« Nul Bar ailleurs » : De la musique participative à Bastille
Oxygene TV

« Nul Bar ailleurs » : De la musique participative à Bastille

La ville de Paris fourmille d’espaces divertissements surtout à quelques jours du début de l’été. C’est à Bastille, précisément dans un lieu de réjouissance pas comme les autres appelé « Nul Bar Ailleurs », que nous avons découvert le 3 mai 2025, une forme de synode musical exceptionnel.

 

La musique dans son sens profond, est une expérience sociale qui crée un lien entre les individus qui la vivent. C’est en cela que la notion de solidarité se tisse entre ceux et celles qui l’exercent. Former un groupe, organiser un concert, faire des karaokés, des jamings ou encore chanter et jouer en forum, la musique est une source d’initiatives solidaires.

La place de la Bastille

C’est ce qui se matérialise du côté de l’espace NUL BAR AILLEURS situé à Bastille sur 18 Rue Cotte dans le 11è Arrondissement de Paris. Un quartier réputé être branché grâce aux noctambules qui en raffolent.  Les restaurants, les commerçants, les bars, les boites de nuits jonchent la place de la République et la place de la Nation. On se croyait sur l’avenue Kwameh N’Krumah d’antan de Ouagadougou au Burkina Faso.

Cette belle ambiance nocturne est surtout réhaussée par la présence non loin de ces lieux, de la mythique Place de la Bastille que les professeurs nous pompaient tous les jours dans nos leçons à l’école en Afrique. Comme si ça devait nous servir plus tard. Nos professeurs en Afrique, nous punissaient tous les jours en nous obligeant de réciter par cœur que ; « la vraie Bastille Saint-Antoine a été édifiée au XIVe siècle. C’était une forteresse implantée à deux pas de la porte Saint-Antoine. Cet emplacement stratégique avait été choisi afin de protéger une route qui partait de Paris et allait jusqu’au château de Vincennes. Mais rapidement, le bâtiment a été employé à d’autres usages. Il est devenu une prison d’Etat sous Louis XI, Voltaire, Montaigne et le Marquis de Sade en ont étaient les plus célèbres prisonniers. Cette prison d’Etat fut envahie le 14 juillet 1789 et détruite par les révolutionnaires. » C’est ce qu’on récitait en longueur de journée à l’école en Afrique pour espérer passer en classe supérieure.

Pour revenir à NUL BAR AILLEURS ; cet espace est hors du commun. Son cadre verdoyant à lui tout seul suscite de l’admiration sur cette rue. Une terrasse fleurie laisse entrevoir de l’intérieur une décoration artistique à l’Africaine avec une thématique puisée sur des matériaux de récupération. Son sous-sol est encore plus énigmatique, pourtant simple mais exclusivement réservé pour des concerts pas comme les autres.

Tous les mardis ce sous-sol reçoit des professionnels ainsi que aspirants en musique (Chanteurs et instrumentistes) de tout bord et tous horizons sans distinctions de race, de couleurs, d’ethnies, de religions ni de sexes bien-sûr pour des « jam party » très conviviaux. En effet, chacun vient soit avec son instrument de prédilection, notamment guitare, piano, basse, flute, voix etc. et à tour de rôle, monte sur scène, entonne une chanson de son choix qu’il maîtrise le mieux. Puis, au fur et à mesure, il se fait accompagner par un petit orchestre qui se fait improviser.

Ce partage et cette convivialité créent de l’émotion et du spectacle. Par ricochet, ça stimule les apprenants et réconforte les plus érudits en musique. L’ambiance est à la fois participative, solidaire et surtout pédagogique dans le fond.

Des chansons françaises aux chansons africaines en passant par les cubaines, mexicaines, américaines, espagnoles, anglaises etc. tout y est joué et chanté dans une ambiance conviviale. L’un des passionnés de la musique, dans ces temps libres, en l’occurrence le français Lionnel Guyader a réservé la soirée du mardi pour ses performances musicales à « NUL BAR AILLEURS ». Il s’est éclaté ce soir-là avec le tube « Vice et Versa » du groupe français les INCONNUS. Il a été spontanément accompagné par les autres musiciens ainsi que le public présent dans au sous-sol.

Lionnel GUYADER

Récompensé par de vives ovations à la fin comme bons nombres d’artistes présentes ce nuit-là, ce cadre est artistique et musical est vu nul par ailleurs.

Hervé David HONLA  

Laisser un retour à ce sujet