Le Centre Culturel des Armées, en partenariat avec l’association Africulture, a offert une bouffée d’humanité et d’espérance aux soldats blessés à travers les “Ateliers des Héros”, un projet d’art plastique à visée thérapeutique.
De fin août à mi-octobre 2025, ces ateliers ont permis à des militaires blessés en service de retrouver confiance, expression et épanouissement à travers la création artistique.
L’initiative, soutenue par la Direction Centrale de l’Action Sociale et des Services Psychologiques des Armées (DCAS-SPA), s’est déroulée au Centre Culturel des Armées à Ouagadougou. Pendant près de deux mois, les participants ont été initiés aux arts plastiques, au dessin au crayon, à la composition des couleurs et à la peinture sur toile.

Ces moments de création ont été autant d’occasions d’apprendre, de s’exprimer et surtout de se reconstruire. « L’art plastique est avant tout thérapeutique », explique Madina Gnanou, artiste plasticienne et formatrice des ateliers. « Nous avons vu à quel point peindre, mélanger les couleurs, poser un geste sur la toile permettait à ces héros de guerre d’extérioriser ce qu’ils portent à l’intérieur. Derrière leurs blessures, il y a une incroyable force de vie. » Pour beaucoup de participants, cette expérience a été une véritable révélation. Le Sergent Nignan Salia, du génie militaire, confie :
« Au début, nous n’étions pas vraiment intéressés. Mais avec le temps, et grâce au dévouement des formateurs, nous avons compris que l’art soigne à l’intérieur comme à l’extérieur. Nous n’avons pas tous des blessures visibles ; certains portent des douleurs intérieures, et dessiner nous aide à les apaiser. »

Le 7 novembre 2025, une cérémonie de clôture est venue célébrer la fin de cette première édition. Un moment d’émotion et de fierté, marqué par la remise d’attestations et la vente aux enchères d’une œuvre collective réalisée par les soldats-artistes eux-mêmes. Ce vernissage symbolisait plus qu’une simple exposition : c’était la victoire de la résilience, de la fraternité et du dépassement de soi. Les “Ateliers des Héros” auront ainsi prouvé que l’art peut être un pont entre la douleur et la guérison, entre le devoir militaire et la renaissance intérieure.
En offrant un espace d’expression et de partage, cette initiative redonne à ces hommes blessés la possibilité de se reconstruire, de se sentir vivants et utiles autrement. Et comme le rappelle avec sagesse le Sergent Nignan :
« Je demande à la Nation burkinabè de toujours rester soudée. Là où il y a l’union, il y a la force ; et là où il y a la force, il y a forcément la victoire. »
N’douonmou Aïda




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