Armel KOFFI (Administrateur de ALS) : « Notre mission est de faire aimer la Côte d’Ivoire »
Tapis Rouge

Armel KOFFI (Administrateur de ALS) : « Notre mission est de faire aimer la Côte d’Ivoire »

La Côte d’Ivoire aujourd’hui peut être fière de sa jeunesse car elle possède une génération consciente et entreprenante. Parmi ces jeunes, figure Armel KOFFI, PDG de l’agence de communication ORIGIN7 à Abidjan. Passionné de l’innovation en matière du digital, il a glané de nombreux prix tant en Côte d’Ivoire qu’à l’international. Ce professionnel du markéting et de la communication ne manque donc pas de créativité. Il accompagne avec maestria ce projet novateur qu’est ABIDJAN LAGUNA SHOW (ALS) initié par Karim OUATTARA.

 

 

C’est en qualité d’administrateur de ce projet que OXYGENE MAG est allé à sa rencontre pour un entretien exclusif qui a eu lieu le 10 février dans les loges VIP de ALS. C’est jeune homme d’une quarantaine d’année très décontracté aux allures d’un ailier de basket-ball costaud, qui s’est magnifiquement prêté aux questions de notre reporter. Lisez plutôt.

 

Comment est venue cette ingénieuse idée qu’est ABIDJAN LAGUNA SHOW ?

Abidjan Laguna Show est une initiative de Karim OUATTARA, par ailleurs Directeur Général Adjoint de la LONACI, qui est animé par une passion en lien avec les actions culturelles et l’évènementiel. Il a décidé en marge de la CAN, de monter un projet culturel autour. Car la dernière CAN que la Côte d’Ivoire avait organisé date de quarante ans. Le Président Alassane OUATTARA a voulu que nous ayons une CAN hospitalière. Mais que cela soit la meilleure CAN jamais organisée sur notre continent. En tant que jeune, Karim a donc voulu apporter sa touche culturelle à travers cette innovation afin de participer au succès de ce rendez-vous sportif continental. Notamment ; en valorisant ce qu’on a de très riche, qui est bien sûr notre culture, notre talent artistique et nos atouts culinaires. C’est la somme de ces ingrédients-là qui a engendré ABIDJAN LAGUNA SHOW. C’est donc un festival qui se déroule en marge de la CAN. C’est le premier spectacle de fontaine musical d’Afrique avec jet d’eau géant, écrans géants, des séries de spectacles avec des artistes d’ici et d’ailleurs. ALS a vu passer Alpha Blondy, Magic System, Tiken Jah, Meiway, Gadji Celi, Didi B, Josey, Youssou N’dour, Fally Ipupa, Fere Gola etc. C’est pour permettre à ceux qui viennent pour la CAN de découvrir ce que la Côte d’Ivoire possède comme talent et surtout d’apprécier aussi les artistes du continent africain notamment sénégalais, marocains, maliens, camerounais, burkinabè, congolais etc.

Abidjan Laguna Show est une initiative de Karim OUATTARA, par ailleurs Directeur Général Adjoint de la LONACI

 

L’on constate par ailleurs qu’une véritable industrie du showbiz et de l’évènementiel est en train de renaître. Est-ce également cela les objectifs assignés de ALS ?

Quand nous avons commencé à communiquer, nous avons mentionné à dessein le Htag ALS24 car une telle initiative, il faut qu’elle soit pérenne.  Il faut que ce soit une marque, un rendez-vous qu’on offre à toute l’Afrique et le monde entier. Comme Rio de Janeiro possède son festival, que Dubaï avec son « Dubaï Summer Festival » etc. Il est aussi important que nous ayons un évènement ici de cette envergure. Quand on dit que « Abidjan est le plus doux au monde », il faut que ça se matérialise par ce type d’action. Oui derrière, il y a l’industrie culturelle dont vous faites allusion, par ce que, comme vous l’avez dû le remarquer ; c’est du business. Bien que pour cette première expérience, ce n’était pas ça l’objectif. Nous avons plus misé sur du social avec des tarifs accessibles mais, effectivement, c’est une activité à but lucratif. Bref, nous sommes en mission marketing pour le pays, qui est de faire aimer la Côte d’Ivoire.

“Le Président Alassane OUATTARA a voulu que nous ayons une CAN hospitalière.”

 

 Vous n’allez donc pas seulement surfer sur la CAN, ALS sera désormais une institution culturelle pérenne ?

On le dira au moment opportun, mais pour l’instant nous sommes en réflexion dans le comité. J’avoue qu’on a réussi en très peu de temps à créer une marque ! ABIDJAN LAGUNA SHOW est un label. Quand on finit de parler de la CAN, on parle d’Abidjan Laguna Show. Si les gens n’ont pas de tickets pour aller au stade, l’option alternative, c’est Abidjan Laguna Show. En très peu de temps, nous avons réussi à faire une institution, nous avons accueilli les plus hautes autorités du pays. Notamment, le Grand Chancelier, les directeurs d’institution, les Ministres, les Ambassadeurs etc. on se dit qu’on ne va pas avoir un tel trésor et après l’enfouir dans les tiroirs. Mais je pense que nous allons aller vers une entreprise évènementielle de ALS.

” J’avoue qu’on a réussi en très peu de temps à créer une marque ! ABIDJAN LAGUNA SHOW est un label. “

 

Parlons de l’aspect logistique de ALS. Ce matériel de dernière génération qui s’y trouve sur le site répond à quel besoin ?

Nous avons voulu faire des choses biens. Nous avons voulu impressionner et surtout montrer aux gens des choses qu’ils n’ont pas l’habitude de voir ici. Nous n’avons pas lésiné sur les moyens. Là par exemple, nous sommes dans la loge des artistes. C’est une structure éphémère mais la qualité de l’ameublement et le confort y sont. Vous avez vu la scène qu’on a offert ; c’est est une structure qui répond aux normes internationales. C’est du matériel qu’on n’a pas loué ! Nous avons tout acheté. Ça va certainement nous permettre de réaliser ce que vous avez évoqué en termes de pérennisation de l’industrie culturelle.

“Nous n’avons pas lésiné sur les moyens”

 

…Sincèrement Armel, ce n’est pas un acteur du showbiz lambda qui va déployer du jour au lendemain un tel armada de son et lumière. Tout ce maousse projet financièrement peut s’élever à combien ?

Ça nous a couté cher, mais je pense que ce n’est pas ça qu’il faut regarder. Nous sommes des Hommes de marketing. Notamment Karim et moi ; nous savons monter des dossiers pertinents. Raison pour laquelle, nous avons eu la chance d’avoir des partenaires qui nous ont financé dès la première édition. Le plus important ce n’est pas l’aspect financier, mais tout est parti de l’idée ! Car c’est l’idée qui porte un projet. Il y a un adage qui dit que : « on n’est jamais pauvre quand on a les idées ».

« on n’est jamais pauvre quand on a les idées ».

 

Réunir une pléiade d’artistes célèbres dans une seule ville pendant tout un mois, comment gère-ton une telle programmation sans le moindre déboire ?

Je suis plus marketeur qu’un homme du showbiz. Je pense que l’appétit venant en mangeant, je vais peut-être rester dedans (Rires). Mais pour être sincère, nous avons additionné les compétences. Nous nous sommes dit que les jeunes ivoiriens savent faire des choses, chacun à son niveau. Nous sommes allés signer des contrats avec des gens qui sont capables de nous faire venir des vedettes. Nous avons pris les meilleurs régisseurs de la Côte d’Ivoire. Nous avons pris les meilleurs chefs de plateau. Nous avons pris les meilleurs ingénieurs de son de la Côte d’Ivoire pour les confier des tâches chacun dans son domaine de compétence…

 

 

…Vous n’allez pas à la longue, faire de l’ombre à certains cadors de l’évènementiel qui y sont depuis plus de quarante années ?

Nous ne sommes pas venus pour faire de l’ombre à quelqu’un. Nous sommes venus pour apporter et partager. Ce qu’il faut plutôt regarder, c’est l’industrie culturelle ivoirienne, c’est ‘image de la Côte d’Ivoire qui saura se vendre en termes de talent. Chacun apporte son expertise et sa pierre à l’édifice. Il y a suffisamment de place pour tout le monde. Ceux dont vous faites allusion, sans citer des noms, ils sont passés sur ce site pour nous encourager, nous féliciter et nous donner des idées. Bref, tout le monde s’est mis avec nous afin qu’on soit tous grandi. Encore une fois, c’est l’activité phare à côté de la fête du football.

Propos recueilli par Hervé David HONLA (Abidjan)

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