En ma qualité de journaliste culturel de passage chaque année en France pour couvrir le festival de cinéma le plus réputé du monde, j’en profite, après ce festival couvrir d’autres évènements culturels de la diaspora et des autres communautés les plus réputées dans le Vieux continent durant mon séjour. Ce qui me fait souvent bourlinguer dans toute l’Europe avant mon retour à Ouagadougou, la belle capitale africaine. Pour la première fois, j’ai décidé d’emprunter des cars de transport confortable à la place d’un Easy Jet, d’un TGV ou d’un avion. Question de comprendre comment la police et les transporteurs traversent les frontières de l’U.E (Union européenne). Carnet de voyage d’un tronçon Cannes-Liège aller-retour.
La police que j’appellerai « la police de la route » en Europe possède sensiblement les mêmes attributions que celle de mon pays le Burkina Faso. Cen effet, c’est une police spécialisée dans la surveillance des routes avec comme mission régalienne le respect des règles du Code de la Route, le contrôle des passagers et les contrôle des règles transfrontalières.
Pour renforcer la sécurité des ressortissants européens, les Etats membres ont développé depuis plusieurs années, une coopération entre leurs forces de sécurité de sécurité à l’intérieur de l’espace de l’U.E. Notamment par la mise en place des patrouilles mixtes grâce à un dispositif de brigades et commissariats européens que j’ai constaté durant mon périple.
Avant d’effectuer un voyage d’une ville d’un pays européen à une autre, plusieurs options s’offrent à vous. En dehors des moyens existentiels tels que (avion, TGV) il y a aussi et surtout les cars de transport comme en Afrique. Au regard de la concurrence et des nouvelles technologies numériques, chaque société de transport international est régie par une loi et un code de travail et conduite exclusivement stricte. C’est pour cette raison que les cars de transport européens sont limités et strictement contrôlés. Un aventurier ne peut pas se lancer dans ce métier par mimétisme. Les conditions sont hautement strictes. Dans l’espace U.O, on n’en dénombre pas trois. Pour des besoins de publicité gratuite, aucun de nom d’une compagnie ne sera dévoilé dans cet article.
Avant de pendre la route, la méthode le plus rapide et efficace est l’enregistrement en ligne. Les compagnies de transport possèdent des applications en ligne qui vous permettent de choisir votre destination (Départ et destination), le prix, le trajet, le temps, le nombre et la qualité de bagage, le numéro de votre car, les correspondances (s’il y a) et le numéro de votre siège dans le car. Les prix en ligne varient en fonction de la date de votre départ. Car plus acheter votre billet plus tôt, plus ça vous coutera moins cher. Au fur et à mesure que la date de votre départ s’approche, les prix augmente si vous n’avez pas acheté tôt. Mais rassurez-vous, le trajet par car, est fait partie des moins cher en dehors de l’option « Blablacar » qui est un transport personnel qui décide de vous amener à votre destination dans sa voiture.
Une fois votre ticket validé, vous vous présentez à l’heure H à la gare routière avec votre ticket dans votre portable puis le chauffeur ou son « convoyeur » comme on l’appelle au Faso, scanne le code QR et vous exige de présenter votre passeport votre identité attestant que vous êtes un citoyen européen. Pour ceux qui sont hors de la circonscription européenne, vous présenter votre passeport et il recherche spécifiquement votre visa. Ce qui était de mon cas. « Aaaah Burkina Faso, bienvenu. Sankara ! » me diront-ils, soit en Français, en Anglais, en Espagnol, en Italien, Allemand en fonction des gares où je prenais ma correspondance. Dès que le principe de billetterie est validé, votre valise et autre sont rangés par vous-même dans la soute en fonction de votre ville d’arrivée. Le bagage de plus de 20kg est rangé dans soute et celui de moins de 7kg, vous montez avec dans le car pour vous assoir à votre place.
Les cars de transport sont menus des écrans de péage incorporés qui leur permettent de passer les postes ultra sécurisés de péage à l’image de ce qu’on est en train de construire au Burkina Faso. Dès que le car s’approche du barrage, la grille se lève sous l’effet du scanner vidéo. Dans le car, vous disposez d’un WC situé aux abords de la porte d’entrée située au milieu du bus pour des besoins surtout urinaire. Des supports USB de tout genre et des sachets de poubelle pour vos débris alimentaires. Généralement après plus de 5h de trajet, le chauffeur ou le convoyeur annonce une pause de 10 mn dans un espace homologué pour la circonstance. Une occasion de pendre une bire, acheter un biscuit, chocolat, café, cigarettes et surtout les toilettes.
Les cars son surtout munis d’un microphone audible dans le car où le convoyeur annonce les destinations, les arrivées dans les gares et les pauses.
Une fois le chauffeur traverse un pays, dès le peiage, la police conjointe des deux pays limitrophes orientent le chauffeur vers un parking de contrôle homologué pour le contrôle. Au grand jamais ; les passagers descendent du car. Ils restent sur leur siège et la gendarmerie et la police montent dans le car pour contrôler gentiment : documents personnels, passeports et visa pour ceux qui viennent d’ailleurs.
A la frontière Italie/France, je me suis retrouvé dans un contrôle hallucinant qui nous a immobilisé pendant 45mn dans le car. Après avoir contrôlé tous les passagers trois gendarmes se sont appesantis sur un couple asiatique qui visiblement n’étaient pas en règle. Malgré la présentation de leur passeport respectif, les gendarmes n’étaient satisfaits. Ils ont exigé d’autres documents qui ne les as pas convaincus. Sans vouloir les faire descendre du car, ils sont descendus du car pour passer des coups de fils à leur « base ». Pendant 45mn, tout le car est resté immobilisé surplace. Tandis que le responsable de la brigade commune était en vive communication, ce qui n’a pas empêcher aux équipes de la gendarmerie et de police de continuer à poursuivre leur contrôle à la frontière.
Malgré le contrôle chronotachygraphe numérique qui est un appareil qui, à partir de ton identité numérique, la police de contrôle peut situer ton parcours et tes conditions de séjour. La brigade frontalière de contrôle est restée impassible quant à l’irrégularité des deux passagers. 45mn après les tractations téléphoniques, le chef de la sécurité frontalière est remonté dans le car pour remettre les documents aux concernés et ordonné au chauffeur de poursuivre son trajet.
Chaque escale dans un pays ou une ville les passagers arrivés à destination libèrent leur siège et immédiatement les autres qui montent reprennent leur siège. Tout est géré à travers une plateforme. Donc personne ne peut tricher sa destination, car le convoyeur compte régulièrement le nombre de passager dans le bus avant de reprendre la route. Ce qui est encore plus intéressant, c’est le temps de conduite des chauffeur. En effet, pour le temps de conduite journalier, il est de 9 heures, deux fois par semaine. Pour la conduite hebdomadaire, c’est 56 heures. Pour le repos journalier 11 heures consécutives, pouvant être réduites à 9 heures trois fois par semaine. Il y a eu d moments où, les chauffeurs ont garé pour changer de chauffeur dans certaines localités en fonction de leur emploi du temps.
Le Burkina Faso dans son organisation a la même méthodologie des voyages transfrontaliers à la seule différence prête que les passagers descendent à toutes les villes pour se faire contrôler. Pour aller plus vite, il serait fluide de monter dans le car et prospecter tous les passagers en vérifiant ce qu’ils possèdent autour d’eux. La sécurité des frontières doit être contrôlée concomitamment avec une brigade commune. Les questions bagages sont gérées dès l’enregistrement, ce qui réconforte les passagers. La douane n’a rien à voir avec les questions des bagages car le transport des voyageurs est réservé à Office du Tourisme. Les commerçants n’ont pas le droit de voyager dans les cars avec leurs marchandises. Il y a des transports spécifiques pour ce genre de périple. Les policiers et gendarmes étrangers sont agents de la force publique et assistent les personnels des unités au sein desquelles ils sont détachés. Ils développent le contact avec les ressortissants européens, lors des patrouilles de prévention, mais peuvent également faire des missions de sécurité routière, sous les ordres des gendarmes ou des policiers. Ce qui concerne les passagers, c’est exclusivement leurs colis personnels qui sont embarqués.
Il existe dit-on, des normes strictes qui encadrent les temps de conduit et de repos des chauffeurs ici en Europe. Les entreprises de transport doivent obtenir une licence de transport communautaire. Il stipule que les véhicules doivent se conformer à des normes techniques et environnementales strictes. Ils ont préconisé l’assurance responsabilité civile pour toutes les entreprises de transport.
Les autorités frontalières de l’Afrique de l’Ouest ne sont pas dans un esprit communautaire. Beaucoup de « deals » et de séparation de pouvoir. Il n’y a pas de raison que dans une même frontière, dans une distance de 10m, les passagers sont obligés de descendre et de faire contrôler par 2, 3 voir 4 fois par deux pays limitrophes sur des questions d’identité, de marchandises, de carte sanitaire en exigeant aux passagers de verser une somme de 1000 FCFA/personne à toutes les frontières du même espace CEDEAO. Pourtant, les questions douanières et les questions de voyageurs individuels ne doivent pas être inclus dans le même registre.
Néanmoins, ce qui semble incongru à la suite de ce carnet de voyage européen ; c’est le mode de fonctionnement différents quand il s’agit des transports TGV (Train à Grande Vitesse). Il est quasi rare voire inexistant que les contrôles stricts se déroulent entre les pays européens. Quand vous payez en ligne ou dans une gare votre ticket de transports dans un pays limitrophe ; non seulement vs bagages ne sont pas fouillé ni considérés comme commercialisables mais en plus, le visa n’est presque pas demandé au passager lors des contrôles. C’est uniquement le ticket de transport qui est exigé aux frontières (dans les cas où j’ai souvent voyagé en TGV, on ne m’a jamais demandé mon passeport).
Je suis arrivé à l’analyse suivante : Les services de transport en Europe couvrent de longues distances et sont concurrencés par d’autres modes de transport (voiture individuelle, train…). L’avantage compétitif de cette filière génère un besoin accru de rentabilité conditionné à la fois par les tarifs autoroutiers ainsi que l’optimisation du taux de remplissage des véhicules. C’est pour ça que le client (voyageur) cherche toujours le plus adapté, le moins cher tout en étant rapide, sécurisé et ponctuel.
Hervé David HONLA









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