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BABA VILLAGE : Vaincre le mal par la joie

Le festival International BABA Village sixième édition bat son plein en ce moment sur le terrain des Léopards, ex stade de France. Pour la deuxième journée qui s’est déroulée le 17 novembre 2023, le public afflue les lieux progressivement à l’image d’une vanne d’un oléoduc ouverte. Mais, le comité d’organisation, toute commission confondue, doit rester concentré. Car la moindre faille pourrait endommager toute la chaîne.

 

Vaincre le mal par la joie, c’est ce que le Noom-Naaba Floby, commissaire général et Chef du Village du Festival International BABA Village tente de faire cette année à cette 6è édition, au regard des menaces terroristes que le Burkina subit depuis huit ans. A travers de telle initiative approuvée par le Ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Rimtalba Jean-Emmanuel OUEDRAOGO, tout porte à croire que c’est en entretenant la joie autour de nous, que le peuple retrouvera sa force. C’est pour cela que l’ennemi veut voler notre joie et nous maintenir dans un état de tristesse et de déprime. Car sans la joie, nous n’avons pas de force. Et sans cette force, nous ne pouvons pas faire face aux adversités de la vie ni accomplir nos projets individuels et communs. Nous traversons tous des épreuves qui peuvent ôter notre joie. Mais à travers des résolutions comme BABA VILLAGE, cela nous fait triompher de chaque difficulté. Pour cela, nous devons avoir foi en nous et surtout entretenir une cohésion sociale sans faille afin de conserver cette joie qui fait notre force.

Kalam dans ses oeuvres

 

Hier les festivaliers ont témoigné leur affection à ce festival en investissant massivement les lieux, à la fois pour marquer leur solidarité et leur amour au double détenteur du Kunde d’Or Floby, mais aussi savourer les prouesses musicales de la gente féminine burkinabè spécialement à l’honneur ce vendredi-là.

Rama N’Goni

Deux artistes féminins ont particulièrement fait preuve d’ingéniosité de talent et de classe sur scène. Il s’agit de Kalam et Rama N’Goni. La « reine » du KUNDE Kalam a fait taire tous les sceptiques quant à ses performances artistiques en live et muni de son instrument. Entourée d’une équipe de musiciens très aguerris, la femme dissimulée s’est montrée relaxe, décontractée et cohérente sur scène, entrainant par ricochet de nombreux nouveaux fans. « Je découvre enfin Kalam, j’ai beaucoup entendu parler d’elle. Elle sera ma guest star à mon prochain festival » affirme Nomwendé Bernard Ouédraogo. Quant à Rama N’GONI, elle est taillée pour des festivals au Niger, Mali, Sénégal, Garoua, Ndjamena, Cologne, Bruxelles, Zurich, Namur…Sa prestation a été, on ne peut plus magistrale. Trois instruments traditionnels, trois instruments modernes saupoudrés de cordes vocales angéliques et d’une présence scénique exemplaire. Rama N’Goni a donné un spectacle à la dimension internationale pour un festival qui aspire à se professionnaliser. Au sortir de cette soirée dédiée à la femme musicienne, bons nombres de festivaliers ont gardé en mémoire sa prestation héroïque. En ouvrant le bal féminin, la cantatrice Salimata Iboudo, à la rodée du live Nabalum, en passant par la débutante qui a besoin d’encouragement Mara ; cette soirée dédiée aux femmes aura connu toutes des promesses et cela a permis de se faire une idée.

Adja Ouédraogo, Cocobrune et Freddy Lino

 

« Sincèrement, sans te mentir et vouloir jouer à la complaisante, je m’en sors bien depuis le début de ce festival. Mon stand tourne à merveille » c’est en ces mots que la célèbre restauratrice Stéphanie Bassole s’est exprimée à notre reporter sur le site du Festival. Tout comme Cocobrune Ouattara ou encore Adja Ouédraogo qui affichent tous les soirs une mine joyeuse voire radieuse. Grâce à leur réputation et leur « force » de persuasion sur les réseaux sociaux, leur stand refuse du monde tous les soirs.

L’équipe de CANAL+ sur le site

 

La moindre inattention peut se payer cash dans un tel festival réputé. Le groupe électrogène venu s’installé tard sur le site du festival ce vendredi, n’a pas été branché à temps. La soirée live étant déjà lancée, un délestage général est survenu deux heures plus tard. Il a fallu 11mn au Directeur technique de la scène, Issouf BALIMA pour rétablir la connexion avec le groupe.

Quarante huit heures après le lancement de cette édition, les partenaires et sponsors du festival semblent avoir fait une bonne affaire en accompagnant ce festival. Les premiers responsables des entreprises effectuent eux-mêmes le déplacement sur le site pour toucher du doigt l’ambiance qui y règne. CANAL+ était présent avec toute son équipe dirigeante. La SODIBO/BRAKINA toujours présente avec ses directeurs techniques et responsables produit Doppel. Mory Kone, en véritable sentinelle, ausculte minutieusement l’écoulement de ses produits.

Le Chef du Village quant à lui, observe avec stupéfaction l’ambiance de joie qui y règne tous les soirs dans sa cour royale. Floby prend du plaisir à accompagner ses collègues sur scène d’une manière ou d’une autre.

Hervé David HONLA

 

 

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