« Affranchie » : La femme burkinabè refait son cinéma
Ladies Zoom

« Affranchie » : La femme burkinabè refait son cinéma

Naima Maguilatou TRORE, Réalisatrice de film « Affranchie »

Le 17 octobre 2024, l’Institut Imagine à Ouagadougou a été le cadre d’un événement marquant : la projection de l’avant-première du court-métrage « Affranchie », réalisé par Naima Maguilatou Traoré.

 

Cette projection, organisée par l’Association Taafé Vision, s’inscrit dans le cadre de leur projet « Artivisme pour un monde plus juste », visant à promouvoir la représentation des femmes dans le cinéma et l’audiovisuel. L’Association Taafé Vision, fondée en 2017, s’est donnée pour mission de lutter contre la sous-représentation des femmes dans l’industrie cinématographique. Avec des objectifs clairs, elle se bat pour un cinéma qui valorise l’image de la femme, tout en dénonçant les stéréotypes de genre.

Le film « Affranchie » est le fruit de ce programme de formation, qui a permis à dix femmes d’être formées en écriture et réalisation. « Affranchie » raconte l’histoire de Dia, une jeune mariée de 23 ans, confrontée aux attentes de sa belle-mère, Maman, qui exige d’elle une grossesse rapide, malgré le projet de vie qu’elle a avec son époux, Ben. Ce récit poignant aborde des thématiques essentielles telles que la pression sociale, le choix personnel et les dynamiques familiales. La projection a suscité des discussions enrichissantes parmi le public, soulignant l’importance de donner une voix aux femmes dans des récits qui leur sont propres.

Naima Maguilatou TRORE, Réalisatrice de film « Affranchie »

Ce film s’inscrit dans une volonté plus large de sensibiliser le public aux droits des femmes et aux enjeux liés à l’égalité de genre. À l’aube de 2030, Taafé Vision aspire à être un leader dans la lutte pour un monde sans violence à l’égard des femmes, en utilisant le cinéma comme un puissant vecteur de changement social. La projection de « Affranchie » est une étape significative dans ce parcours, témoignant du potentiel transformateur de l’activisme.

N’douonmou Aïda

Laisser un retour à ce sujet