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« Les scarifiés » : Wabinlé Nabié ausculte l’ethnie Bwaba

Wabinlé Nabié, réalisateur, artiste comédien et auteur burkinabè, est l’un des rares Scarifiés de sa famille, une tradition désormais éteinte. Ses cicatrices faciales sont une marque d’identité de l’ethnie Bwaba, mais il ignore leur signification. Son film, “Les Scarifiés”, relate sa quête pour comprendre ces cicatrices, un voyage de la douleur au réconfort de retrouver son identité.

 

Wabinlé Nabié, icône du cinéma burkinabè, a également contribué à la série “Ouaga Love” de Guy Désiré Yameogo. Impliqué dans la culture, il écrit des contes et se consacre à la jeunesse. Son premier court métrage documentaire, “AN 27“, a remporté plusieurs prix, dont l’ECOFEST et Siciliambiente. En tant qu’acteur, il a brillé dans des films tels que “Cessez le feu” et “Un triomphe“, sélectionné au festival de Cannes.

Dans son film, Wabinlé Nabie soulève la question de la transmission des pratiques anciennes et traditionnelles, en mettant en lumière les pratiques africaines traditionnelles à travers divers objets culturels, notamment celles de l’ethnie Bwaba.

Il déclare : “Mon visage est scarifié, je porte ces cicatrices comme une marque d’identité de l’ethnie Bwaba. Mais il n’existe aucune information précise sur le sens de ces cicatrices. Ce que je sais des scarifications, elles sont faites par des vieilles femmes griottes à la demande de la famille du scarifié. On m’a toujours dit que c’est une identité. Je dois le savoir. Ce qui est sûr, on m’a fait mal. Alors nous allons rencontrer les sages de cette famille griotte responsable des scarifications pour découvrir le sens et l’histoire de cette identité. Je parcours aussi le corps de ma mère qui porte sur son dos la marque du sceau du cheval qu’elle n’a jamais vu.”

Les Scarifiés” était en compétition à la 28e édition du FESPACO dans la section perspective.

N’DOUONMOU Aïda/ Gisèle BELEM 

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