DA YERI (KUNDE de l’Espoir): « Je rends hommage à mes prédécesseurs »
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DA YERI (KUNDE de l’Espoir): « Je rends hommage à mes prédécesseurs »

Da Yéri, de son vrai nom Dah Angèle, est une jeune artiste originaire de Gaoua, dans la région du Sud-Ouest du Burkina Faso. Malgré les obstacles de son environnement, elle a su transformer ces défis en une source d’inspiration musicale porteuse d’espoir. Lors d’une entrevue accordée à OXYGENE MAG ce mercredi 22 mai 2024, l’artiste s’est confiée sur son parcours musical.

 

Vous êtes perçue en ce début d’année comme la nouvelle coqueluche de la musique burkinabè. Comment êtes-vous arrivée dans la musique ?

J’ai été toujours été attiré par la musique depuis ma tendre enfance. Cependant, mon environnement ne me permettait pas de m’exprimer pleinement. Je me cachais pour chanter un peu, quand il n’y avait personne autour de moi. Mon voyage musical a réellement débuté en 2013, après une expérience marquante à l’hôpital. J’ai accompagné ma cousine qui en service à l’hopital et la souffrance de ces femmes m’a beaucoup interpellée. Il y a des femmes qui souffrent pour enfanter et meurent sans voir leur bébé. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à composer, en me rappelant des événements qui me concernaient.

 

Ambassadrice de la Culture Lobi

On dit de vous que vous êtes l’ambassadrice de la culture du sud-Ouest. Comment définissez-vous cela ?

Je prends ce titre d’ambassadrice de la musique du sud-ouest avec humilité. Il y a des aînés, mais je pense que si on m’a attribué ce titre, c’est grâce aux efforts de mes devanciers. Dans ma musique, j’utilise des instruments traditionnels comme le balafon, le tam-tam ou le tambour, propres à ma région. Chaque instrument a sa particularité, et il faut savoir faire les bons choix. Je suis attentive à cela pour que ma musique soit parfaite. Je rends hommage à mes prédécesseurs qui ont ouvert la voie, et je souhaite continuer à travailler en collaboration avec eux pour faire rayonner la musique Lobi, Dagara et la culture du Sud-Ouest.

 

Vous venez de mettre sur le marché le tube “Nawala” qui fait ravage en ce moment ; de quoi parle-t-il ?

Le tube “Nawala”, sorti en 2023, fait partie d’un album de six chansons en préparation. “Nawala” parle d’espoir et aborde notamment les relations entre les enfants et les parents. Dans la vie, si tu n’as pas la bénédiction de tes parents, tu deviens nuisible pour ton environnement, et tout le monde te fuit et te rejette. Dans “Nawala”, je demande aux parents de bénir leurs enfants et aux enfants d’obéir à leurs parents. Et pour ceux qui n’obéissent pas, je demande aux parents de ne pas les abominer mais de les encadrer, de garder espoir car ça va aller.

Comment s’est faite votre rencontre avec votre maison de production SAMAYA PRODUCTION ?

Mon producteur m’a connu et m’a contacté après ma participation à l’émission de Mascotte sur la RTB et aussi grâce à une publication de Hervé David Honla, que je n’avais jamais rencontré. Ces visibilités m’ont permis d’être connu du grand public et m’ont ouvert des opportunités, dont cette collaboration avec SAMAYA PRODUCTION. C’est à partir de là que le producteur m’a contacté, et on a fait chemin ensemble.

 

 ” Qu’est-ce qui est prévu après la sortie de “Nawala” ?

Je prépare un autre single qui ne fait pas partie de l’album, prévu pour bientôt.

 

Pour des prestations à travers les pays, comment peut-on joindre DA YERI ?

Nous sommes joignables sur notre page Dah Yéri officiel, sur Facebook, TikTok, sur YouTube, il y a également des contacts téléphoniques. Je remercie l’ensemble des acteurs culturels du Burkina qui m’ont fait KUNDE de l’espoir 2024. Je vais continuer à travailler pour davantage mériter leur confiance. Je souhaite que la paix et l’amour règnent au Burkina Faso.

 Souleymane FOFANA (Collaborateur).

 

 

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