VILLAGE BASGA : Cohésion et partage dans le Ganzourgou
Edito

VILLAGE BASGA : Cohésion et partage dans le Ganzourgou

Mettre en avant les potentialités artistiques du Burkina Faso n’est plus suffisant. Maintenant à côté du talent, de l’évènementiel, il faut y associer l’interculturalité et la cohésion sociale. Le festival VILLAGE BASGA de Zorgho est une référence de nos jours en matière de brassage culturel.

 

A la fois incubateur de jeunes talents, mais aussi promoteur de l’économie locale, cette 10è édition du VILLAGE BASGA qui se déroule dans le département et la commune urbaine de Zorgho dans la province du Ganzourgou et la région du Plateau-Central, s’annonce mémorable et exaltante. Ce festival, au-delà des réajustements qu’il opère chaque année en fonction de la santé sociopolitique du Burkina Faso, arrive étonnement à concilier cette interculturalité entre les artistes, les acteurs et les communautés de divers horizons.

Le plus valorisant dans ce festival de musique urbaine, c’est le flux de marée humaine qui converge chaque année dans cette petite localité qui possède comme amulette ; la grenouille ! Ce quadrupède amphibien, serait la mascotte de Zorgho. Raison pour laquelle, la vaillance et la résilience sont les maîtres-mots de ce festival.

En favorisant le partage et la communication entre les différentes cultures, le VILLAGE BASGA renforce l’esprit d’intégration dans notre société en pleine reconstruction. Ce festival permet ainsi de prévenir les discriminations en insufflant la cohésion sociale.

L’opinion nationale s’interroge régulièrement sur l’affluence du VILLAGE BASGA en juillet. Pourtant, les festivaliers n’y vont que pour se retrouver, partager des moments ensemble, faire la fête, éprouver des émotions grâce aux prouesses des artistes. C’est cette singularité de ce VILLAGE et son expérience qui sont sans doute à l’origine de son succès. L’œuvre d’art est en réalité une finalité et un prétexte d’extérioriser ses émotions.

Le promoteur Luc Noundia KABORE

 

C’est pour cette raison que son promoteur Luc Noundia KABORE lui-même natif de cette région, en a fait sa priorité pendant les vacances. Beaucoup viennent des horizons lointains, notamment, la diaspora burkinabè au Guatemala, en Lituanie, au Lesotho ou encore en Arménie pour se ressourcer le temps de ce festival.

Pour cette année 2023, le festival est annoncé entre la fin juillet et début août avec en toile de fond des sommités de la chanson burkinabè et africaine sur une scénographie pharaonique.

Le VILLAGE BASGA développe donc cet échange entre une expérience esthétique avec les acteurs et le public. Aller voir des œuvres et une expérience humaine, c’est aussi social. Car on partage du plaisir ensemble d’être dans un lieu ou une localité particulière. Le Ganzourgou !

Hervé David HONLA

 

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