À quelques jours de son coup d’envoi, le Festival International de Musique de Ouagadougou, « Ouid toghïn en fête », a tenu sa conférence de presse ce vendredi 13 juin à 15h30 sur le terrain même qui accueillera l’événement, dans le quartier Ouid toghïn.
Un moment fort, marqué par une ferveur palpable et un engagement réaffirmé pour la culture comme levier de résilience. Porté par SIMPO EVENT’S et orchestré par Iwaoga Simporé, figure incontournable du paysage culturel burkinabè, le FESTIMO revient pour sa 3ᵉ édition, du 20 au 22 juin 2025, avec une ambition renouvelée : faire vibrer les cœurs, rassembler les générations et offrir une scène digne aux talents émergents, tout cela sous le thème profondément actuel : « Culture et résilience ».
Devant la presse, les artistes et les curieux déjà conquis, Iwaoga Simporé a rappelé la mission première du festival : « offrir un espace d’expression libre et structurant aux artistes souvent laissés en marge des grandes scènes ». Cette volonté de mettre en lumière les voix encore discrètes, de créer des passerelles entre les cultures et de donner une âme populaire à l’événement, fait du FESTIMO bien plus qu’un simple festival de musique : un acte militant en faveur de l’art comme force de transformation sociale. Dans un contexte national et international parfois marqué par l’incertitude, le choix du thème « Culture et résilience » résonne comme un appel. La culture, ici, devient un refuge, une arme douce, un langage universel qui console, qui élève, qui rassemble. À travers cette thématique, le FESTIMO ambitionne de mettre en valeur non seulement la richesse artistique du Burkina Faso et d’ailleurs, mais aussi la force de celles et ceux qui, malgré les vents contraires, continuent de créer, de chanter, de danser et de croire.

La 3ᵉ édition promet une programmation aussi authentique qu’audacieuse, mêlant rythmes traditionnels, sonorités contemporaines et performances inédites. Des artistes locaux en pleine ascension partageront la scène avec des invités venus d’autres horizons africains, créant un brassage culturel riche et vivifiant.
« Le FESTIMO, c’est une œuvre collective. C’est un espace où la musique devient voix, où chaque note portée sur scène est une preuve que nous pouvons encore espérer, construire et avancer ensemble. » Le terrain de Ouid toghïn se prépare donc à vivre trois jours d’intenses vibrations culturelles, de partages, de découvertes et d’émotions.
FESTIMO 2025 s’annonce comme un hommage vivant à la créativité burkinabè, un acte de résistance par la beauté, et un témoignage vibrant de la capacité du peuple à se relever, toujours, par la culture. À Ouid toghïn, du 20 au 22 juin, la musique ne sera pas seulement une fête. Elle sera un cri d’espoir. Une promesse. Une renaissance.
N’Douonmou Aïda





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