culturelles à la fois camerounaise (ethnie Béti) et burkinabè (Djongo, warba, djecka), tout ceci dans une synchronisation entre geste et musique.

Salia SANOU chorégraphe et danseur international n’a pas caché sa joie de présenter cette pièce chez lui au Faso. Fondateur de la Compagnie Salia ni Seydou, le Directeur du Centre Chorégraphique National de Nantes a expliqué à l’issue de la représentation, la genèse de ce projet « D’un lointain si proche » qui a commencé en 2024 à Yaoundé. Il était donc impératif pour lui, après l’Institut Français au Cameroun, qu’il soit également joué ici au Burkina Faso avec l’inclusion des chorégraphes burkinabè.
Les hôtes camerounais et camerounaises ont également pris la parole avec beaucoup d’émotions pour remercier l’hospitalité naturelle du peule burkinabè durant tout leur séjour.
Mais, ce qui est resté surprenant pour la rédaction de OXYGENE MAG, c’est l’affublement vestimentaire de certains chorégraphes. D’autres étaient vêtus à l’image des instituteurs du primaire ou des percepteurs d’impôts des zones rurales (Chemises, ceintures et pantalons repassés).
Hervé David HONLA






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