Aujourd’hui, nous recevons une invitée hors du commun : Tchouonpi Estelle Daylonne, plus connue sous le nom de Kengné, guérisseuse spirituelle et fondatrice de l’association Les Enfants de Kama. Ancienne enseignante et diplômée en géophysique, elle a opéré un tournant majeur dans sa vie suite à un éveil spirituel profond qui a bouleversé son existence. À l’occasion d’une conférence placée sous le thème « Éveil de la conscience vs Éveil spirituel : Enjeux et perspectives », elle nous livre un témoignage sincère, riche d’enseignements et d’expériences personnelles.
Entre ruptures, révélations, obstacles et transformation intérieure, elle partage ici un cheminement unique au service de la guérison et de l’élévation collective. Entretien avec une femme alignée, guidée par une mission : éveiller les consciences.
Pourquoi as-tu choisi le thème “Éveil de la conscience Vs Éveil spirituel” pour cette conférence, et que signifie cette dualité pour toi ?
Je me nomme Tchouompi Estelle Daylonne à l’état civil, mais j’ai ajouté « Kengné », mon nom authentique, en lien avec mes origines profondes. Âgée de 30 ans, je suis guérisseuse spirituelle, un héritage transmis par mes ancêtres et mes réincarnations passées. Ce don sacré m’a été confié par mes guides spirituels invisibles, porteurs de ma lignée, pour accomplir des missions précises en accord avec ma destinée. Avant de me consacrer pleinement à la voie spirituelle, j’ai exercé comme enseignante d’histoire-géographie et également en tant que commerçante dans le domaine de l’import-export. Je suis également titulaire d’un Master 1 en géophysique. J’ai choisi ce thème car, pour moi, il résume la véritable raison de notre présence sur Terre. Il englobe à la fois les réponses aux problématiques individuelles et collectives, qu’il s’agisse des humains, des autres êtres vivants ou de la planète elle-même. Cette dualité entre éveil de la conscience et éveil spirituel représente en réalité l’essence de l’existence terrestre. Chaque être — humain, animal ou végétal — est porteur d’une énergie cosmique et a une mission spécifique à accomplir ici-bas. L’éveil de la conscience, que j’assimile à l’éveil de l’âme (le mental lié au cerveau), est différent de l’éveil spirituel, qui correspond plutôt à l’éveil de l’esprit (lié au subconscient).
Lorsqu’un individu suit l’ordre naturel — d’abord l’éveil de la conscience, puis celui de l’esprit — le processus se fait de manière équilibrée et harmonieuse. Cependant, selon mon vécu, lorsque cet ordre est inversé — par exemple, lorsqu’une personne subit un éveil spirituel soudain, souvent symbolisé par l’ouverture brutale du troisième œil — cela peut entraîner un déséquilibre profond. Ce type de réveil spirituel non maîtrisé peut avoir de graves conséquences, allant jusqu’à des troubles mentaux. C’est une expérience que j’ai moi-même traversée.
Peux-tu nous partager le moment ou l’événement déclencheur qui a marqué le début de ton éveil spirituel ?
Ce n’est que plus tard que j’ai réellement compris ce qui m’était arrivé. Mon éveil spirituel s’est déclenché de manière soudaine, sans que je n’en comprenne immédiatement la cause. À ce moment-là, j’étais en voyage avec mes collègues dans le bus des Brasseries du Cameroun, en route depuis Yaoundé pour une animation avec l’orchestre. L’expérience m’est tombée dessus de manière brutale, et ce n’est qu’après coup que j’ai pu identifier ce qui s’était réellement passé.
Quels ont été les principaux obstacles que tu as rencontrés dans ton processus d’éveil, et comment les as-tu surmontés ?
Lorsque mon éveil spirituel s’est manifesté brusquement, il a provoqué un profond déséquilibre en moi, me laissant entre deux mondes : le visible et l’invisible. Je ne savais plus où j’étais, j’étais à la fois partout et nulle part. Cela m’a plongée dans un état que mon entourage proche — famille et amis — a interprété comme de la folie. Certains ont même cru qu’il s’agissait d’un échec d’un pacte supposé avec une secte liée aux Brasseries du Cameroun, ce qui a suscité moqueries et incompréhension. Cette période a été extrêmement douloureuse pour moi. Ce n’est qu’avec le temps que j’ai commencé à guérir, et c’est véritablement lorsque j’ai reçu la visite de l’un de mes guides cosmiques — venu à moi sous la forme de ma propre fille — que j’ai pu traverser cette épreuve et retrouver un équilibre.
Comment ton cheminement spirituel a-t-il influencé les personnes autour de toi et ta manière de voir le monde aujourd’hui ?
Lorsque mon éveil spirituel s’est manifesté brusquement, il a provoqué un profond déséquilibre en moi, me laissant entre deux mondes : le visible et l’invisible. Je ne savais plus où j’étais, j’étais à la fois partout et nulle part. Cela m’a plongée dans un état que mon entourage proche — famille et amis — a interprété comme de la folie. Certains ont même cru qu’il s’agissait d’un échec d’un pacte supposé avec une secte liée aux Brasseries du Cameroun, ce qui a suscité moqueries et incompréhension. Cette période a été extrêmement douloureuse pour moi. Ce n’est qu’avec le temps que j’ai commencé à guérir, et c’est véritablement lorsque j’ai reçu la visite de l’un de mes guides cosmiques — venu à moi sous la forme de ma propre fille — que j’ai pu traverser cette épreuve et retrouver un équilibre. Aujourd’hui, ma perception du monde a complètement changé. Là où autrefois je voyais les choses de façon ordinaire, je les perçois désormais à travers le prisme de l’énergie et des vibrations. Même face aux êtres humains, ce n’est plus leur apparence physique qui m’interpelle, mais leur rayonnement énergétique : leur charge, leur taux vibratoire, leur polarité. Cela me rend souvent incomprise par mon entourage, qui me trouve étrange, car ils ne perçoivent pas les choses de la même manière.
Quels conseils donnerais-tu à ceux qui souhaitent s’éveiller spirituellement, mais qui se sentent bloqués par des croyances limitantes ou des influences extérieures ?
Le conseil que je peux donner à ceux qui souhaitent s’éveiller spirituellement, c’est d’éviter d’écouter les proches qui ne partagent pas leur chemin, en particulier les parents souvent ancrés dans des croyances limitantes. Personnellement, ma mère a longtemps freiné mon évolution à cause de sa vision rigide, ce qui a ralenti mon processus d’éveil. Je recommande donc à chacun de se recentrer sur soi, de se libérer des malédictions familiales, des traumatismes transgénérationnels et des nœuds karmiques. Une fois ces libérations accomplies, l’accès à leur être cosmique devient naturel. À partir de là, ils pourront, par leur transformation intérieure, impacter positivement et subtilement leur entourage.
À travers ses mots empreints de vérité et d’intensité, Tchouonpi Estelle Daylonne nous rappelle que l’éveil n’est ni un hasard ni un confort, mais un chemin exigeant vers soi. Son parcours, entre transcendance et enracinement, invite chacun à oser sa propre lumière malgré les ombres du passé. Au-delà de son vécu, c’est un appel profond à la libération intérieure qu’elle lance, à la guérison des mémoires, à la réconciliation avec notre essence. Une voix singulière, au service d’une conscience collective en pleine mutation. Son message est clair : nous sommes tous appelés à nous souvenir de qui nous sommes vraiment.
N’douonmou Aïda




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