Ce jour 20 mai ici au Palais des festivals à Cannes vient de se tenir l’une des plus belles rencontres entre un réalisateur et la presse. Le célèbre réalisateur américain Spike Lee a transformé la conférence de presse de son film « Highest 2 Lowest » en un master class instructif.
C’est une horde de journalistes, pour la plupart américains et européens qui ont pris d’assaut la salle de conférence de presse. Toutes les interventions ont été faite en anglais, ceci pour démontrer o combien, les anglo-saxons attendaient impatiemment cette rencontre. Ceci pour poser des questions à la fois relatives sur le tout dernier film de Spike Lee « Highest 2 Lowest » et sur son immense carrière de cinéaste teinté de plusieurs indiscrétions.
Tourné avec le fascinant acteur/réalisateur américain Denzel Washington reparti très tôt aux USA, ce film met en lumière l’imbroglio dans lequel l’argent a asphyxié l’industrie du showbiz et de la musique en particulier. En effet ; Denzel incarne un producteur de musique (David King) qui possède une l’oreille fine ; qui est tombé dans une « mascarade » d’un kidnapping de son fils en échange d’une grosse rançon.
Ce point de pesse a eu la primeur de recevoir Spike Lee dans toute sa splendeur ! Loquace et disponible à répondre à toute sorte de questions de façon décontractée. Chaque intervention était perçue comme un module ou une leçon pertinente. Ce film selon lui, est le reflet de ce que l’homme fait de l’argent et de l’idée de la richesse, notamment l’appât du gain à outrance. Venant d’un réalisateur aussi fortuné, qui est un modèle pour des millions de cinéastes à travers la planète y compris des sympathisants qui vouent une admiration démesurée à sa personne ; ses réponses étaient scrutées à lettre et il a été régulièrement ovationné. Les journalistes l’écoutaient à l’image d’un évangéliste en pleine prédication.

Chacune des interventions sur le film, faisait ressortir une morale sur la vie : l’argent, la vie de famille, la rapine, la violence, la pauvreté, la cupidité…qui de mieux pour incarner certains de ses rôles ? Denzel Washington pardi. Celui avec qui, il avoue avoir glané plein de succès avec ses films. Notamment « Malcom X » en 1993 ou encore « Inside Man » en 2006. Il n’a véritablement pas tari d’éloges à ce natif de Mont Vernon dans l’Etat de New York. Etat dans lequel Spike Lee ne cesse jamais de vanter si cher. Tout en faisant des éloges à cet Etat qui a fait naître des sommités du monde du sport et de la culture, à l’instar du meilleur sportif de tous les temps ; Michael Jordan, né à Brooklyn dans un arrondissement de New York.
Tout porte même à croire que le seul acteur qui pouvait parfaitement incarner le rôle de David King dans « Highest 2 Lowest » était Denzel Washington.
Une conférence de presse qui a aussi surtout permis à Spike Lee d’évoquer l’avenir du cinéma, la transmission et les l’arrivée de nouvelles technologies. Il s’est permis de donner séances tenantes des petites notions de sa méthode de travail et de transmission, en demandant à une jeune cinéaste de faire un témoignage.
C’est un Spike Lee émancipé et pédagogue que la presse a découvert ici à Cannes.
Hervé David HONLA





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