« TWO PROSECUTORS » dévoile la ruse de la Russie stalinienne
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« TWO PROSECUTORS » dévoile la ruse de la Russie stalinienne

La soirée du 14 et la matinée du 15 mai dans les salles du Palais des Festivals de Cannes étaient pratiquement dédiées au film en compétition « Two Prosecutors (Deux Procureurs) » du réalisateur ukrainien Sergei Vladimirovitch Loznitsa. Un film captivant qui se déroule dans la Russie stalinienne des années 30.

L’URSS sous Staline était un Etat qui était présenté comme l’un des principaux exemples de régime totalitaire, badigeonné par un dirigeant qui disposait de la totalité des pouvoirs. Ce film est une adaptation du roman du même titre de Gueorgui Demidov qui a été un ancien détenu de goulag. Rappelons que le Goulag était l’organisme central qui gérait les camps de travail forcé en URSS. Et la police politique était placée à la tête du système de Staline.

Le réalisateur ukrainien Sergei Vladimirovitch Loznitsa

C’est une histoire qui suit le parcours d’un jeune procureur fraichement nommé et sortie de l’université qui a demandé à enquêter et surtout à rencontrer un prisonnier activiste victime d’une administration policière corrompue. Tournée avec précision et accentué par des séquences assez longues sur les cellules vétustes. Sergei s’est beaucoup appesanti au début de son film, sur des prises de vues de nombreuses portes de ce « purgatorium », le trousseau des clés et les escaliers. Il n’a pas aussi hésité à décrire caméra à l’épaule, les lourdeurs administratives du régime despotique assez espiègle.

« Two Prosecutors » est un film attrayant qui scotche le cinéphile jusqu’à l’image noire de fin. Bien que cette fin puisse s’avérer triste pour ce jeune procureur, cela a surtout permis de comprendre jusqu’où cette Russie de cette époque était prête à y aller. Le réalisateur ukrainien est surtout réputé dans le documentaire et avait été distingué dès sa première fiction « My Joy » en 2010, puis ensuite « Dans la brume » en 2012.

Le Jeune procureur Aleksandr Kuznetsov

Le plus ahurissant dans ce film, c’est l’attitude du Procureur Général, de son vrai nom Anatoliy Belyy (Ukrainien) qui su, de par son jeu d’acteur et son charisme, incarner cet homme de loi perfide, qui a pu leurrer avec éloquence, ce jeune procureur, pourtant déterminé.

Un film qui résume un pan du mystère qui entoure le pouvoir et la culture Russe.

Hervé David HONLA      

 

 

 

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