Mami Yéré (Animatrice TV) : « Un Monsieur haut placé m’a proposé 4 millions pour une nuit ! »
Ladies

Mami Yéré (Animatrice TV) : « Un Monsieur haut placé m’a proposé 4 millions pour une nuit ! »

L’un des nouveaux visages de la télévision burkinabè en 2025, fait de plus en plus parler de lui, tant par son charme télégénique que par son influence sur les réseaux sociaux. Djeneba Ma Awa Yere dit Mami Yere officie à 3TV en qualité d’animatrice/chroniqueuse. Cette native d’Orodara s’est lâchée lors de notre interview du 12 février 2025. Elle revient sur son enfance, son parcours et ses anecdotes dans les médias.  

Nous sommes tentés de dire qu’on ne vous présente plus. Pourtant, beaucoup pensent vous connaître mais ce n’est pas le cas. Qui est vraiment Mami Yéré ?

(Rire), je m’appelle YERE Ma Awa Djeneba à l’état civil. Je porte les deux noms de mes deux grands-mères maternelles et paternelles. Je suis l’ainée de ma famille. Je suis une passionnée de l’audiovisuel notamment, du cinéma et de la télévision. C’est un penchant que j’ai nourri depuis ma tendre enfance. La télé n’était pas mon premier choix, c’est le cinéma qui m’intéressait au départ.

Dans quel environnement familial avez-vous grandi ?

J’ai grandi avec mes parents. Mon père est Professeur d’Allemand en service à Orodara. Je suis née à Orodara et j’étais très chouchoutée par mes parents, ce qui me laissait beaucoup de liberté et parfois versatile. Ma tante étant aussi enseignante à cette époque quand j’étais au CP2, a suggéré à mes parents de me prendre sous son aile afin de mieux s’occuper de moi. En 2006 que je reviens m’installer chez elle à Bobo-Dioulasso. Elle m’a fait reprendre complètement mon niveau d’école au CP2 et plus tard, mes résultats se sont améliorés. Au fur et à mesure, à toutes mes classes, j’étais classée au tableau d’honneur voire première de ma calasse jusqu’à l’obtention de mon brevet (BEPC). Suite au divorce de mes parents, j’avoue que mon cursus scolaire s’était plus tard dégradé. Mais j’étais une férue de la littérature. Je lisais beaucoup de bouquins. Déjà en classe de 6è je lisais « L’Aventure Ambiguë » de Cheikh Hamidou KANE.  Malheureusement, j’ai commencé à me rebeller à partir de la classe de quatrième avec aussi l’avènement de l’âge pubère. J’ai commencé effectivement à subir le traumatisme du divorce de mes parents. Je faisais des navettes entre ma mère, ma tante et mon père. Néanmoins, après l’obtention de mon baccalauréat en 2017, j’ai émis le vœu de m’installer à Ouagadougou. J’ai demandé l’autorisation à mon père, très hésitant à l’époque et il m’a finalement accordé cette permission avec des bénédictions. Je me suis donc installée dans le même appartement que mon ex copine. Plus tard, nous ne nous sommes plus entendues et chacune a pris sa « route ». Je me suis inscrite en première année Communication d’Entreprisse, mais je n’étais plus concentrée par les études. Problème de santé et en deuxième année je suis tombée enceinte pour repartir accoucher ma fille en famille à Bobo-Dioulasso. L’accouchement de ma fille est perçu comme un miracle. Elle est venue me réconcilier avec moi-même et ma famille. J’avoue qu’elle a apporté un vrai déclic dans ma vie.

Ma fille a apporté un vrai déclic dans ma vie.

Comment est née cette aventure à la télé ?

Pendant que je me suis réinstallée à Bobo-Dioulasso pour élever ma fille, grâce à l’encouragement de ma mère, j’ai participé à un test de recrutement à 3TV à Bobo-Dioulasso. J’ai été retenu aussi et surtout grâce aux encouragements de mon directeur général Achille Dabire. C’est lui qui a vu en moi, une animatrice et présentatrice en devenir. J’avoue que mes débuts n’étaient pas du tout faciles (Rires). J’avais complètement mélangé mon speech et mon texte. Plus tard, j’ai commencé à Bobo-Dioulasso par l’émission « Tiléwassa » ensuite le DG a souhaité que je vienne m’installer à Ouagadougou pour officier à la télévision mère. C’est ainsi que des émissions comme « le Panier de Mami », « Team Vacances », « 19h chez vous » se sont proposées à moi. Grâce au taux d’audience de l’émission « Team Vacances », j’ai été proposé sur l’émission prime time « MAG 12 ».

J’ai été engagé à 3TV grâce au PDG Achille DABIRE

Aujourd’hui tu es complètement immergée dans le monde des médias. Comment tu le perçois une fois dedans ?

C’est un métier passionnant ! J’ai toujours aimé le monde des médias et je fais la sourde-oreille quand on me critique ou que l’on s’en prend à nos émissions. Avant, tout était « carré » sur les plateaux TV, nous avons voulu un peu casser les codes. Être plus naturel et titillant.

Jacken est excellent en tant que modérateur

Quelles sont les relations que tu entretiens avec tes collègues et le présentateur de « MAG 12 » Jacken ?

Nous sommes des complices et on se voit en dehors du plateau. Jacken est excellent en tant que modérateur et il arrive à bien manager. Sur les plateaux, nous arrivons à nous comprendre mutuellement et à deviner les pensées des uns et des autres.

Comment vous percevez les réactions négatives voire injurieuses des internautes après certaines de vos émissions ?

Surtout avec moi, il y a beaucoup de critiques. Notamment avec la rubrique « Le confessionnal » je reçois une avalanche de critiques négatives. Dans cette rubrique, les gens n’ont pas compris qu’avant tout, c’est le « game », car après l’émission, l’ambiance est décontractée.

mon surnom de « Femme de Ladji » sur les réseaux sociaux m’a joué un coup.

Les femmes télégéniques comme vous ; vous êtes souvent victimes des avances les plus audacieuses. Comment vis-tu cette réalité ?

(Rires) ça ne manque pas ! Je vous raconte une anecdote : mon surnom de « Femme de Ladji » sur les réseaux sociaux m’a joué un coup. Quelqu’un m’a appelé sur un numéro masqué, sans que je ne sache comment il a eu mon contact. Il s’est présenté comme un opérateur économique bien aisé qui m’a demandé en mariage. Je vais aussi vous avouer une proposition indécente faramineuse qui m’a rendu stupéfait. Je ne l’avais jamais dit à personne : Un monsieur haut placé dans ce pays m’a contacté aussi avec un numéro inconnu. Il m’a proposé sans la moindre hésitation la somme de quatre millions de FCFA (4 000 000) pour une nuit, ni vu, ni connu ! J’ai eu peur, j’ai décliné l’offre. Certes c’est une grosse somme, mais ce n’est pas comme ça qu’on doit me l’offrir. J’en ai déjà reçu mais pas de cette façon.

Concrètement quel est ton statut matrimonial ? Mariée ? fiancée ? ou un cœur à prendre ?

Je ne suis pas mariée. Je suis célibataire et comme on le dit, toute personne qui n’est pas mariée est considérée comme une célibataire et je le suis. (Rire)

« comme on le dit, toute personne qui n’est pas mariée est considérée comme une célibataire et je le suis

Faire du cinéma a toujours été votre rêve d’enfance. Est-ce que cela tient toujours ?

Ça tient toujours ! 3TV a un projet de production d’une série, je suis déjà retenue d’office pour figurer en tant qu’actrice. J’ai été également contacté par un réalisateur Omar Dagnon pour un éventuel projet. J’ai également été approché par Barrou Omar OUEDRAOGO…Bref le cinéma et moi, c’est pour la vie.

En termes de projet, notamment ta fille, tes parents, la télévision et le 7è Art comment comptez-vous organiser tout ça ?

Je suis en service à 3TV pour me former davantage, apprendre auprès des devanciers. J’ambitionne poursuivre dans les médias et surtout combiner cinéma et 7è Art. ça serait aussi une bonne option pour moi d’aller m’installer à Abidjan pour poursuivre mes projets.

Hervé David HONLA

 

Laisser un retour à ce sujet