Regards

Théâtre : Les mésaventures des PDI présentées dans une pièce

A l’espace culturel Gambidi à Ouagadougou, le spectacle dénommé « Une autre vie est encore possible » écrit et mis en scène par la cinéaste, réalisatrice / comédienne Augusta B Palenfo a été présenté ce vendredi soir 09 juin 2023.

 

Dans le cadre du projet « Femme en création acte 3, production de spectacle avec les femmes metteurs en scène de femmes en création acte 1 et 2 » créé en 2019, au cours duquel, il fallait former des femmes en scénographie, régie, lumière, et mise en scène, l’association Wéléni, a formé des femmes dans le domaine pour assurer la relève.

Sous le thème « la cohabitation entre les personnes déplacées internes PDI, et les populations d’accueil » ce spectacle a relaté l’histoire d’une jeune fille âgée de 15 ans qui a perdu sa mère et sa sœur dans les attaques terroristes et qui se retrouve toute seule dans un camp de réfugiés de déplacés car elle avait perdu auparavant son père. Cette fille va « voir de toutes les couleurs » en ville, car elle va chercher du travail. Exploitée sans être payée, maltraitée, indexée partout du doigt, et même violentée et violée, elle finit par devenir folle.

Le message véhiculé à travers cette pièce, est une interpellation à plus d’accueil pour ces personnes vulnérables qui ne méritent pas cette situation. C’est un message de tolérance et de soutien dans les rapports avec les PDI (Personnes Déplacées Internes) qui est véhiculé.

Selon Augusta Palenfo, auteure et metteure en scène de la présente pièce, c’est à l’issue de la formation, de travail acharné et de motivation des devanciers durant trois années passées aux côtés des formateurs , des encadreurs et des devanciers experts, comme Ildevert MEDA , GOUEM Mahomadi, Issa OUEDRAOGO, Nogodo OUEDRAOGO et Laure Azoumi GUIRE que cette production a pu voir le jour avec l’appui de l’association Wéléni, et ses partenaires tels que le FDCT (Fonds de Développement Culturel et Touristique), dans le cadre du PAIC/GC et le financement de l’Union Européenne.

Quant à la directrice artistique, Laure Azoumi GUIRE initiatrice et promotrice du projet, c’est partie du constat que dans le domaine de la mise en scène de la scénographie, de la régie lumière ; il y a très peu de femme. « C’est comme si c’est un métier réservé aux hommes » renchérit-elle.

Malgré un vent de pluie et la poussière survenue , pendant le spectacle, le public qui a rempli la salle de spectacle est resté jusqu’à la fin.

Micaëlle SAM

 

Quitter la version mobile