Le vendredi 13 décembre 2024 s’est tenue au Théâtre Soleil sis au quartier Cissin, une soirée de restitution ouverte à tous avec des performances, chorégraphies, échanges fructueux etc.
En effet, DANZ OUNI GRENZEN est un projet d’échange entre deux pays, le Burkina Faso représenté par Serge Daniel KABORE de la compagnie Cie Tiengré et le Luxembourg représenté par JC mouvement production de Jill Crovisier.
DANZ OUNI GRENZEN est un travail de transmission et d’ateliers chorégraphiques autour de TOAA, une chorégraphie de Jill Crovisier interprétée par Serge Daniel KABORE artiste danseur et par ailleurs directeur artistique de la compagnie Tiengré devant un public sorti nombreux.

Sans transition à partir de 20h le public s’installe. Une forme de retrouvailles pour les uns dans un silence et un calme olympien. Au bout de quelques minutes suite aux salutations d’usage de Serge Daniel KABORE, les lumières s’éteignent, place au spectacle. Une entrée sur scène qui attire l’attention. Avec beaucoup de concentration, le public s’est accroché au déroulement spectacle. Eclats de rires (surtout les enfants présents) par-ci, applaudissements par là. Avec la complicité des costumes, de la musique et du décor, le groupe de dix danseurs a électrisé l’auditoire grâce à leur talent.
Ainsi, pour Serge Daniel KABORE : « l’idée était de venir au Burkina Faso avec ce projet et faire un spectacle de groupe avec trois personnes, des ateliers ont été réalisés autour du spectacle. Voilà pourquoi il y a eu 1 solo, 3 duos et un spectacle réadapté avec 3 danseurs » a-t-il expliqué. Notons que ce n’est pas un spectacle en soi, mais par contre, ce sont des tableaux qui ont été étudié sur le même thème avec différents groupes tout en essayant de réunir les personnes qui ont souvent la même dynamique ou une dynamique opposée pour présenter quelques choses de différent mais en travaillant sur le même thème.
Les thèmes abordés dans le spectacle évoquent des regards bienveillants ou malveillants de la société et certains préjugés etc. À travers ce spectacle, Serge Daniel KABORE véhicule également des messages : « J’interpelle les gens seulement d’être conscient qu’on se regarde soi-même. On est regardé par les autres et on est toujours influencé par le regard des autres que cela soit positif ou négatif. On ne pourra jamais effacer les regards et il faudrait apprendre à vivre avec les différents regards » précise-t-il.

Pour Mariam KONE comédienne et conteuse ; la pièce a été très bien monté. « Je l’ai trouvé très bien élaboré ! C’est vrai que je ne suis pas une danseuse, donc en matière de danse contemporaine je ne connais pas trop de détails, mais j’ai vu que c’est un travail très approfondi et j’ai été agréablement surprise de voir que cette équipe est en grande partie des burkinabè et cela veut dire que nos artistes travaillent d’arrache-pied et cela fait vraiment plaisir » A-t-elle reconnu. Ce projet a vu le jour grâce à l’accompagnement de l’Ambassade de Luxembourg au Burkina Faso et soutenu également par le Théâtre Soleil.
Cette soirée de restitution, pour le moins que l’on puisse dire, a brillamment démontré le talent et l’engagement des jeunes, ainsi que l’importance de la culture et de l’’expression artistique de nos jours.
Gisèle BELEM





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