Tout est donc parti pour cette édition 2025 du festival International de cinéma de Cannes. En jetant son micro brusquement au sol le 13 mai au Grand Théâtre Lumière, le réalisateur et scénariste américain Quentin Tarantino venait là, de donner le clap d’ouverture de cet évènement cinématographique le plus prestigieux et le plus célèbre de la planète.

Laurent Lafitte, dans son plat de résistance
C’est l’éloquence, l’élégance et l’humour pondéré du maitre de cérémonie de cette cérémonie d’ouverture du 78è du festival International de Cannes qui a ouvert le cérémonial de ce prodigieux festival. Dans un speech à la fois raisonnable et hilarant dont lui seul connait le secret, Laurent Lafitte puis qu’il s’agit de lui, a su captiver l’auditoire qui était très attentif à son discours. Un discours qui a été principalement marqué par un grand hommage rendu aux acteurs de cinéma. En citant nommément les « héros » du 7è Art, le Présentateur/comédien français a voulu davantage conscientiser les professionnels du monde de l’audiovisuel et les cinéastes en général du rôle important, voire risqué que les acteurs exercent dans ce métier. Leur courage selon lui, pose un certains nombre questions concernant leur prise de parole face aux « mots interdits par l’administration de la première puissance mondiale ».
James Stewart, Jean Gabin, Joséphine Becker, Marlene Dietrich, Richard Gere, Isabelle Adjani, Taraneh Alidoosti, Adèle Haenel, Volodymyr Zelensky (Président Ukrainien) … ont été ovationné dans la salle, à chaque fois que Laurent contait leur prouesse et héroïsme au-delà des plateaux de cinéma. « En leur rendant hommage ce soir, je profite de leur courage pour ne pas outrepasser. Car à l’heure où le crime, l’équité, le féminisme, les LGBTQA+, les migrants, le racisme, ne sont plus seulement des sujets de films mais également les mots interdits par l’administration de la première puissance mondiale ; nous avons le devoir de nous demander quelle sera notre prise de parole ? Pas forcément par le discours mais aussi par nos choix et nos refus » dit-il. Il a profité pour saluer la diversité du festival de Cannes. « S’il y a un endroit au monde où le cinéma citoyen existe, c’est ici au festival de Cannes ! C’est un temple profane où tous les cinémas sont les bienvenus. Certains pour être valorisés, d’autres visibilisés et protégés. Parce qu’ici à Cannes, on protège le cinéma réel et on protège aussi le cinéma du réel. Au-delà de Cannes, au-delà de ce qu’on appelle les films cannois, même le plus commercial devient politique quand il montre l’exemple… »

La Présidente rend hommage à Fatima HASSOUNA
Les neuf membres du jury de la compétition officielle ont fait leur entrée, avec en tête de liste citée, le producteur/réalisateur/scénariste congolais Dieudo HAMADI. Après une présentation succincte des captures des différents fims joués, la Présidente du Jury Juliette BINOCHE, l’une des plus attendue de cette cérémonie a surtout circonscrit son discours sur les artistes en général. « Les artistes ont la possibilité de témoigner pour les autres. Plus le niveau de souffrance augmente, plus leur implication est vitale. Guère, misère, dérèglement climatique, misogynie primaire…les démons de nos barbaries ne nous laissent aucun répit… ». Elle a surtout rendu un hommage émouvant à la photojournaliste âgée de 25 ans Fatima HASSOUNA, qui a été tué à Gaza le 16 avril dernier avec dix de ses proches par un missile qui a frappé leur maison. Elle devait être présente à cette édition à Cannes, car son film où elle figurait a été sélectionné au festival.

Confession musicale de Milène
Un autre grand moment touchant fût la prestation acoustique (micro et un orgue) de la star Milène Farmer avec son titre « Confession » que tout le monde découvrait pour la première fois. Elle a voulu impérativement rendre hommage au cinéaste, scénariste, photographe, musicien et peintre américain David Lynch décédé le 16 janvier dernier.

Le moment envoûtant de la soirée
La grande surprise a été l’arrivée sur scène de la star du cinéma américain Léonardo Dicaprio, venue spécialement remettre la Palme d’Or d’Honneur à Robert De Niro. Une séquence douillette teintée d’humilité entre ses deux icônes du cinéma, qui n’a laissé personne indifférent. Standing ovation pour les deux, à tour de rôle et une accolade qui restera gravée sur les annales du cinéma mondial en général et du festival de Cannes en particulier. Les deux se sont mutuellement congratulés et rendus hommage.

Quentin a fait du Tarantino
L’apparition discrète du réalisateur du film à succès « Pulp Fiction », Quentin Tarantino a engendré des hilarités dans le public grâce à sa gestuelle et son bref vocable. C’est lui qui était en charge de proclamer officiellement l’ouverture de la 78è édition du Festival International de Cannes. Cet américain imprévisible et habitué de Cannes a cassé le code protocolaire. Après avoir déclaré le festival ouvert, il a dropé son micro au sol sous un tonnerre d’ovation dans la salle, associés aux cris de joie du Directeur Général Thierry Frémaux.
C’est le film de la française Amélie BONNIN, « Partir un jour » hors compétition qui ouvert la série des films qui seront présentés à la Croisette.
Hervé David HONLA



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