« Poisson bio du Faso » : Malgré son engagement, un fils de la diaspora américaine s’indigne
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« Poisson bio du Faso » : Malgré son engagement, un fils de la diaspora américaine s’indigne

Il se nomme Baponkoun SOME, un acteur privé important dans le processus de développement vital, transparent et honnête de notre pays. Il est le Fondateur et Directeur Général de POISSON BIO DU FASO. Une entreprise qu’il a fondée en 2024 au cœur de Ouagadougou avec un chiffre d’affaires de plus 45 millions. Dans le but de soutenir la nouvelle mouvance patriotique prônée par le Chef d’Etat, cet entrepreneur vivant aux USA a créé cette entreprise avec une vingtaine d’employés pour participer activement à la production, la commercialisation et à la consommation locale. Mais malheureusement, il voit que la chaine de production du poisson bio au Burkina Faso est victime des pratiques malveillantes de détournement et de fourberie.

 

Baponkoun SOME, ressortissant de la diaspora PDG de « Poissons Bio du Faso »

Présent à Tenkodogo via la plateforme Zoom au dernier Forum des Entrepreneurs de la diaspora qui s’est déroulé du 7 au 9 aout dernier sous le thème : « Contribution de la diaspora burkinabè à l’atteinte de la souveraineté alimentaire au Burkina », Baponkoun SOME, au nom de son entreprise « Poisson Bio du Faso », a intervenu sur le panel en partageant son expérience aux participants sur la problématique intitulée : « Investissements des entrepreneurs de la diaspora ».

En effet ; l’amour pour sa Patrie lui a conduit depuis les Etats-Unis d’Amérique où il réside, à investir au Burkina Faso. Baponkoun SOME grâce son entreprise « Poisson Bio du Faso » a bénéficié en 2024 de l’appel du Fonds DUMU KAFA institué par le gouvernement burkinabè. C’est à Bagré à 40 km dans la région du Nakambé de Tenkodogo, notamment dans le lac de Bagré plus précisément dans la rivière Nakambé, que les poissions de son entreprise sont traités, conservés et commercialisés. Aujourd’hui « Poisson Bio du Faso » est une référence au Burina Faso. Les poissons sont produits de manière durable et respectueuse de l’environnement.

C’est une initiative voulue par son promoteur qui vise à promouvoir la pisciculture locale et à offrir aux consommateurs du poisson de qualité, produit localement. Notamment en limitant les produits chimiques et en préservant les écosystèmes aquatiques. C’est d’ailleurs une initiative qui encourage fortement la pisciculture au Burkina Faso, ce qui contribue ainsi au développement économique local. Bons nombres de consommateurs affirment de nos jours que « Poisson bio du Faso » est présentée comme une entreprise de haute qualité qui met l’accent particulier sur la traçabilité et la fraîcheur du produit. Une chaîne de vente de poissons bio a donc été lancée à Ouagadougou par le promoteur et dans les autres villes, facilitant l’accès des consommateurs à ce type de produits. Une initiative qui est d’ailleurs soutenue par les acteurs locaux et des partenaires au développement de Bagré à Ouagadougou et même au-delà ; dont leur seul objectif est de promouvoir une agriculture et une pisciculture durables au Burkina Faso.

Mais « Poisson Bio du Faso » est confrontée d’autres difficultés chafouines, escamotoires et teintées de malversations. En effet ; au regard de la pénurie de certains aliments bio pour nourrir les poissons, le gouvernement a facilité la disponibilité, notamment le convoyage des aliments à partir du Ghana jusqu’au Burkina Faso, afin que les entreprises les achètent à des prix sociaux. Mais malheureusement, les aliments acheminés sont clandestinement détournés à d’autres fins. S’exaspère Baponoun SOME. Après son intervention au Forum des Entrepreneurs de la diaspora à Tenkodogo, Le Directeur Général du Fonds Dumu Kafa s’est rendu sur le terrain et a constaté, selon Baponkoun, que les rapports qu’on lui a transmis étaient faux. Le fondateur de « Poisson Bio du Faso » affirme avoir lancé un cri de cœur afin qu’il puisse avoir les aliments et que l’on puisse démanteler ce réseau qui détourne les aliments alloués à la nutrition des poissons destinés aux entrepreneurs pisciculteurs, mais hélas toujours sans suite.

Finalement il décidé lui-même de s’acquitter d’une autorisation d’importation des aliments depuis l’usine au Ghana. « Je suis sur le point d’injecter des millions pour importer des aliments. Pourtant l’Etat nous a déj envoyé des aliments, ils ne sont pas mis à notre disposition. Je suis vraiment choqué que les mentalités n’ont pas changé, malgré la volonté des premiers responsables. Les DG du Fonds Dumu Kafa et des Ressources Halieutiques mouillent vraiment le maillot à Bagré mais, les aliments sont livrés à une poignée d’entrepreneurs triés de façon lugubre, dans une sorte d’opacité irrégulière. Je souhaite également que le dernier convoi d’aliments pour poissons venu du Mali, qu’une enquête approfondie soit menée. Ce sont de telles pratiques qui nous découragent, étant issu de la diaspora. » s’offusque Baponkoun SOME.

 

Rappelons que la nourriture destinée aux poissons d’élevage est produite selon les principes de l’agriculture biologique. Ces aliments sont formulés à partir d’ingrédients issus de l’agriculture biologique, évitant les pesticides, les OGM et autres produits chimiques de synthèse. Ils sont conçus pour offrir une alimentation saine et équilibrée aux poissons, favorisant leur croissance, leur santé et leur bien-être. C’est la raison pour laquelle le DG de « Poisson bio du Faso » est monté sur le pupitre pour sonner l’alarme : « Certes les premiers responsables se battent pour la transparence, mais nous les ressortissants de la diaspora, souhaitons que les mauvaises pratiques de l’autre temps cessent, afin de nous encourager à investir d’avantages ».

En se livrant à OXYGENE MAG après son intervention au Forum à Tenkodogo, Baponkoun SOME espère que son appel sera entendu : « Je sais que vous faites beaucoup pour la culture et le développement. Je vous approche afin que le représentant de la diaspora que je suis, l’information atteigne la Présidence. Nous devons avoir un esprit nouveau pour un Burkina nouveau » conclut-il.

Hervé David HONLA

 

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