Festivals Dialogues de Corps/Ciné Droit Libre : L’unité pour la résilience
Tapis Rouge

Festivals Dialogues de Corps/Ciné Droit Libre : L’unité pour la résilience

Le samedi 09 décembre soir a marqué le coup d’envoi magistral de la 17e édition du festival Ciné Droit Libre et de la 14e édition de Dialogue de Corps, fusionnant dans une cérémonie d’ouverture commune empreinte de significations profondes. Le CDC la Termitière, niché au Théâtre Populaire à Samandin, a été le témoin de cette célébration culturelle exceptionnelle.

Sous le thème percutant “Corruption : le nouveau terrorisme ?“, le festival Ciné Droit Libre promet une semaine riche en projections, débats, et réflexions à Ouagadougou. Cependant, c’est la danseuse, chorégraphe, et interprète Esther Tarbangdo qui a ouvert les festivités avec son spectacle “Plus forte“. Une œuvre de 25 minutes, née des ateliers dédiés aux femmes, mères, et filles, explorant les quêtes de guérison, de confiance, de reconnaissance, d’égalité, et de joie à travers le langage corporel.

Salia SANOU (Dialogue de Corps) et Abdoulaye Diallo (Ciné Droit Libre)

 

L’émotion a également trouvé sa place lors de cet événement majeur. Sagado NACANABO, secrétaire exécutif du RENLAC, a rendu un vibrant hommage au regretté Professeur Luc Marius IBRIGA, ancien président de l’ASCE/LC, soulignant son rôle dans la lutte contre la corruption.

Le film d’ouverture, “L’envoyé de Dieu” de la réalisatrice Amina Mamani Abdoulaye, a captivé l’audience pendant 23 minutes. Cette fiction dramatique-comique a plongé les spectateurs et cinéphiles dans le parcours émotionnel de Fatima, une jeune fille kidnappée par des terroristes, résolue à transcender la tragédie. Le récit subtil souligne la force mentale de la protagoniste, offrant une réflexion profonde sur la résilience humaine face à l’obscurité.

Le chorégraphe Salia Sanou, pionnier de la danse contemporaine en Afrique, a ensuite offert un spectacle d’une heure, transformant l’arène en une scène de liberté du corps, de l’expression, et de la sensualité. Un mariage habile du sport, du rituel, et de la lutte, illustrant la richesse de la culture africaine.

Floby

La cérémonie s’est conclue en apothéose avec le concert live gratuit de l’artiste FLOBY, (le Baba National).

Ces moments cinématographiques, chorégraphiques et musicaux ont transcendé l’ordinaire, créant une symbiose d’émotions et d’esthétique. Ils ont ancré la cérémonie d’ouverture dans la mémoire collective, rappelant la capacité unique de l’art à donner vie à des récits puissants et à susciter des émotions profondes. Au cours de la semaine à venir, les festivals promettent de continuer cette exploration artistique, offrant des projections-débats, des concerts, et bien d’autres expériences pour célébrer la richesse de la créativité.

N’DOUONMOU AÏDA/ BELEM GISÈLE 

 

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