C’est un cadre propice pour des échanges au Rossignol à Ouagadougou le 25 juillet dernier que l’artiste Malika la Slamazone a présenté sa dernière œuvre « Le silence des sachets ». Très engagée sur les questions sociales et soutenu par le ministère de l’Environnement et le PNUD, la slameuse a décidé de soutenir sans relâche le gouvernement sur la mise en œuvre de cette loi N°045 interdisant l’usage des sachets plastiques.
En Afrique, de nombreux pays ont mis en place depuis belle lurette des interdictions ou des restrictions sur les sacs plastiques. Dans le but de protéger l’environnement et de réduire la pollution plastique. Malheureusement, la plupart des usagers trouve que la décision est de nature à priver les « mamans » de vivre de leurs petits commerces de vente des conditionnements plastiques et pour d’autres de manquer de sachets pour emballer leurs produits ménagers et autres…
…oubliant que les sacs plastiques représentent un grave danger environnemental au Burkina Faso. Ils entraînent la pollution, les problèmes de santé, la mort de plusieurs animaux domestiques et d’énormes perturbations des écosystèmes. En effet, leur accumulation dans l’environnement, leur décomposition lente et leur impact sur la faune et les sols exigent des solutions idoines durables.

Et c’est là qu’intervient l’artiste Malika la Slamazone ; la sensibilisation ! En interdisant la production, l’importation, la commercialisation et la distribution d’emballages et de sacs en plastique non biodégradables, il faut aussi instaurer d’autres mesures notamment la communication ; afin de percevoir au public l’ampleur du danger. Qui d’autre de mieux qu’un artiste célèbre ? Qui d’autres de mieux qu’une slameuse ? Qui d’autre de mieux que Malika la Slamazone ? Son message est perceptible et son aura ne souffre d’aucune contestation.
A travers ce tube « Le Silence des Sachets », Malika nous informe sur les dangers de ces sachets plastiques et elle appelle surtout au changement de comportement ; « …Chaque sachet qu’on jette dans la rue peut finir dans nos assiettes sans qu’on l’ait vu…Alors ce n’est juste une affaire d’environnement. C’est une affaire de santé, de vie et d’enfant. Ce plastique qu’on trouve si banal, est en faite en train de nous voler l’essentiel… » dit-elle dans ce magnifique tube.
En saluant l’accompagnement artistique de Malika, le Dr Issaka OUEDRAOGO du PNUD n’a pas tari d’éloge à son Ambassadrice pour son témoignage mais aussi sur l’impact que sa voix va apporter dans ce processus de sensibilisation et d’éveil de conscience.
Pour le moment la loi est déjà en vigueur, mais, comme au Burkina Faso, il y a toujours certains qui veulent contourner ou jouer les caïds de la manipulation et de la résistance. Il serait dans ce cas important passer plus tard à une autre étape plus répréhensible et sévir comme il se doit ! Le ministère de l’Environnement à travers Dramane SAWADOGO n’a pas exclu de prendre cette ferme hypothèse. D’autant plus qu’il existe d’autres alternatives encore plus efficace et durable.
C’est le début d’une vaste campagne qui ne va pas seulement se limiter dans les grandes métropoles mais surtout sur l’ensemble des 47 provinces et dans les langues vernaculaires du pays.
Il est tout de même inconcevable que si l’on est conscient que ; les plastiques contiennent des produits chimiques toxiques qui se retrouvent dans l’environnement et peuvent finir dans la chaîne alimentaire. Comment peut-on alors, malgré tout ce danger, se permettre encore de les utiliser ?
Une exposition prolongée à ces produits chimiques, en particulier à travers la consommation d’aliments ou d’eau contaminés, peut avoir des effets graves sur la santé, parmi lesquels de développement et des risques accrus de cancer.
Il est donc inconcevable que l’Etat accepte encore que ces sachets plastiques soient encore dans la nature et présents dans notre quotidien !
Hervé David HONLA








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