C’est donc parti pour la septième édition des Rencontres Musicales de Ouagadougou sous le thème : « l’AfroDigital créatif et économique en émergence ». C’est le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), Rimtalba Jean-Emmanuel OUEDRAOGO qui a donné ce jour 17 octobre à Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000, le top départ de cette édition qui reçoit 27 pays où les professionnels de la musique sont présents pour des échanges.
C’est un parterre d’autorités administratives, politiques, consulaires, culturelles qui a assiégé la salle de cinéma Canal Olympia Yennenga Ouaga 2000 pour vivre en direct, la cérémonie d’ouverture de ces Rencontres Musicales Africaines que d’aucuns affirment déjà sans hésiter, qu’elles sont leaders en Afrique. Initiées par l’artiste Alif Naaba, il y a sept ans, les REMA se veulent une plateforme physique qui rassemble chaque année à Ouagadougou des professionnels de la musique venant d’Afrique et d’ailleurs, afin d’échanger sur des thématiques liées à l’économie de la musique ainsi qu’aux métiers dérivés.

En prenant donc la parole ce matin devant l’auguste assemblée, Alif Naaba a réitéré l’engagement des REMA à faire de l’industrie africaine, un levier de développement pour chaque pays du continent. Entre les discours de la représentante de la délégation spéciale de la Mairie de Ouagadougou qui a souhaité la bienvenue aux artistes et professionnels de la filière et celui de S.E.M Ellen Osthoff Ferreira De Barros, Ambassadrice du Brésil au Burkina Faso qui a fait des REMA, un véritable pont d’échanges culturels entre Sao Paolo (Brésil) et Ouagadougou (Burkina Faso) ; tout porte à croire que les objectifs de cette activité sont sur de bons rails.

L’Union Européenne avec la présence de son premier responsable au Burkina, L’Ambassadeur Daniel Aristi Gaztelumendi, n’a pas tari d’éloges aux REMA et surtout aux contenus de ces activités. Il est prévu à Ouagadougou (Du 17 au 20 octobre) et à Bobo-Dioulasso (25 au 26 octobre), des showcases, des formations, des conférences débats, des networking, des Speed meeting, des keynotes, des masterclass et des REMA Play.
Dans un parfait bilinguisme réalisé en symbiose mirifique entre les deux présentateurs (Eldaa Ragnimwendé Koama et Daouda Sané) en anglais et en français, les invités ont été suffisamment fourni sur les tenants et les aboutissements de la cérémonie d’ouverture ainsi que les différentes activités qui jalonneront ces rencontres.

Grace à certains partenaires notamment, Canal+ et le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) dont leurs objectifs respectifs sont d’aider à construire des Nations capables de résister à certaines crises. La musique à travers les REMA, ne pouvait qu’être salutaire pour ses deux structures qui ont affirmé être fiers d’être aux côtés des professionnels de cette filière. C’est également dans cette même optique que l’Ambassade des Etats-Unis au Burkina Faso ne ménage aucun effort chaque année pour apporter son soutien à la Cour du Naaba, structure organisatrice des REMA.

Le patron des REMA, le Ministre d’Etat, de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean Emmanuel OUEDRAOGO, n’a pas souhaité se faire conter l’évènement malgré l’actualité du Burkina Faso qui reste toujours préoccupante. Dans un discours saupoudré de paroles intègres, il a salué surtout la résilience des festivaliers qui, malgré les discours belliqueux de certains médias étrangers à l’encontre du Burkina Faso, il a tenu à féliciter les nombreux invités venus de 25 pays de part le monde. « …Vous avez sans doute bravé le sentiment d’insécurité que vous inspirent certains médias mensongers internationaux. Vous êtes venus et vous avez constaté la résilience et l’inaltérable joie de vivre des burkinabè. De retour dans vos pays respectifs, rassurez vos concitoyens que le Burkina Faso reste debout et le pays des Hommes intègres demeure un lieu où il fait bon vivre ». C’est par un tonnerre d’applaudissement qu’il a ouvert la 7è édition des REMA.

Une telle cérémonie dédiée à la musique ne pouvait se faire sans les principaux acteurs. Ainsi donc deux artistes musiciens burkinabè et camerounais, respectivement Donsharp Debatoro et Blick Bassy ont fait l’étalage de leur talent sur la scène. Le premier aura séduit par sa mise en scène et sa thématique sur le vivre ensemble et l’entraide avec comme illustration parfaite les REMA. Blick Bassy quant à lui, s’est montré plus langoureux dans les instruments et leur bruitage, alliant l’électronique, l’analogie et la tradition, muni de voix multicolorées.
Une cérémonie d’ouverture réalisée dans la plus grande simplicité et sérénité avec un professionnalisme accentué. Mais elle aura été quelque endommagée par des anomalies dans le live de Blick Bassy. Des raccordements qui ont rendu la fin de la cérémonie élastique, empêchant aux présentateurs d’annoncer le dernier artiste et de conclure la cérémonie. L’intervention de Don Sharp De Batoro en playback, dans une cérémonie de musique live, était inadéquate. Le parolier des temps modernes allait davantage séduire son auditoire s’il s’était exprimer en acoustique sur son nouveau tube qu’il présentait en exclusivité.

Ainsi ce sont ouvertes les Rencontres Musicales Africaines pour sa 7è édition. Les sites du Rond-point du Monument des Martyrs, Bravia Hotel et le siège de la Cour du Naaba sont les centres névralgiques des REMA à Ouagadougou.
Hervé David HONLA



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