La 39è édition du Festival International du Film Francophone (FIFF) ouvrira ses portes ce jour 27 septembre et ce jusqu’au 04 octobre 2024 à Namur. C’est le film « En Fanfare » d’Emmanuel Courcol qui donnera le clap de départ des projections et autres activités connexes. Votre magazine OXYGENE MAG est présent pour abriter l’évènement.
La grande différence et la particularité de ce festival parmi tant d’autres dans le monde, est que le FIFF encourage et soutient la diffusion d’œuvres cinématographiques en langue française. Généralement, les films francophones vont pour la plupart au-delà du divertissement en offrant des commentaires à la fois approfondis sur des questions de société, d’identité culturelle, sur l’histoire et l’humanité.
C’est la raison pour laquelle, le FIFF axe chaque année ses débats sur les pionniers de l’art de la cinématographique francophone étant considéré comme des inventeurs du cinéma. Ce festival c’est aussi aller à la découverte de nouveaux talents, savourer la pertinence des courts, admirer la particularité des longs métrages sans oublier l’ingéniosité des films d’animations et la pertinence des documentaires.

Pour cette année au FIFF, c’est une panoplie de genres ; Des longs et des courts métrages, des fictions, des documentaires et des films d’animation. C’est 120 films francophones tous captivants. On peut citer entre autres : « Diamant Brut » de Agathe Riedinger, « Leurs enfants après eux » de Ludovic et Zoran Boukherma, «Little Jaffna » de Laurence Valin, « Là d’où l’on vient » (Mé El Ain) de Meryam Joobeur, «Didy » de François-Xavier Destors et Gael Kamilindi, « Aimer perdre » de Harpo et Lenny Guit, « Niki » de Céline Sallette, « Disco Afrika » de Luck Razanajaona, « Planète B » d’Aude Léa Rapin, « Les enfants rouges » de Lotfi Achour, « L’Amazone » d’Emile Maréchal et Camille Meynard ou encore « Quand vient l’automne » de François Ozon pour ne citer que ceux-là.
Tout cela, pendant huit (8) jours, la capitale de la région de la Wallonie ville de Namur, vibrera dans une ambiance festive et ergonomique. C’est une véritable richesse dans la diversité de la cinématographique francophone que les festivaliers découvriront.
Les films ont été choisi des quatre coins du monde et au-delà des projections, il est prévu des rencontres et animations notamment des masters class en présence des invités prestigieux du 7è art. Et pour cela, les lieux retenus pour les projections et autres activités sont entre autres : le Caméo, le Delta, La Bourse et la Place d’Armes

On peut citer le réalisateur français Michel Hazanavicius avec son film long métrage d’animation « La plus Précieuse des marchandises ! » qui sera présent pour des échanges le lundi 30 septembre à 18h au DELTA salle Tambour. Ou encore la réalisatrice et marraine du FIFF Campus, Emilie Tronche qui donnera un master Class le jeudi 3 octobre au Chapiteau du FIFF.

Parlant du CHAPITEAU, cet espace signe son grand retour au festival au niveau de la Place d’Armes.
Beaucoup réclamaient le retour des échanges sur ce lieu mythique autour d’un pot et des soirées d’animation musicales et de partages. Dans ce chapiteau également, plusieurs activités d’animation ont déjà commencé. Les séances de Workshop « UP CYCLING ». Un atelier de couture pour recyclage d’habits. Le FIFF a toujours axé son festival sur la jeunesse et la petite enfance. Des séances d’animation, de formation et de causeries sont régulièrement dispensées à l’endroit des élèves et étudiants durant le festival.
A l’issue de chaque édition, les trophées sont décernés aux réalisateurs des films en compétition appelés LES BAYARD. C’est le symbole de la diversité de la Francophonie. Des jurys non des moindres cette année ont été choisi pour primer parmi les 120 courts et longs métrages de fiction, d’animation et documentaires issus des quatre coins du globe terrestre.
Neuf films sélectionnés ont été photographiés par des membres de l’AFC (Association Française des directrices et directeurs de la photographies Cinématographique). Sous la présidence de Frédéric Baillif, réalisateur et producteur Suisse, le jury long métrage qui va s’atteler sur les 12 films de la compétition officielle est composé de : Karim Leklou (comédien français), Nahéma Ricci (comédienne québécoise), Paloma Sermon-Daï (Réalisatrice et scénariste belge) et du Délégué Général du FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou), Alex Moussa SAWADOGO.

Une figure de proue du cinéma africain et mondial. Alex est omniprésent depuis plus de 17 ans dans la promotion et la valorisation du cinéma africain. Initiateur à Berlin (Allemagne) en 2007 du Festival Afrikamera, il est aussi l’idéologue en 2016, d’un laboratoire de développement et de coproduction de films au Burkina Faso appelé OUAGA FILM LAB. Fort de son bagage intellectuel et de son amour pour le vélo, symbole du Burkina Faso, on lui a confié depuis sa création en 2017, la gestion du Fonds Jeune Création Francophone. Délégué Général du FESPACO depuis le 14 octobre 2020, ce titulaire d’une maîtrise en Histoire de l’Art de l’université de Ouagadougou et d’un Master en Art en Management culturel et des médias à Hambourg en Allemagne, est en train de préparer parallèlement la 29è édition du FESPACO qui aura lieu du 22 février au 03 mars 2025 sous le thème : « Cinéma d’Afrique et identités culturelles ».

Pour l’ouverture ce jour de cette 39è édition du FIFF c’est le film « En fanfare » du réalisateur Emmanuel Courcol et photographié par Maxence Lemonnier, qui ouvrira ce festival. Le film de clôture au soir du 04 octobre sera « Quand vient l’automne », de François Ozon, photographié par Jérôme Alméras, AFC.
Hervé David HONLA (A Namur en Belgique)





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