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FIREBRAND : Vengeance de l’oppression sur la femme ?

Le réalisateur brésilien Karim Aïnouz a présenté pour la première fois sélectionnée en compétition officielle son film « Firebrand » (le jeu de reine) au Grand Théâtre Lumière lors du 76e Festival de CANNES. C’est le film historique sur Catherine Parr, la sixième femme du roi Henri VIII dans le royaume britannique.

 

Le traumatisme et la brutalité avec laquelle les femmes du roi Henry VIII dans « Firebrand » sont victimisées, ont fait l’objet de ce film de Karim Aïnouz. Pis même, d’autres ont été décapitées.

Karim Aïnouz, réalisateur brésilien

 

Bref, c’est l’histoire de la sixième femme d’Henry VIII, Catherine Parr, qui aura préservé la quiétude du royaume, mains et pieds pendant l’absence du roi parti en guerre. Contre tout attente, il revient plus tôt que prévu, car blessé au front en France. A cause de cette blessure qui s’aggrave, il devient plus violent et méfiant envers son épouse. Ce dernier, à cause de sa barbarie interrompra violement la grossesse de sa femme. Malgré sa dévotion pour le roi, elle finira par « prendre ses responsabilités ».

Karim Aïnouz (réalisateur), Alicia Vikander (Catherine Parr) et Jude Law (Henry VIII),

 

Très connu à Cannes, pour avoir régulièrement figuré dans les sections « Un Certain Regard » et « la Quinzaine des Réalisateurs », ce n’est pas donc anodin qu’il soit en compétition officielle, bien que cela ne soit pas une évidence.

C’est un film réalisé à une époque du XVIe siècle britannique dominée par la pandémie de la peste sur un pan de la vie du roi en rapport avec son comportement vis-à-vis des femmes. Les conflits avec l’Espagne, la France ou encore le Pape engendreront un imbroglio dans le royaume.

Tout en saluant surtout le jeu d’acteur d’Alicia Vikander (Catherine Parr) et Jude Law (Henry VIII), c’est est un thriller qui fustige le patriarcat et le châtiment que les monarques infligeaient aux femmes.

Hervé David HONLA

 

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