REAL DE MADRID au Burkina Faso : Une Ambassadrice nous en parle
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REAL DE MADRID au Burkina Faso : Une Ambassadrice nous en parle

Florence ELOMO AKOA est la présidente fondatrice de A-AKWANDIES CORPORATION, structure qui est représentante officielle et exclusive pour l’organisation des Stages Real de Madrid en Afrique.  Cette journaliste professionnelle et Productrice de cinéma réside en France depuis plus d’une quarantaine d’année. Florence a également vécu au Canada, en Italie et en Belgique. Les stages du Real de Madrid en Afrique reposent sur le projet « CLINIC FOOTBALL FUNDATION REALMADRID ». Le Burkina Faso a été choisi par la structure AKWANDIES pour mener des échanges pour l’organisation très prochaine d’un stage de football au Burkina Faso. OXYGENE MAG est allé à la rencontre Florence pour en savoir davantage à travers cette interview exclusive réalisée le 19 juin dernier à Paris.

 

Journaliste presse écrite à la base, Florence ELOMO AKOA a commencé comme freelance à Paris sans aucune formation après son BTS. C’est à AFRI.COM qu’elle a fait ses débuts en 2002 en tant que journaliste, avant de rejoindre l’Université de Québec au Canada où en trois ans, elle obtiendra un Certificat en Journalisme option Presse Ecrite. Pour après faire une maîtrise appelée aujourd’hui Master 1 en Journalisme et Relation Internationale entre le Canada, la Belgique et la France. La jeune camerounaise d’origine bossera pendant quelques années, comme Pigiste pour la presse quotidienne régionale tout en faisant un peu de radio. De fil en aiguille, elle s’intéressera à ses origines en organisant des voyages vers l’Afrique. Florence y allait parfois pour des reportages ou des documentaires de cinéma. C’est en 2010 que l’Afrique deviendra son centre d’intérêt après plus de 25 ans d’absence.  C’est grâce au cinéma qu’elle s’imprègnera d’avantage du continent en tant que productrice. Elle a également travaillé avec Euro News où elle avait été l’assistance du Président de Euro News. Ce qui lui a permis de reprendre ses études et fera un Master 2 à INA en 2013 la Sorbonne à Paris où elle a axé ses études dans le Droit et la Production Cinématographique. Elle ouvrira sa première boîte de production AKOA Production en 2014 qui fermera en 2017 et sera relacé en 2018 avec un autre nom A-AKWANDIES CORPORATION. Elle porte aujourd’hui le projet du Real de Madrid en termes de formations en Afrique depuis déjà quatre ans. Selon cette femme stoïcienne et audacieuse, C’est sa contribution dans la promotion de son continent l’Afrique à travers sa jeunesse.

Florence ELOMO AKOA est la présidente fondatrice de A-AKWANDIES CORPORATION

Le Real de Madrid en Afrique, c’est un peu comme si on envoyait la LDC sur le continent. Il y a des rumeurs fondées qui parlent d’un projet concernant une Fondation Real de Madrid en Afrique. Vous faites partie des ambassadrices de cette Fondation. De quoi s’agit-il exactement ?

Merci de me donner l’occasion de parler de la Fondation Real de Madrid et de mon partenariat avec cette fondation depuis maintenant quatre ans. Ce n’est même pas des rumeurs ! En 2023 à Douala au Cameroun, nous avons réalisé le premier stage de football, notamment la première Clinique Fondation Real de Madrid du 19 au 23 juin 2023, dans laquelle, près de 150 enfants âgés de 6 à 18 ans, ont participé à un stage de perfectionnement avec des entraineurs du Real de Madrid et des entraineurs camerounais. L’objectif de ce stage est avant tout, social et éducatif à travers le sport. La Fondation du Real de Madrid œuvre dans le domaine social depuis plus de vingt ans partout dans le monde. Il y a plus 80 000 enfants à travers le monde qui ont bénéficié des stages de la Fondation Real de Madrid. Ces formations ont fait du Real de Madrid, le meilleur club de football de la planète. Notamment ; le travail en équipe, la persévérance, le fair-play, la cohabitation, le respect de soi et des autres. Tout le monde le sait, la richesse de l’Afrique, c’est sa jeunesse. Avec la fondation du Real de Madrid et AKWANDIES (qui est mon entreprise), nous avons une vision continentale. Nous avons commencé par le Cameroun qui est la terre de mes ancêtres, et comme le Real me l’a très bien fait comprendre ; nous souhaitons aller partout en Afrique où ça sera possible. Pour cette année 2024, trois pays qui sont à l’honneur. Le Cameroun est revenu par ce que cette fois-ci, les autorités camerounaises se sont appropriées le projet à travers le Premier Ministre afin que ce stage devienne national. Il y a la République de Côte d’Ivoire et le Sénégal. J’ai choisi la Côte d’Ivoire et le Sénégal parce qu’ils sont aussi des terres de football.

La Fondation du Real de Madrid œuvre dans le domaine social depuis plus de vingt ans partout dans le monde

Pourquoi le Real de Madrid vous a choisi, pourtant vous n’êtes pas issue du monde sportif ?

(Rires). Je vais parler de manière un peu prophétique ; je dirais que c’est Dieu qui m’a choisi à travers cette opportunité de collaborer avec le Real de Madrid. Je ne viens pas effectivement du monde du sport. Je suis productrice de film documentaire. Il y a quatre ans, un ami m’a parlé de la Fondation du Real de Madrid et ce qu’il faisait avec elle. Je lui ai fait savoir que le Real de Madrid est admiré au Cameroun et en Afrique. Le Football est même la première religion des africains et africaines. De cette discussion simple et anodine, il m’a mis en relation avec la Fondation, et tout est parti si vite. Après des échanges et des formations, j’ai essayé de comprendre la mécanique des stages, le volet social et l’éducation. Car ce qui m’a le plus touché, c’est la partie sociale où le Real de Madrid œuvre auprès des partenaires privés pour le bien être des associations locales en permettant qu’elles puissent aussi bénéficier de soutien. Notamment, des soutiens à travers le football avec les enfants déshérités qui ont la chance de pouvoir s’entrainer avec le Real. Aussi bien avec des associations d’enfants défavorisés, qui grâce à l’organisation des stages et les galas que nous organisons, l’ensemble des bénéfices est reversé aux associations locales.

“J’ai conduit la délégation ivoirienne à Madrid “

C’est vraiment très important que ce soit des associations locales qui agissent sur le terrain bien avant même que le Real ne soit présent. Il y a donc la dimension sociale et la dimension éducative, car le football aujourd’hui génère énormément de métier. On ne le sait pas assez, tout le monde ne voit que le ballon rond. Mais, selon la FIFA, il y a plus 400 métiers dans le domaine du football qui ont été identifiés. Nous avons une volonté avec le Real de faire des stages techniques le matin, notamment le Football et dans l’après-midi, montrer les différents métiers, « Un jour, un métier ». On connaît les footballeurs mais on a besoin de médecins, de juristes, de gardiens de stade, de comptables, d’entraineurs etc. Bref nous avons besoin de construire des écosystèmes et c’est cette dimension éducative de formation aux métiers qui a marché entre le Real de Madrid et moi. Car le continent africain est le continent le plus jeune avec une jeunesse dynamique et qui ne demande qu’à s’exprimer et à avoir des opportunités de mettre en avant ses compétences.

“Le Football est même la première religion des africains et africaines.”

Comment votre structure AKWANDIES procède-t-elle pour prendre attache avec les partenaires des pays africains ?

Le Real de Madrid est une institution. En tant qu’institution, lorsqu’on identifie un pays africain, comme c’est le cas du Burkina Faso par exemple ; avant d’organiser un stage, il faudrait que nous rencontrions les autorités politiques, sportives et éducatives qui seraient en mesure d’avoir la même vision que nous. Donc AKWANDIES recherche des partenaires locaux qui sont fiables et qui ont la même vision de la Fondation du Real de Madrid. A savoir qu’aujourd’hui ; lorsque le Real se déplace dans un pays, à travers sa fondation, il rencontre d’abord les autorités du pays ! Il a besoin de s’imprégner du tissu politique, de la dynamique sportive, éducative et sociale du pays afin de l’adapter selon le pays. Ce n’est pas le Real de Madrid qui vient en tant que conquérant, mais c’est le Real est accueilli et il s’adapte aux us et coutumes du pays, à travers les autorités nationales, régionales et locales. Je prends l’exemple du Cameroun qui est un modèle concret qu’on a pu réaliser en 2023. Avant que le stage du Cameroun se réalise, ma société est rentrée en relation avec le Maire de Douala et son Cabinet, à travers ses collaborateurs, nous avons mis en place une visite institutionnelle en février 2023, où la Fondation du Real, AKAWANDIES et les partenaires locaux ont accueilli le Real de MADRID à Douala. Ils ont organisé une conférence de presse, ils ont présenté le stage qui se tiendra au mois de juin afin de mobiliser non seulement les institutions, mais également les partenaires privés qui souhaitent se joindre à nous en ayant, l’ADN du Real ! C’est très important. On ne prend pas n’importe quel partenaire privé. Par exemple ; si vous êtes une marque d’alcool, ça ne colle pas avec l’image des enfants. Si vous êtes dans des activités de l’armement, de la cigarette et autres, ça ne colle pas l’image des enfants. Il y a une charte que nos partenaires doivent avoir pour travailler avec la Fondation Real de Madrid. Là où le Real de Madrid et AKWANDIES sont vraiment heureux de pouvoir venir au Burkina Faso, c’est que nous avons dans ce pays, une jeunesse entreprenante.  Nous avons des autorités régionales, nationales, locales qui ont à cœur de mettre leur jeunesse dans les meilleures conditions possible à tous les niveaux. Ce que j’aime beaucoup avec l’état d’esprit de la Fondation Real de Madrid ; le Real est un club qui a été créé au début du 20è Siècle, donc il travaille sur la durée. On ne vient pas uniquement pour faire un stage et partir. On vient mettre en place un écosystème compacte en partenariat avec les acteurs locaux.  Car aujourd’hui, le Real veut s’implanter sur du moyen et long terme.

” On ne vient pas uniquement pour faire un stage et partir.”

Est-ce que les responsables du Real de Madrid rencontreront les autorités burkinabè ?

Tout à fait ! J’ai eu dernièrement des discussions avec la direction du Real de Madrid. J’ai été à Madrid pendant la finale de la Champions Leage, le 1er juin et lors de la présentation du 15è trophée. J’ai conduit la délégation ivoirienne à Madrid et nous avons été accueilli par Florentino Perez, le Président de cette institution. Car un stage se déroulera si Dieu voulant, en fin août début septembre à Yamoussoukro 2024. En effet, le Real veut rencontrer les autorités de chaque pays et il est même envisageable que ce pays hôte vienne aussi à Madrid, ce qui s’est fait avec la République de Côte d’Ivoire. Le Real de Madrid était à Yamoussoukro et à Abidjan du 6 au 10 mars dernier et en retour, la Côte d’Ivoire est venue à Madrid du 1er au 4 Juin à travers mes partenaires mais également les institutions ivoiriennes via le Ministère des Sports et l’Ambassade de la Côte d’Ivoire en Espagne. Aujourd’hui, un pays comme le Burkina qui est dans une dynamique éducative, sportive, sociale, culturelle et formatrice, est plus que le bienvenu au Real de Madrid.

J’ai conduit la délégation ivoirienne à Madrid et nous avons été accueilli par Florentino Perez (milieu) le Président de cette institution.

Quel sera le profil des jeunes qui pourront participer au stage ?

Nous prenons des jeunes âgés de 6 à 18 ans avec l’entremise d’un partenaire local qui collabore avec AKWANDIES. Ce partenaire local est donc le point focal d’AKWANDIES pour identifier les centres de formation où on peut recenser les jeunes. Également dans les associations qui œuvrent pour le bien-être de la jeunesse. Que ce soit des jeunes qui pratiquent le football avec une vision professionnelle ou de manière passionnelle, nous prenons 150 jeunes filles et garçons âgés de 6 à 18 ans pendant une semaine. Ces enfants sont choisis par le partenaire local et les institutions qui l’accompagne. Ce n’est pas AKWANDIES, encore moins le Real de Madrid qui sélectionne les enfants. Car c’est le partenaire burkinabè qui connaît mieux le Burkina Faso que AKWANDIES ou la formation du Real.

Ce n’est pas AKWANDIES, encore moins le Real de Madrid qui sélectionne les enfants

Ce partenaire a toute la latitude pour aller vers les institutions, vers les centres de formation, vers les associations et identifier les enfants venant du milieu défavorisé qui pratiquent le football. Mais surtout d’identifier les enfants qui ont vraiment des vraies aptitudes sportives à devenir peut-être footballeur professionnel. C’est très important car le football en Afrique est le sport roi et le roi des sports et le Real est le club des rois et le roi des clubs ! (Rires) C’est moi qui le dis et s’en engage que moi. Le Real veut tisser des relations à moyen et long terme dans chaque pays. Le Real veut mettre en place avec AKWANDIES des formations pour les entraineurs locaux pour des transferts de compétences. Pendant le stage que nous organiserons, les entraineurs du Real vont travailler avec les coachs locaux sous la supervision d’un technicien, pour assurer les stages à 150 enfants pendant cinq jours. Mais une fois qu’on a terminé le stage de perfectionnement, il y a un vrai besoin de formation des coachs locaux.

” le Real est le club des rois et le roi des clubs ! “

Le Real de Madrid étant un des meilleurs clubs au monde, quoi de plus normal d’avoir des entraineurs du Real qui viennent des mois qui suivent, perfectionner les entraineurs locaux qui eux-mêmes, travaillent avec des centres de formation pour avoir des compétences supplémentaires. Au niveau de la partie institutionnelle et étatique, le Real de Madrid a la volonté de s’implanter dans les pays où ils seront les bienvenus, selon la volonté que les Etats montreront. AKWANDIES qui est le partenaire du Real, discutera avec les autorités compétentes sur ce qu’elle souhaite amener comme écosystème dans leur propre pays. Quel seront leurs besoins ? Ce n’est pas AKWANDIES et le Real qui imposeront une feuille de route. C’est le pays qui nous donnera sa feuille de route et le Real mettra en exécution cette feuille de route tant au niveau de la formation, des investissements, des actions sociales, des infrastructures etc. Le Football mondial est de plus en plus tourné vers l’Afrique. Regardez la composition de l’équipe du Real de Madrid d’aujourd’hui…

” Nous prenons des jeunes (filles et garçons) âgés de 6 à 18 ans”

Pourquoi le choix du Burkina ?

J’aime beaucoup le Burkina et j’ai des amis au Burkina depuis de longues dates. J’aime aussi la dynamique du Burkina depuis quelques années. Déjà à titre personnelle ; j’ai mon cœur en Afrique de l’Ouest à travers ma belle famille du côté du Mali. L’état d’esprit du Burkina est aujourd’hui dans l’action. Les dirigeants du Burkina sont dans l’action. Ils sont soucieux des domaines tels que l’agriculture, les nouvelles énergies, les formations, la consommation locale etc. Quand on voit la dynamique qui est au Burkina, AKWANDIES a envie d’apporter sa contribution pour permettre à notre jeunesse d’avoir des opportunités de développement professionnelle afin qu’elle puisse aussi contribuer au bien être de son pays et de son continent.

“Les dirigeants du Burkina sont dans l’action”

Est-ce qu’il est envisagé de voir plus tard ces jeunes évoluer dans l’équipe première du Real de Madrid ?

Je suis avec la formation du Real, ce n’est pas pour faire de la détection. Je ne suis pas un agent de joueur, je n’ai aucune licence FIFA et je n’en veux pas. Mais par contre, je suis consciente de l’intérêt que suscite la jeunesse africaine au niveau du football européen. Nous avons beaucoup de footballeurs africains qui sont dans les championnats européens. Mais, il serait important aujourd’hui que ces footballeurs, depuis leur propre pays de départ, aient les meilleures chances, non seulement dans leur carrière, mais aussi un encadrement plus professionnel.

Il est très important aujourd’hui, à mon humble avis que lorsqu’on fait des stages, si nous percevons avec des entraineurs locaux, des jeunes qui ont cette capacité à devenir footballeur professionnel, il est très important que nous puissions mettre en place des dynamiques pour les amener vers des structures sportives sérieuses. La première des choses que j’ai proposé au Real de Madrid et qu’ils ont validé, c’est qu’au sortir des stages de perfectionnement par exemple au Burkina Faso, que les trois ou les cinq meilleurs jeunes identifiés pendant le stage, entre 15 et 18 ans, puissent aller faire une semaine de perfectionnement à la Castilla à Madrid avec d’autres jeunes. Ensuite la Fondation du Real de Madrid organise chaque année en mars, une sorte de Coupe du Monde des Jeunes. De cette compétition, cela emmène encore une plus-value. Je travaille avec un collaborateur qui est le Responsable Technique, Monsieur Franck Longue. Il a travaillé pendant une quinzaine d’années à la Kadji Sport Academy (KSA) à Douala au Cameroun. Cette structure a permis de détecter des joueurs comme Samuel Eto’o Fils. Ce sont des questions internes que nous discutons ensemble pour suivre davantage ces meilleurs jeunes vers un niveau professionnel. Parce que l’économie du football ne doit plus échapper au pays d’origine des joueurs.

Hervé David HONLA

 

 

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