Nuit du Faso Dan Fani à Paris : Le plaisir des retrouvailles
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Nuit du Faso Dan Fani à Paris : Le plaisir des retrouvailles

« Les retrouvailles ». C’est la satisfaction majeure que l’on peut retenir de cette 9è édition de la Nuit du Faso Dan Fani qui a eu lieu le samedi 7 juin à l’Espace Noisy Le Sec à Paris en présence d’une forte communauté burkinabè venue de différentes localités de la planète.

 

Créé grâce à la volonté de magnifier le pagne local burkinabè, le Faso Dan Fani ; l’idéologue aujourd’hui Président d’honneur de cette structure associative appelée Association des Créateurs Burkinabè de France (ACBF) François 1er, avait voulu il y a dix ans, initier cette activité afin que la mode burkinabè soit présente dans ce marché mondial de l’Art vestimentaire.

Président d’Honneur de l’ACBF, François 1er

Les objectifs selon lui, ont été partiellement atteint, car les burkinabè dans toute sa globalité portent et valorisent le Faso Dan Fani. Aujourd’hui présidée par une dame discrète et dynamique Yaméogo Mariam dite Ymar mode, l’ACBF doit son succès grâce à l’instauration de la Nuit du Faso Dan Fani. Une soirée de gala organisée dans la capitale française dont le seul but est de magnifier ce pagne local conçue par les artisans et artisanes burkinabè.

Au cours de cette soirée ; le défilé de mode et l’exposition-vente des produits de l’industrie de la mode sont mis en exergue dans une ambiance festive et surtout musicale avec des vedettes internationales de la chanson et de l’humour.

Pour cette 9è édition, l’ACBF n’a pas dévié à ses règles régaliennes. Six défilés de mode avec des créateurs Burkinabè et africains de qualité dont certains de leurs produits (vêtements et accessoires) ont été acheté dans la salle comme des petits pains après leur défilé. Deux Maîtres de Cérémonie, Jacky El Feno et Fredy Lino ont été dépêché depuis Ouagadougou pour rehausser la grandeur de la cérémonie, sous le regard des autorités consulaires, administratives et coutumières présentes en Europe.

Présidente de l’ACBF, Ymar Mode

Des personnalités non des moindres étaient présentes. La très célèbre comédienne, récemment membre du jury du FESPACO 2025, Roukiata Ouédraogo, l’Ambassadeur la Nuit du Faso Dan Fani Amed Le Panamien Traoré, Rachid Congo, Le PDG de SDF Voyage Elhadji Sodja, Le promoteur culturel Mokonzi Dread, la technocrate culturelle de la diaspora Mariam Lenga, l’activiste culture de Belgique Adolph Zerbo, Le promoteur culturel Martinien Ouédraogo, l’entrepreneur en communication Frange Landry Compaoré, l’artiste Bitiene Bako, le facilitateur culturel Malik Rouamba, le meilleur Mannequin aux 12 PCA Rock, le Community Manager Salif Ackerman Ouédraogo, la volontaire de la culture burkinabè de la diaspora, Ari-chan Thomas pour ne citer que ceux-là, démontre que revêt cet évènement au Burkina Faso.

l’artiste Elue 111, venue du Burkina Faso

Le comité d’organisation a surtout battu le record du nombre d’artistes invités, notamment leur qualité et leur notoriété respective. De Izmadra à Smarty en passant par Faity Baby, Cheezy, Wendy, Momo l’Intellectuel, Toksa, Jules Ouédraogo ou encore la jeune et talentueuse Elue 111, tous ont usé de leur stratagème pour faire vibrer le public qui aura fait massivement le déplacement. Le plus attendu, Smarty a apporté une touche prestigieuse et élitiste à l’évènement. « Nous sommes venus de Lyon pour trois choses : rencontrer la communauté, danser et prendre les photos avec Smarty ! » Affirme une famille native de Koudougou, résidante aujourd’hui à Lyon en France.

L question de la sonorisation doit être étudiée avec acuité

De façon générale et notamment dans l’esprit fondamental du comité d’organisation, le quorum est atteint pour cette édition. Mais l’épineux problème demeure la régie technique notamment la sonorisation et la représentation scénique. Cette édition a malheureusement péché une fois de plus par la carence de la qualité sonore des appareils. Après neuf ans d’expérience en matière d’évènementiel, L’ACBF devrait déléguer certaines tâches aux personnes ou structure ressources. La commission animation, son et lumière ne pourrait être le ressort de l’ACBF, car elle n’est pas aguerrie en la matière. Il serait idéal que cette association circonscrive son domaine d’intervention dans l’organisation de cette soirée.

l’artiste Jules Ouédraogo sur scène

La partie technique pourrait être attribué aux jeunes ressortissants résidants en France de façon bénévole. De nos jours, le Burkina Faso regorge beaucoup de jeunes techniciens, régisseurs et musiciens performants qui résident en France et ailleurs. Certains seront prêts à apporter modestement leur contribution pour l’éclat de la Nuit du Faso Dan Fani mais aussi, pour redorer l’image de l’évènementiel au Burkina Faso. La billetterie, le gala, le conducteur de la soirée, la gastronomie et boissons, le défilé de mode et la décoration de la salle peuvent être du ressort de l’ACBF. Mais la régie technique peut être confié volontairement à une équipe de professionnelle burkinabè avec une atteinte de résultat.

Smarty était très attendu

Mais paradoxalement et c’est peut-être la particularité de cet évènement, le public pour la plupart n’est pas assez regardant sur ses questions techniques. « Monsieur LECHAT, nous avons aimé la soirée car nous avons rencontré pleins de gens et des amis de longues dates. C’est ce qu’on souhaitait. La soirée a été magnifique ! » disent certains à la sortie de la salle, se tenant bras dessus-bras dessous, bouteille de Jack Daniel entre les aisselles, dandinant de gauche à droite avec la robe qui traine dans une flaque d’eau de pluie.

En somme ; la diaspora s’est toujours réjouie de cet évènement car le thème primordial pour elle : ce sont les retrouvailles.

Néanmoins, à l’aune de la 10è édition ; L’ACBF devrait envisager d’organiser en interne, tout en ouvrant une fenêtre à une jeunesse choisie, les « états généraux de la Nuit du Faso Dan Fani » afin de d’assoir de façon saine, les bases solides d’une bonne organisation dans les dix prochaines années.

Huguo Boss de BSL

La Nuit du Faso Dan Fani demeure l’évènement majeur de la diaspora burkinabè. Par conséquent elle demande beaucoup d’accompagnement à la fois financier et humains à travers un savoir-faire conséquent. Une ouverture doit être dorénavant faite à d’autres communautés pour davantage magnifier le Faso Dan Fani. Cet évènement ne doit pas uniquement avoir une audience burkinabè. A travers ce conclave, des pistes et solutions peuvent jaillir pour propulser haut l’image de ce pagne tissé.

 

Le Président d’honneur François 1er (styliste international burkinabè) disait ceci : « …Le premier combat a été gagné, celui de consommer et de promouvoir le Faso Dan Fani chez nous. Maintenant, il est temps de mener un autre combat, celui de l’industrialisation. Il doit se passer hors du Burkina » Lire l’entretien complet de François 1er dans ce même journal.

Hervé David HONLA  

   

 

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